Nintendo Switch

Demon Slayer -Kimetsu no Yaiba- The Hinokami Chronicles 2

Test Switch

Demon Slayer -Kimetsu no Yaiba- The Hinokami Chronicles 2

Par Ex-Nihylo - Le 27/08 à 09:00

CyberConnect2 revient avec une suite très attendue : Demon Slayer - Kimetsu no Yaiba - The Hinokami Chronicles 2. Adaptant les arcs du Quartier des Plaisirs, du Village des Forgerons et de l’Entraînement des Piliers, le jeu promet plus de personnages, plus de modes et des combats encore plus spectaculaires. Mais cette nouvelle aventure réussit-elle à dépasser son prédécesseur et à séduire autant les fans de l’anime que les amateurs de jeux de combat ? Tentons d'y voir plus clair dans ce test, dont une clé de jeu a été fournie par l'éditeur !


Une adaptation fidèle mais inégale visuellement

Dès les premières minutes de jeu, on sent le soin apporté à la fidélité envers l’œuvre originale. Les doubleurs officiels, japonais comme anglais, reprennent leur rôle et apportent une authenticité précieuse à l’expérience. Les musiques emblématiques de l'anime sont de la partie, qu’elles soient épiques ou plus douces elle renforcent considérablement l’immersion et rappellent immédiatement les moments forts de l’anime. Chaque attaque spéciale est mise en scène comme dans la série, avec des animations travaillées qui plongent le joueur dans l’action. En incarnant Tanjiro, Nezuko ou les Piliers, on revit littéralement les affrontements cultes. Le jeu fait tout pour que l’on ait le sentiment de participer directement à l’épopée, manette en main, et sur ce point, la mission est pleinement réussie.

Techniquement, le titre brille surtout par la modélisation des personnages et la qualité des effets visuels. Les attaques de flammes, d’eau ou de foudre explosent de couleurs et de dynamisme, offrant des affrontements spectaculaires. Chaque combattant bénéficie d’une gestuelle propre, fidèle à son style dans l’anime, ce qui accentue encore la variété visuelle. Cependant, ce soin contraste avec des décors qui nous semblent beaucoup moins travaillés. Les environnements paraissent souvent vides et figés, parfois même un peu datés graphiquement. Le style cel-shading, efficace pour retranscrire l’univers, masque quelque peu cette faiblesse. Ce déséquilibre entre héros éclatants et arrière-plans ternes nuit un peu à l’harmonie visuelle, on aurait apprécié quelque chose de plus harmonieux ente les 2. On ressort donc avec un constat en demi-teinte : l’animation des personnages frôle clairement l’excellence, mais l’univers environnant manque clairement de ce supplément d’âme qu'on aurait aimé avoir.


Un gameplay spectaculaire, accessible et enrichi

Le système de combat reprend les bases posées par le premier opus : un gameplay nerveux et accessible, pensé pour privilégier le spectacle. Quelques boutons suffisent pour déclencher des combos impressionnants, ce qui rend la prise en main immédiate, même pour les néophytes du genre. Un tutoriel est de la partie pour absorber rapidement le gameplay proposé. Pourtant, cette simplicité n’exclut pas une certaine profondeur : il faut gérer sa jauge de souffle, choisir le bon timing pour placer une parade ou enchaîner ses attaques de soutien. Chaque personnage dispose de son propre style de combat et de ses techniques emblématiques, ce qui permet au joueur de trouver celui qui correspond le mieux à son approche. L’immersion est une fois de plus totale, un peu comme si l’on participait directement à un épisode de l’anime.

À ces bases solides s’ajoutent plusieurs nouveautés qui renforcent la richesse du gameplay. Le mode de la Voie du Pourfendeur, par exemple, permet de revivre certains combats emblématiques du premier jeu dans une version revisitée. La personnalisation des personnages grâce à des équipements apporte une touche stratégique, en modifiant les statistiques et en offrant de nouveaux avantages en combat. Autre innovation marquante : les attaques ultimes combinées, où deux personnages s’associent pour une mise en scène spectaculaire, soulignant leurs liens narratifs. Enfin, le mode Entraînement a été repensé pour offrir davantage de liberté et de variété, avec des choix dans la difficulté, les adversaires et les personnages utilisés. Malgré tout, la répétitivité guette : l’IA reste assez faible, et les affrontements finissent par se ressembler. Le spectacle est garanti, mais les amateurs de jeux de combat techniques risquent de trouver le système un peu trop permissif. A noter qu'aucun bug n'est venu entaché les différentes parties nécessaires pour réaliser ce test.


Contenus et modes de jeu : générosité et limites

En termes de contenu, Hinokami Chronicles 2 ne déçoit pas. Le mode Histoire suit fidèlement les arcs du Quartier des Plaisirs, du Village des Forgerons et de l’Entraînement des Piliers, avec des cinématiques de grande qualité qui reprennent les moments forts de l’anime. On est loin de l'absence d'animation comme dans un Dragon Quest Infinity ou d'une suite d'écrans fixes pour nous narrer les évènements d'un Hunter x Hunter, ce qui est fortement appréciable. Les combats de boss sont intenses et constituent de véritables temps forts du récit. Cependant, la progression reste très dirigiste, avec peu de liberté d’action et des phases d’exploration souvent un peu vides. Les quêtes secondaires, trop simples, peinent à maintenir l’intérêt et donnent une impression de remplissage, à la longue. Si l’immersion est bien présente et constitue LE point fort du jeu, le joueur reste parfois spectateur d’une aventure qui aurait gagné à offrir davantage de surprises et de variétés dans sa structure.

Heureusement, d’autres modes viennent enrichir l’expérience et prolonger la durée de vie. Le mode Versus reste un pilier (!), permettant des affrontements en local ou en ligne avec un roster généreux d’une quarantaine de personnages. L’équilibrage n’est pas totalement parfait, mais la variété des styles de combat garantit des heures de plaisir. À cela s’ajoutent les modes Endurance et Survie, la galerie à compléter (musiques, illustrations, répliques) ainsi que de nombreux défis annexes. La présence de sauvegardes du premier jeu permet même de débloquer immédiatement certains personnages spéciaux. En fonction de l’implication du joueur, la durée de vie peut aller de quelques dizaines à plusieurs centaines d’heures. On ressort donc avec une impression contrastée : le jeu offre beaucoup de contenu, mais manque d’audace et de profondeur dans son mode principal. Cependant les fans seront clairement comblés.

Retrouvez le barème des notes des tests de Nintendo-Master 

7.5
Avec Demon Slayer - Kimetsu no Yaiba - The Hinokami Chronicles 2, CyberConnect2 signe une suite qui améliore la formule sans la révolutionner. Plus de personnages, de modes et de possibilités rendent l’expérience plus généreuse et plus immersive que le premier opus. Les combats, spectaculaires et fidèles à l’anime, constituent indéniablement la grande force du jeu. Cependant, la pauvreté des décors, la progression un peu trop dirigiste et la répétitivité des affrontements à la longue limitent quelque peu notre enthousiasme. Si les fans de l’univers trouveront largement leur bonheur en incarnant leurs héros favoris dans des duels épiques, les amateurs de jeux de combat plus exigeants risquent de rester sur leur faim. En somme, un titre éclatant par sa fidélité et son intensité, mais encore perfectible dans sa profondeur. Vivement un 3ème opus !

  • Fidélité remarquable à l’anime (doublages, musiques, animations).
  • Combats spectaculaires, accessibles et fluides.
  • Roster généreux et modes variés.
  • Décors vides et techniquement en retrait.
  • Gameplay répétitif.