Nintendo Switch

Hypercharge Unboxed

Test Switch

Hypercharge Unboxed

Par guyoon - Le 31/01 à 12:00

Le monde du minuscule a connu son heure de gloire au cinéma avec Chérie, j'ai rétréci les gosses ou, dans un autre genre, le film d'animation Pixar Toy Story. Sans doute fan de ce long métrage, le studio Digital Cybercherries a choisi de s'en inspirer pour créer son nouveau jeu : Hypercharge Unboxed.

Vers l'infini et au delà

Comme Toy Story, vous vivez dans des lieux communs mais immenses où même monter sur une chaise est un obstacle et comme Toy Story, les jouets prennent vies. Vous êtes une figurine de soldat futuriste d'une dizaine de centimètre et vous débutez votre partie dans votre boite. D'un geste, vous cassez le plastique pour vous libérer du packaging. Un compte à rebours se lance. Vous disposez d'un temps limité pour vous préparer. Immédiatement, vous bougez dans le niveau en sautant sur une tour d'ordinateur pour montrer à Sebiorg que c'est possible. Puis, en double sautant sur un fauteuil, vous attrapez les pièces tant convoitées par la « Puissance de Nintendo ». Peu après, dans un placard, vous trouvez par hasard un sachet de construction, que vous prenez allégrement. Après moults cascades dans ce niveau petit mais très vertical, vous ratez votre saut vers cette étagère et tombez de deux mètres. Énorme pour un petit soldat. Mais vous constatez avec soulagement qu'il n'y a pas de dégât de chute. Vous reprenez vos esprits et tombez nez à nez devant un Hyper-Core bleu . Cet artefact, au nombre de trois par stage, est la chose qu'il faut protéger au péril de votre vie. Tout à coup, vous vous apercevez que vous avez la possibilité de fabriquer des choses autour de l'Hyper-Core, pour le protéger des nombreux assauts ennemis.

Comme Buzz l'éclair, votre bras gauche sort des cartes qui représentent les pièges que l'on peut placer. Avec les pièces ramassées, vous pouvez construire un mur de bloc de Légo, poser un piège de lianes empoisonnées, déverser de la glu et autres mines. Les protections sont nombreuses et variées mais votre bras peut en accueillir trois uniquement. On découvre que certains pièges sont plus efficaces contre un type d'ennemi précis ce qui rend ce choix stratégique. Après avoir sécurisé l'Hyper-Core bleu, vous faites la même chose avec le rouge et le vert. Le fait de prendre votre arme valide la fin du temps de préparation, le côté Tower-defense du jeu.

Call of Duty chez Toy Story

Le versant FPS du jeu commence et les premiers ennemis arrivent. Pas très remuants, vous les ajustez et observez que la fonction gyroscopique fonctionne à merveille. Les vibrations et les impacts rendent le jeu assez pêchu. Votre mitraillette ne fait qu'une bouchée de ces robots inoffensifs. Mais il faut également protéger les 2 autres Hyper-Core. Alors que vous voyez la vie de l'artefact vert baisser, vous vous précipitez vers lui en se servant des trampolines que vous avez judicieusement construit auparavant. Une fois sur place, vous tirez rapidement sur les balles rebondissantes qui agressaient l'Hyper-Core et foncez vers le bleu pour vérifier que tout va bien. Vous comprenez qu'il faut être très mobile et précis pour virevolter d'une zone à l'autre puisqu'elles ne sont pas toujours au même niveau ou visibles simultanément. Fin de la première vague. Il faudra tenir quatre assauts.

Il est temps de réparer vos constructions mais tout à un prix. Il vous faut alors chercher à nouveau des pièces pour payer. Blessé, vous trouvez une cerise pour vous soigner. Vous remarquez que chaque Hyper-Core a un socle de batterie rechargeable avec une pile AAA qui autorise l'ajout d'un bouclier supplémentaire. Plus tard, vous dénichez un module d'arme. Il vous permet d'ajouter une nouvelle crosse, une lunette ou un nouveau canon afin de modifier les performances de votre arsenal. Ainsi, votre mitraillette peut se transformer en fusil sniper, lance-grenade ou en un puissant fusil à pompe et la crosse stabilise le recul. Une excellente idée qui pousse encore plus à l'exploration.

L'armée verte

L'exploration est d'ailleurs primordiale si vous désirez trouver les 3 secrets de chaque stage. Quelques fois, ils sont visibles et vous narguent au dessus de ce lustre. Si vous voulez chercher tranquillement ces items sans limite de temps, il existe un mode approprié. Mais vous découvrirez que les stages se débloquent à certaines conditions de victoire. En sauvant un Hyper-Core, vous obtenez le bronze, deux, l'argent et si aucun des artefacts n'est détruit, vous gagnez l'or. Les 2 dernières cartes s'ouvrent si vous réussissez en platine: il faut terminer avec 3 artefacts sans qu'ils perdent leurs jauges vertes. Mais pour obtenir cette précieuse médaille, il faudra batailler dur ! Les toupies sont vos premiers ennemies retords parce que même si un coup de fusil à pompe les explose, elles restent très mobiles et difficiles à viser. Les balles rebondissantes et les soucoupes volantes sont aussi véloces. Les robots et blob de 3 couleurs différentes sont de plus en plus résistants. Le stage du magasin de jouet vous confronte aux soldats de plombs verts, jouet mythique. Si un coup de poing les fait tomber, il faudra composer avec les jeeps équipées de mitrailleuses, les tanks, les parachutistes et même un bombardier ! A ce moment, la difficulté grimpe d'un coup et freine la progression qui était au début plutôt correcte. Dommage.

Bonne réalisation

Si graphiquement, le jeu montre une plastique assez convaincante avec beaucoup de détails, on découvre que tout est statique, sans animation. Les décors n'ont pas de moteur physique. Cependant, pour un jeu indépendant vendu 19€99, on peut lui pardonner parce que l'immersion dans ce monde de jouets est tout de même au rendez vous. Les environnements sont assez diversifiés et fouillés pour ne pas lasser. La bande son est de qualité avec des bruitages dynamiques et des musiques électro-rétro qui collent bien à l'action frénétique du jeu.

Quand les ennemis arrivent de tous les côtés,le jeu reste très stable, pas de baisse de framerate. Il n'y a aussi aucune différence esthétique. Seul ou à plusieurs, Hypercharge Unboxed reste joli et fluide. Avant de lancer une partie en multi local, on nous demande un compte Nintendo Switch par joueur, plutôt étrange. Si vous avez des amis sous le coude, y jouer à 4 rend le jeu plus facile. Vous protégez alors chacun votre Hyper-Core. Il est dommage que le studio Digital Cybercherries n'ait pas adapté le nombre d'ennemi et d'artefact à protéger en fonction du nombre de joueurs. Ainsi, y jouer seul devient très difficile dans les stages avancés parce que les maps, comme le grenier par exemple, peuvent être plus grande et les adversaires plus coriaces. En Online, 8 joueurs peuvent participer. Il y a le mode qui consiste à coopérer aux vagues de jouets, un mode Deathmatch classique sans Hyper-Core et un mode Plague. Un peu plus original, il s'agit d'un mode où des ennemis infectés vous foncent dessus et vous mourrez au moindre contact. Les parties en ligne ont très peu de lag. Vous pouvez communiquer via une roue avec des dialogues pré-enregistré. Malheureusement, ces mots et l'entièreté du jeu sont en anglais. Mais vous savez désormais communiquer autrement sur Switch depuis le tchat vocal utopique de Splatoon 2.

 

8
Hypercharge Unboxed propose un mélange étonnant de plateforme, de tower defense et de FPS dans le monde de Toy Story. L'équilibre est bien respecté grâce aux secrets cachés qui poussent à l'exploration, grâce au choix pléthorique de pièges et grâce aux armes évolutives au feeling plaisant. Votre petitesse n'est qu'un leurre parce que le petit soldat que vous dirigez est fichtrement puissant, vif et intelligent pour envoyer les jouets de votre enfance à la déchetterie !

  • Bon graphisme
  • Maniabilité au poil
  • Toujours fluide même à 4
  • Le mélange des genres qui fonctionne
  • Un compte Switch par joueur
  • Difficile en solo