Non pas un, mais quatre personnages principaux.
Ce n’est pas à travers les yeux d’un héro unique que vous parcourez ce survival-horror, 4 différents personnages sont jouables à tour de rôle. A chacun des douze chapitres, un personnage vous sera imposé. Cela permet de varier les points de vue sur le scénario et d’ en apprendre plus sur les personnages et sur l’histoire principale.
Pas d’armes, Ok … mais je me défends comment moi?
Pour vous défaire de vos ennemis, vous trouverez un appareil photo vous permettant de les éliminer. Vous devez, avant qu’ils n’aient la mauvaise idée de vous sauter dessus ou de disparaître, les prendre en photo. Lorsque vous dégainez, vous vous retrouver en vue subjective et il vous faut cadrer au mieux l’ennemi pour lui faire subir plus de dégâts. Il est également possible d’effectuer de délicats «fatal frame». Pour cela il faut effectuer une photo dans un timing très précis; au moment où votre ennemi va vous sauter dessus.
Coté Game-Play le combo est assez bien exploité : il est possible de diriger votre lampe torche grâce à la Wiimote, tandis que secouer le nunchuk sert à se retourner.… Il vous faudra fouiller tous les recoins avec votre lampe pour trouver des items, bonus ou autres indices cachés dans les lieux sombres de cette maison. Le haut parleur de la Wiimote est très bien exploité : il vous fera, entre autres, entendre les derniers cris des fantômes éliminés. Autre bonne idée de la série : lorsque vous voulez saisir un objet, maintenez le bouton A enfoncé… votre main se dirige lentement vers votre but… si vous lâcher ce bouton, votre personnage retire sa main. Attention quelques surprises vous attendent… :D
Une autre des grosses évolutions de la série, est la vue à la 3ème personne. Dans les épisodes PS2, la caméra se trouvait sur un rail, un peu comme pour Resident Evil : Code Veronica. Ici la caméra suit l’endroit où vous pointez la Wiimote. Cette dernière répond très bien, mais je regrette de ne pouvoir diriger que verticalement la lampe torche lorsque l’on court.
Une réalisation de qualité
La réalisation de Project Zero Wii fait partie de ses atouts majeurs, surtout en comparaison avec ce que nous offrent les éditeurs tiers sur Wii. Une réalisation travaillée pour immerger le joueur. Effets de lumière ou effets de transparence, modélisation des personnages et salles détaillées, tout est fait pour ne pas choquer nos pauvres yeux et pour permettre une immersion totale. A noter quelques effets de traitement d’images très sympas qui interviennent en temps réel selon les situations. Autre point fort, l’absence de loadings. Entre chaque salle, c’est lorsque votre personnage ouvre les portes que le temps de chargement a lieu. Quelques saccades se font alors sentir, mais rien de bien grave.
Parfois, selon les situations, l’aspect graphique change quelque peu… et aide d’autant plus à immerger le joueur.
Les musiques en dolby pro logic II mettent sérieusement la pression, et je dois dire que plus d’une fois, je me suis vu baisser le son pour essayer de diminuer ma peur. Le doublage est également excellent ! Il est rare de voir des productions sur console Nintendo bénéficiant d’une telle profusion de dialogues. Le jeu est entièrement doublé, allant jusqu'à faire parler les fantômes alors que nous jouons en temps réel. Bien sûr, la version japonaise (testée ici) est intégralement en japonais. Même s’il n’est pas obligatoire pour faire le jeu d’avoir des notions de la langue, l’histoire elle, risque de ne pas tout vous dévoiler.
Project Zero Wii est un jeu relativement facile. Aucune énigme n’est infaisable et l’on est assez dirigé dans notre quête. Les fantômes auront parfois votre peau, mais de nombreuses checkpoints se trouvent dans le jeu, vous ne recommencerez ainsi jamais loin. L’aventure principale vous tiendra une vingtaine d’heures en mode normal. Une durée de vie très correcte si on la compare aux autres survival-horror, surtout que pour les plus acharnés d’entre nous, le finir a 100% demandera bien plus de temps. En effet, dans l’aventure principale, 79 poupées sont dissimulées à droite et à gauche. Toutes les prendre en photo vous débloquera de nombreux bonus. Les fantômes aussi constituent une grosse part des objectifs secondaires… puisqu’il y en a environ 250 à prendre en photo…(lorsque j’ai fini le jeu la première fois… je n’en avais que 130...). Toutes ces quêtes annexes vous permettront de débloquer divers bonus, comme par exemple des costumes (dont un gros clin d’œil à un personnage Nintendo). Un mode « Mission » se débloque également après avoir fini le jeu. Vous devrez les effectuer le plus efficacement possible, pour espérer être bien noté.
Un jeu sans défauts ?
Je m’enthousiasme devant la qualité du titre, mais il ne serait pas objectif de ne pas souligner les quelques points déplaisants. Tout d’abord, les scènes en image de synthèse ponctuent agréablement le jeu, mais sont vraiment mal compressées. On se croirait presque sur Youtube ou sur PSone…
La répétitivité des lieux aussi peut également déranger. Tout le jeu se déroule dans une maison et ses alentours ; si quelques salles tranchent radicalement avec le style général des lieux, si certains passages en extérieur rafraichissent un peu le tout, ne vous attendez pas à un dépaysement total lors de la découverte de nouvelles salles.
L'autre point qui peu déplaire, est la lenteur avec laquelle se déplacent les personnages. Au mieux, ils trottinent... Bon… Après tout, la plupart des personnages dirigés sont des japonaises jeunes et peu sportives…
Les fantômes vous invitent souvent à les suivre.









