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Bravely Default II

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Bravely Default II

Par ggvanrom - Le 17/02 à 08:00

Dernier titre de Square Enix à sortir sur Nintendo Switch, Bravely Default II nous dévoile sa toute nouvelle histoire prenant la forme d’un J-RPG à l’ancienne. Ayant pu découvrir les deux premiers chapitres de l’aventure pour un total de 20 heures de jeu, l'heure est venue de voir si ce nouveau titre a du potentiel.

C’est la mer qui prend l’homme

L’histoire débute sous les eaux salées. Victime d’une tempête, nous découvrons notre protagoniste se dénommant par défaut Seth, sauvé par une mystérieuse voix, et finalement rendu à la terre, échoué sur une petite plage. Trouvé par 2 personnages, Seth se réveille dans la ville du coin, et fait officiellement la connaissance de ses sauveurs : Sieur Sloan, et Gloria, princesse du Royaume de Musa, réduit à néant il y a plusieurs années.

Par un concours de circonstances, Seth fait la rencontre d'Elvis et d’Adèle, un mage noir et une mercenaire. Ayant des objectifs communs avec Gloria et Sloan, voici notre petite équipe de compagnons embarquée dans une aventure à travers le monde à la recherche des 4 cristaux élémentaires, garant de la stabilité du monde, ainsi que des astérisques, des artefacts augmentant la puissance de leurs détenteurs, et clés servant à décrypter le mystérieux grimoire d’Elvis.

Plutôt Bravely ou Default ?

Evoluant sur une carte du monde jonchée de villes et de donjons, Bravely Default II est comme tout J-RPG qui se respecte, empli de créatures diverses et variées qui se feront un plaisir de vous barrer la route. Pour les éliminer, vous pourrez compter sur un gameplay au tour par tour old school de prime abord, mais qui se voit nettement amélioré grâce à pas mal de paramètres. Les premiers bien sûr sont l’essence même du titre : les commandes Brave et Default. Marchant avec un système de points, la commande Default vous permet de vous mettre en défense et de gagner un point. Le mode Brave quant à lui vous fait dépenser un de ces fameux points pour vous autoriser jusqu’à 4 actions par personnage. Mais vous avez aussi la possibilité de dépenser des points « à crédit » et d’attendre plusieurs tours avant que le personnage puisse jouer de nouveau. Cette simple fonction permet aux joueurs d’expédier rapidement une action en matraquant les ennemis les plus faibles, tandis que les plus coriaces vous demanderont de savoir doser vos actions, et mettre des points de bravoure de côté pour les utiliser en cas de coup dur.

À ceci s’ajoutera une composante très importante, les astérisques vous octroyant des classes. Ces dernières influent sur les statistiques globales de vos personnages, et chaque classe propose des compétences actives et passives uniques, ainsi qu’un niveau de maîtrise différent des armes proposées en jeu. Il ne tient alors qu’à vous de composer une équipe équilibrée pour faire face à vos adversaires. Si l’on trouvera des classiques comme les free-lances, mages blancs / noirs, voleurs ou encore défenseurs, on aura aussi accès à des classes plus fantaisistes comme le dompteur, le barde ou encore le flambeur dont l’astérisque s’obtient via une quête annexe qui peut facilement être mise de côté. Avec une dizaine de classes accessibles au milieu du second chapitre du jeu, l'évolution de chaque personnage est au finale très permissive, d'autant plus que vous pouvez équiper deux classes à chacun. Prévoyez également de bonnes sessions de farming, car pour monter votre niveau de classe, il faudra enchaîner les combats pour gagner des PC, et débloquer les compétences les plus utiles. Lorsque vous passez d'une classe que vous maîtrisez à une toute nouvelle classe, vos statistiques chuteront drastiquement et n'augmenteront qu'en montant le niveau de votre classe.

Si sur le papier la formule est toujours aussi efficace, on aurait peut-être aimé que Bravely Default II ne se repose pas trop sur ses acquis, et nous propose une nouveauté de gameplay un peu comme ce qui nous avait été proposé dans Bravely Second avec l’arrêt du temps. Mais nous ne sommes qu’au 2ème chapitre du jeu pour l’instant. Peut-être que est-ce amené à évoluer en avançant dans les chapitres suivants ?

Sauver le monde entre deux livraisons de matériaux

Si la mise en place des personnages et de l’univers met un peu de temps en début de partie, force est de constater que Square Enix a su trouver un juste équilibre entre les phases d’action, d’exploration et de dialogue. Si l’histoire est de prime abord bien old school avec une quête à la recherche de cristaux élémentaires, l’intrigue gagne en intérêt au fil des heures passées à explorer le continent. On découvre les pouvoirs desdits cristaux, fait la connaissance des porteurs d’astérisques, et comprenons relativement tôt que quelque chose de très gros se prépare dans l’ombre. 

À côté de la quête principale, Bravely Default II fait la part belle aux quêtes annexes, idéales pour engranger de l’XP, et quelques objets pour améliorer nos troupes. Si la majeure partie se résume à de la collecte de matériaux ou de l’élimination de monstre, quelques-unes avec un mini-scénario arrivent à se démarquer. Outre développer davantage certains personnages (du groupe ou non), ces quêtes proposent également des récompenses fort intéressantes, voire même des astérisques ! On ne saura que trop vous conseiller de fouiller les villes et villages de jour comme de nuit afin de toutes les compléter.

Bravely Default II propose aussi un mini-jeu de cartes dénommé B & D, se résumant à un jeu de conquête de territoire. Chaque carte dispose d’un nombre de cases d’occupation, et peut avoir des effets latents. Extrêmement addictif, il est satisfaisant de jouer encore et encore contre nos adversaires pour engranger des points et leur dérober leurs cartes fétiches pour composer nos decks. Un superbe ajout qui fait un clin d’œil aux mini-jeux que nous pouvions trouver dans les opus de Final Fantasy, et qui mine de rien demandera quelques heures et de la stratégie pour compléter votre collection de carte.

Une finition à la traine ?

On sait tous que la Nintendo Switch n’est pas un foudre de guerre niveau performance, mais vu le passif de la licence sur Nintendo 3DS, on espère s’attendre à quelque chose de plus lissé faisant honneur à l’écran HD de la console hybride. Hélas, si on peut souligner la qualité des villes dessinées à la main rappelant Final Fantasy : The 4 Heroes of Light, ainsi que l’aspect poupée de porcelaine et cet effet « théâtre de marionnettes » lors des dialogues, le jeu est à la traîne techniquement. Si le flou ambiant peut être retiré dans les réglages, le jeu souffre d’un aliasing assez conséquent. Lors des cinématiques pré-rendues, cela ne pose pas nécessairement problème, mais le jeu propose de temps en temps de faire des gros plans sur les personnages en temps réel, et là attention aux yeux.

Pourtant, des efforts ont bien été effectués que ce soit sur la diversité des environnements, les effets météorologiques (mention spéciale à la brume dans le chapitre 2). On peut également se vanter d’avoir un doublage anglais et japonais de bonne facture, couplé à des musiques qui se placent bien dans le cadre proposé. On s’étonnera également du choix instrumental proposé sur la carte du monde lorsque nous atterrissons dans différentes zones du jeu. Même si le thème est unique et peut se montrer répétitif, cette variance instrumentale nous procure à chaque fois cette sensation de découverte.

Enfin, ayant pu poser nos mains sur le jeu 3 semaines avant sa sortie officielle, quelques bugs mineurs sont encore présents et devrait logiquement être corrigés. Celui que nous avons rencontré empêchait la caméra de passer en vue d'intérieur quand notre personnage entrait dans une habitation. Relativement gênant, il suffisait de sortir de la ville et d'y re-rentrer pour ne plus avoir le problème. Enfin, quelques petits rééquilibrages ne serait pas de refus, notamment les coffres éparpillés dans le jeu qui contiennent trop souvent des monstres, ou encore la difficulté de certains boss qui peuvent être vraiment cruel (le dernier boss de Savalon laissera quelques traumatismes aux joueurs mal préparés). Nous pouvons aussi inclure dans la liste des rééquilibrages la possibilité de couper les hautes herbes sur la carte du monde pour dropper des objets de temps à autres, car force est de constater que la nature est un peu trop... généreuse. Si l'on est content de tomber sur des potions ou des herbes de soin, il est étonnant de voir à quelle vitesse on peut tomber sur des armes et des équipements s'achetant plusieurs milliers de pièces dans la boutique du coin. 

 

Fort
Si Bravely Default II laissait apparaître un aspect relativement old-school de prime abord, cette sensation est rapidement écartée au fil des heures que nous passons en compagnie de nos héros. Que ce soit au niveau de l'histoire ou des possibilités offertes par le jeu, tout va crescendo pour notre plus grand plaisir. Le titre n'étant pas encore exempt de "Default" à l'heure où nous écrivons ces lignes, espérons que le titre aura le droit à quelques correctifs avant sa sortie officielle.