Nintendo Switch 2

Mario Tennis Fever

Test Switch 2

Mario Tennis Fever

Par ggvanrom - Il y a 4 heures

CAMELOT est de retour sur la licence Mario Tennis avec le premier opus exclusif à la Nintendo Switch 2 : Mario Tennis Fever. Ici, roster XXL, raquettes spéciales… est-ce que le contenu proposé permettra de faire oublier le manque de variété proposé au lancement de Mario Tennis Aces ? La réponse dans nos colonnes !

Test réalisé à partir d'une version fournie par Nintendo.

Une aventure avec un (tout) petit a

Pour Mario Tennis Fever, CAMELOT a une nouvelle fois fait le choix de proposer un mode aventure à son jeu de sport. Si l’expérience n’était pas parfaite dans le dernier opus, c’était une occasion d’apporter un peu de variété au classique jeu de tennis de Nintendo. Donc, sur le papier, cette nouvelle aventure ne pouvait proposer que du mieux ? Malheureusement, si elle me vendait du rêve sur le papier, cette dernière est pour moi un petit pétard mouillé. Tout commence alors que la Princesse Daisy est souffrante. Écoutant les conseils de Wario et Waluigi, Mario et ses compagnons partent à la recherche d’une mystérieuse pomme dorée censée guérir tous les maux. Bien qu’ils réussissent à mettre la main sur cette dernière, les roublards Wario et Waluigi en profitent pour piller les trésors aux alentours et réveillent un monstre mystérieux qui transforme l’ensemble de nos héros en bambins. Bien décidés à retrouver leur forme normale, nos héros pensent qu’en s’entraînant au tennis, ils seront à même de pouvoir défaire la créature de cette île mystérieuse. Une aventure qui vous tiendra en haleine à peine plus de 3 heures, dont 1 heure à réapprendre les bases du gameplay de la licence à l’Académie de Tennis du Royaume.

Une fois les bases du tennis apprises, vous partirez donc en direction de l’île et vous affronterez quelques péripéties au passage. Vous traverserez des zones minuscules dont l’intérêt ne réside qu’à effectuer un ou deux mini-jeux avant d’affronter un boss de zone qui vous demandera de trouver les bons enchaînements à effectuer pour en venir à bout. Cela passera par la maîtrise des mouvements de base, mais aussi par celle des raquettes frénétiques, la principale nouveauté de cet opus. Chaque match effectué permettra d’engranger de l’expérience pour améliorer notre jauge de PV, mais aussi nos performances en tennis. Des mini-jeux sont disponibles à loisir à l’académie pour améliorer davantage votre niveau de maîtrise des différents coups (lift, coupé, plat, lob, amorti), mais en l’état, vous pouvez très bien finir l’aventure en vous contentant de suivre l’histoire sans avoir à repasser par l’académie. Un sentiment assez amer en conclusion de ce mode, car je pensais pouvoir retrouver cet aspect de progression que l’on pouvait avoir dans l’académie de l’opus sur Game Boy Color. Heureusement, le contenu global a été largement amélioré par rapport à l’opus précédent.



Un casting généreux

En finissant le mode aventure, vous remarquerez que vous n’avez débloqué que quelques raquettes et personnages. Le plus gros reste à débloquer en jouant seul ou entre amis au reste du jeu (un très bon point en comparaison de Mario Tennis Aces, qui ne proposait pas de contenu en plus de celui du mode histoire). Côté casting, Mario Tennis Fever compte pas moins de 38 personnages différents, répartis en différents profils de joueurs (complet, technique, ruse, vitesse, puissance, défense). Pour rappel, l’opus précédent proposait 16 personnages au lancement et 14 qui se débloquaient gratuitement chaque mois en participant aux tournois en ligne. On retrouve ainsi tout le casting de l’opus précédent, mais aussi quelques nouvelles têtes : Goomba, Carottin, Wiggler, Bébé Peach, Bébé Wario et le tout nouveau Bébé Waluigi. Avoir tout le contenu proposé de base, et à débloquer, reste très agréable et motive à continuer le jeu après l’aventure, notamment pour les joueurs solo. À noter qu’il y a aussi un grand nombre de variations chromatiques de personnages à débloquer (comme les Yoshi et les Maskass).

Le deuxième gros argument du jeu, ce sont les raquettes frénétiques. Nouveauté de cet opus, les personnages peuvent, en plus de leur raquette classique, équiper des raquettes aux effets divers. Une fois la jauge frénétique du personnage remplie durant un match, il peut enclencher un coup frénétique qui permettra de déclencher l’effet de la raquette équipée si la balle touche le terrain adverse. La raquette de feu répand des flammes, celle de glace crée une zone gelée où l’on glisse, la raquette doublure crée un double de notre personnage, etc. En tout, ce sont 30 raquettes et tout autant d’effets qui sont à découvrir. Et autant dire qu’en les mixant avec chaque personnage, qui possède ses propres statistiques et petits bonus de gameplay, chaque partie peut être sujette à de nombreux rebondissements grâce à ces fameuses raquettes. Point important, nos personnages ont une jauge de PV, et en cas de dégâts via les effets des raquettes, cette jauge va progressivement baisser. En match simple, votre joueur sera ralentit durant quelques secondes, et dans les matchs doubles, il sera sorti du terrain pendant quelques secondes.

Des bases solides, plus orientées party game

Mario Tennis Aces avait fait le choix de davantage miser sur la technique et les performances des joueurs. Dans le cadre de Mario Tennis Fever, l’arrivée des raquettes frénétiques, couplée aux terrains à effets variés, donne de suite une dimension un peu plus party game, surtout si l’on joue entre amis. Côté contrôles, on reste sur des bases solides. On déplace notre personnage avec le stick gauche. A sert à déclencher un lift, B un coupé, Y un plat. Le lob se déclenche en enchaînant A et B, et l’amorti en enchaînant B et A. Vous l’aurez compris, on reste sur des bases ancrées depuis plusieurs opus maintenant. La nouveauté réside dans le coup frénétique, qui se déclenchera en appuyant sur Y. Cela permettra de viser la zone de notre choix et de déclencher l’effet de notre raquette une fois la balle au sol côté adverse. Attention cependant : si l’adversaire touche la balle avant qu’elle ne rebondisse sur son terrain, l’effet se retournera contre vous. Pensez donc à la retourner en cas de contre.

À cela s’ajoutent quelques options plus avancées : les frappes chance et zone chance, les frappes chargées, les frappes puissantes et bien sûr le sauvetage de balle, moins cheaté que dans l’opus précédent, mais toujours présent. Un nouvel angle de caméra, plus proche du sol, permet une meilleure appréciation des rebonds. En revanche, je trouve que l’on perd en lisibilité, surtout lorsque les effets des raquettes frénétiques s’enchaînent à grande vitesse. Heureusement, il est possible d’opter pour une caméra plus aérienne, aussi appelée caméra plongeante, en se rendant dans les options du jeu.

Un contenu hors-ligne beaucoup plus intéressant

Lorsque l’on lance Mario Tennis Fever, on est accueilli par un menu coloré et surtout agréablement fourni. Outre le mode Aventure, on retrouve le classique mode Tournoi, toujours bloqué à trois coupes — Champignon, Fleur et Étoile — dont la difficulté va crescendo. Il est possible d’effectuer ces tournois en simple ou en double, et de jouer en binôme en local. Dans ce mode, les raquettes frénétiques sont de la partie et, en guise de présentateurs, les Toad ont laissé leur place à la Fleur Cancan de Super Mario Bros. Wonder. Finir chaque tournoi en simple et en double vous permettra de débloquer des personnages spécifiques.

La Tour des épreuves, de son côté, vous propose d’enchaîner 10 missions avec des conditions spécifiques : affronter un adversaire qui a une raquette précise, renvoyer les balles de l’adversaire, ou encore faire des retours sans que ce dernier ne puisse toucher la balle. Certaines épreuves se permettent quelques fantaisies en utilisant des terrains spéciaux ou encore en mettant en place des matchs à deux, voire trois contre un. Il y a trois tours à débloquer, ce qui se fait relativement rapidement, et une fois ces derniers terminés, vous aurez accès aux épreuves à la carte. Un total de 100 épreuves à réaliser dans l’ordre de votre choix, avec trois objectifs à remplir pour chacune (ce qui vous occupera un bon moment si vous comptez obtenir les cinq médailles du jeu, visibles dans le menu principal).

Le mode Jeu Libre fait également son retour, mais avec plus d’options que jamais. Vous pouvez utiliser jusqu’à deux raquettes frénétiques (ou les désactiver), faire des matchs en simple ou en double, et configurer la durée des matchs. Vous pourrez effectuer des matchs courts en 7 points, longs en un set de deux jeux. Et pour les plus téméraires, un mode sur mesure est possible, où l’on peut aller jusqu’à cinq sets et six jeux. Dans ce mode, en affrontant l’ordinateur, vous pourrez débloquer des niveaux de difficulté additionnels pour ce dernier.

On arrive à la partie la plus « fun » avec le mode Jeux Spéciaux. Les matchs spéciaux vous permettront de participer à cinq activités spécifiques : le défi anneaux, où vous devrez envoyer la balle dans des anneaux pour marquer plus de points que votre adversaire ; le tennis forestier, où les plantes Piranha pourront gober vos balles ; le tennis-flipper, où vous devrez tenter de rentrer la balle dans des trous pour déclencher un jackpot, tout en faisant attention aux bumpers ; l’usine à raquettes, qui vous donnera accès en plein match à différentes raquettes à récupérer sur le terrain ; et le tennis des prodiges, qui vous demandera de ramasser sept graines prodiges pour gagner, mais où toucher la fleur prodige pourra déclencher des événements étonnants…

Vous trouverez également le Défi Score, toujours dans les Jeux Spéciaux. Vous pourrez participer au défi anneaux à deux ou quatre joueurs pour engranger un maximum de points. Le défi Plantes Piranha vous demandera de renvoyer des balles sans que l’adversaire ne les intercepte. Et le défi auto-tennis vous demandera de viser des zones précises du terrain pour obtenir des points et atteindre l’objectif demandé. Réussir ces différents jeux vous permettra de débloquer de nouveaux personnages, mais aussi de nouveaux terrains. Si je devais faire une petite remarque négative, il est dommage que les mini-jeux de l’académie de tennis ne soient pas proposés en accès libre dans le mode Jeux Spéciaux.

Reste enfin un dernier mode, le Mode Dynamique. Comme sur Switch, il est proposé ici de jouer jusqu’à quatre joueurs en local en utilisant les fonctionnalités de détection de mouvement de vos Joy-Con 2 (et des Joy-Con de la précédente Switch). Les contrôles sont alors adaptés à la détection de mouvement pour vous permettre de déclencher les six coups différents en fonction de la manière de secouer votre manette. Le déplacement des personnages se fait automatiquement. On est ici plus sur un mode « gadget », car la détection de mouvement reste très faillible une nouvelle fois (pensez à bien porter vos dragonnes pour éviter un incident avec votre téléviseur !).

Quid du online ?

Comme souvent lorsque l’on teste les jeux avant leur sortie officielle, nous n’avons malheureusement pas pu nous essayer au mode online dans des conditions optimales. Nous apporterons ainsi une modification à notre test une fois Mario Tennis Fever sorti officiellement le 12 février prochain. Le mode Jeu en ligne vous permettra de rejoindre des parties en simple ou en double, et même de jouer avec un ami en local. Et si vous voulez organiser des parties entre amis, il sera possible de créer des salons protégés par un mot de passe de six caractères.

Pour les amoureux de la compétition, le mode Match Classé fait bien sûr son grand retour. Vous commencerez automatiquement au rang B. Vous aurez quatre classements distincts (simple, double, avec ou sans raquette frénétique) et votre objectif sera de vous hisser au sommet des classements. Le terrain de compétition sera affiché à l’écran et changera à intervalles réguliers.

Nous terminerons tout de même avec le jeu en local. En plus de jouer jusqu’à quatre sur une seule console, les joueurs pourront profiter du mode jeu en local pour jouer chacun avec leur propre Nintendo Switch 2 et leur propre exemplaire de Mario Tennis Fever. Mais la bonne nouvelle, c’est que le jeu est compatible GameShare. Vous pourrez ainsi faire profiter de votre exemplaire du jeu à trois autres consoles maximum, Nintendo Switch 2 et Nintendo Switch 1. Un moyen parfait de jouer avec des membres de la famille ou des amis qui n’ont pas encore fait l’acquisition du jeu, par exemple.

Et l’habillage dans tout ça ?

Est-ce que le passage à la Nintendo Switch 2 a permis à Mario Tennis Fever de se faire une petite beauté ? Tout à fait. Le jeu est fluide, les personnages affichent des détails de textures que l’on ne voyait pas sur les opus précédents, et certains terrains ont gagné en finesse côté habillage. Maintenant, lorsque vous êtes dans une partie effrénée en deux contre deux et que les effets fusent de partout, ne nous mentons pas : vous n’aurez pas l’œil sur les écailles de Bowser ou sur le maillage du maillot de Mario. Je note tout de même quelques petites bizarreries d’affichage, notamment avec le Stade Dur, dont les détails sont très sommaires en jeu mais beaucoup plus détaillés lors du revisionnage de l’action précédente. En revanche, point particulièrement énervant : pourquoi nous imposer, avant chaque début de match, le guide des commandes ? Au bout d’une heure, les contrôles sont assimilés ; pourquoi ne pas avoir proposé une option pour désactiver ce guide ?

Je ne l’avais pas abordé plus tôt, mais si l’on omet le mode histoire et les terrains spécifiques au mode Jeux Spéciaux, les joueurs pourront s’affronter sur 14 terrains différents, chacun possédant ses propres caractéristiques influant sur la vitesse de balle et le niveau de rebond. À voir si Nintendo et Camelot proposeront des terrains additionnels (et des personnages ?) ultérieurement, mais en l’état, on reste sur un nombre de terrains très correct.

On finira très brièvement avec la partie sonore. Côté bande-son, on reste sur du grand classique de la licence Mario Tennis. Si elle ne restera pas dans vos OST à écouter en dehors du jeu, elle a le mérite d’habiller correctement nos matchs, sachant se montrer discrète lors des moments de tension, comme les balles de jeu. Comme indiqué plus tôt, la Fleur Cancan fait également ses débuts comme commentatrice en VF. C’est d’ailleurs le seul personnage à bénéficier d’un doublage dans le jeu. S’il est possible de désactiver les commentaires pour les matchs classiques via les options, il ne sera en revanche pas possible de la rendre muette pour les modes Tournoi et Aventure.

Retrouvez le barème des notes des tests de Nintendo-Master 

8
Bien que j’aie été très refroidi par le contenu du mode aventure, terminé en à peine trois heures, j’ai été bien plus conquis par le reste du contenu de Mario Tennis Fever. Avec un casting généreux de 38 personnages, 30 raquettes aux effets uniques, le retour des jeux spéciaux, les épreuves à la carte et la possibilité de configurer des matchs selon notre convenance, on est face à un titre qui saura nous tenir en haleine sur le long terme. Ne reste plus qu’à voir si les joueurs seront au rendez-vous en ligne pour faire durer l’intérêt du jeu.

  • Un casting généreux de 38 personnages
  • 30 raquettes frénétiques aux effets variés
  • Gameplay solide, toujours aussi précis, avec des bases éprouvées
  • Grande variété de contenus hors-ligne
  • Mode Jeu Libre extrêmement personnalisable
  • Déblocage de contenu constant qui motive sur la durée
  • Mode aventure très court et globalement décevant
  • Nouvel angle de caméra proche du sol parfois confus
  • Guide des commandes imposé avant chaque match, sans option de désactivation