Déjà 4 ans depuis la sortie de Sonic Frontiers, qui a le temps de décanter dans nos esprits. Épisode reçu plutôt positivement, ses défauts évidents ont laissé la place à ses grandes qualités une fois une certaine familiarité acquise. En 2026, est-il temps de plonger ou de replonger dans cet épisode si spécial de la série ?
Test réalisé sur une version fournie par l’éditeur
Rolling around at the speed of sound !
Comment résumer Sonic Frontiers ? C’est un jeu laissant notre hérisson bleu préféré étirer ses jambes et courir à toute berzingue sur des environnements immenses qui, s’ils manquent un peu de cœur, ne manquent pas de rampes, obstacles et défis. C’est un semi open-world où l’on peut très facilement exprimer sa façon de jouer, et qu’on peut terminer selon les règles, ou selon ses règles. C’est un épisode qui change et tente de réconcilier les nouveaux fans avec les anciens, et qui le fait plutôt bien.
La boucle de gameplay est simple : Sonic va explorer de grandes îles à la recherche d’ennemis puissants détenant des rouages. ces rouages vont ouvrir des niveaux, qui vont vous donner des clefs, et ces clefs vous laisseront acquérir des Chaos Emeralds, qui, une fois toutes réunies, vous ouvriront le chemin vers un boss de zone. Certaines Emeralds sont aussi cachées derrière des Tokens à ramasser un peu partout sur la carte afin d'interagir avec Amy, Tails et Knuckles et faire progresser l’histoire. Une fois un boss de zone terminé, on passe à l’île suivante. SIMPLE NON ? AH, et si vous voulez court-circuiter le tout, vous pourrez chercher des pièces violettes qui vous permettent de pêcher avec Big le chat, et d’échanger vos prises contre ce que vous voulez.
Mais si cette quantité d’objets digne de Banjo-Kazooie ne vous suffit pas, sachez que sur chaque île se cachent également des Kocos, sortes de petits lutins en pierre, des fruits de stats et plein de défis qui déverrouillent des raccourcis couvrant toute la surface des îles ! Echangez ces fruits et les Kocos aux doyens, et vous verrez les stats de Sonic s’améliorer : sa vitesse, sa force, sa défense et ses anneaux max. Vous avez donc tout intérêt à jouer tel un Roomba super-rapide et tout rafler ! Ou passer une petite heure à pêcher. Ça marche aussi. Mais, est-ce bien fun de faire tout ça ?
Open-world ou niveaux ?
La réponse est oui : il est toujours fun de courir avec Sonic et d’aller de mini épreuve en mini épreuve sur les îles. C’est même la meilleure partie du jeu, au point que les autres en souffrent. Les ennemis sur la carte peuvent être amusants à affronter, mais vous demanderont souvent d’arrêter tout ce que vous faites pour leur consacrer une bonne minute lors d’affrontements répétitifs à la longue, les pires ennemis étant ceux qui volent l’attention de votre caméra et qu’il est du coup difficile de contourner. Oui, Sonic va apprendre des mouvements de combat plutôt stylés et efficaces avec l’expérience à ramasser (y’a ça aussi, j’avais oublié) mais battre les ennemis perd de son intérêt rapidement, surtout une fois le côté très cinématique passé pour certains qui deviennent carrément relous. Heureusement, les boss ne souffrent pas de ce défaut grâce à leur rareté.
Les niveaux eux-même souffrent pas mal de comparaison avec l’open-world. Linéaires, trop rapides, avec des environnements recyclés et étant même des niveaux recyclés pour certains, ils sont les restes d’une formule pas très adaptée au contexte de Frontiers. On peut le sentir dans la maniabilité de Sonic qui change radicalement, ou aux mécaniques mal adaptées comme le drift qui apparaît soudainement pour repartir aussi sec. Si on peut toujours se pousser à y chercher les anneaux rouges ou récolter toutes les médailles, l’appel de la liberté est trop grand et on oubliera vite ces environnement génériques. pas que les îles soient enchanteresses mais au moins on ne les subit pas en boucle depuis Sonic Generations.
Du neuf ? Non, du DLC gratuit
Sonic Frontiers : Definitive Edition débarque avec ses DLC gratuits : un jukebox et des musiques à débloquer, et la possibilité de jouer une mini-campagne avec Amy, Tails ou Knuckles, qui ont chacun leurs petites particularités de gameplay. Sonic possède également plusieurs tenues, et le mode anniversaire est présent afin de rendre votre écran très festif (mais bon, ça ne sert concrètement à rien.) Même les collabs Monster Hunter répondent présent ! Par contre, aucun contenu supplémentaire ne pointe le bout de son nez. Nous avons juste le droit à la version finale du jeu, bien optimisée pour la Switch 2.
Parlons justement optimisation : Sonic Frontiers fonctionne parfaitement bien Switch, avec un 60 FPS constant, et du clipping visuel, comme sur les autres machines plus puissantes. Les chargement sont rapides, et il n’y aucune bizarrerie à signaler. C’est un portage très propre qui fait honneur à la Switch 2 car très similaire à la qualité des autres consoles de salon. Pas de quoi y remettre le prix complet demandé par SEGA, par contre. Demander le prix neuf pour la réédition d’un jeu qui a déjà 4 ans et qui, en plus, est une key-card en physique, c’est un peu fort, à plus forte raison quand une upgrade digitale n’est pas disponible

