Après Resident Evil 7, c’est au tour de Resident Evil 8 Gold Edition de se montrer sur Nintendo Switch 2 qui sort lui aussi le 27 février 2026. Nous avons d’ailleurs hâte de vous livrer aussi le test du tout nouvel opus Requiem sous peu ! Nous avons donc pu nous essayer de nouveau à Village après sa version Cloud sur Switch et il est clair que la Nintendo Switch 2 nous permet enfin d’apprécier des titres plus ambitieux. Qu’en est-il cette fois et avons-nous apprécié l’expérience ? Nous avons donc pu arpenter cette région infestée grâce à un exemplaire qui nous a été fourni par Capcom.
Le Village des ombres
Sans trop en dévoiler sur le septième opus (qui se déroulait en Louisiane) qui précède directement Village, il suffit juste de savoir pour le moment que notre héros, Ethan Winters a retrouvé sa bien aimée Mia et qu’il ont eu une petite fille : Rose. Ainsi, nous découvrons cette petite famille installée dans sa maison alors que Mia raconte une histoire à Rose. Ethan trouve par ailleurs cette histoire quelque peu flippante pour un bébé. Mais Mia souhaitant s’intégrer, elle lui confie qu’il s’agit d'une histoire locale (Aux Carpates en Roumanie). Alors que tout va pour le mieux, Ethan couche Rose et descend rejoindre Mia. En pleine conversation, Mia se prend une balle puis se fait littéralement mitrailler, elle s’effondre. Ethan, horrifié et désemparé, ne comprend pas ce qu’il se passe. D'autant plus que Chris Redfield, à priori ami de la famille, surgit de l’ombre pour embarquer Ethan et la petite avec l’aide de son équipe d’intervention. Qu’est-il passé par la tête de Chris pour s’en prendre ainsi à sa famille ?
Ethan est ensuite assommé et se met alors à rêver de ce qui semble être un souvenir. Malheureusement, la réalité le rattrape, il reprend conscience et s’aperçoit que le véhicule dans lequel il était a eu un accident. Il décide de s'éloigner afin de trouver un endroit ou de l’aide. Il arrive dans un village qui lui semble étrange. Après avoir rencontré un vieil homme, Ethan se rend vite compte que le lieu est horriblement infesté de monstres qui pourraient laisser penser qu’ils sont tout droit sortis de mythes… Pire, Ethan va surtout comprendre que sa fille Rose a été enlevée pour d'obscures raisons et sans comprendre pourquoi. Il va devoir une nouvelle fois affronter les pires choses afin de la retrouver. L’horreur est encore devant lui…
La quête d’un père
Tout comme c’est le cas depuis l’opus précédent, ce qui frappe les habitués de la série, c'est avant tout le fait d’avoir une vue à la première personne. L’immersion est garantie et cela permet de vraiment s’identifier à Ethan. D'ailleurs, l'étrangeté de Capcom, et qui fonctionne bien, c’est de ne jamais montrer le visage de notre héros. Les commandes sont plutôt simples à savoir viser et tirer. Il est aussi possible de sprinter mais aussi de se retourner grâce à une petite manipulation, ce qui peut s’avérer pratique quand il faut fuir rapidement. De plus, il est possible de se protéger en appuyant sur une touche afin de réduire les dégâts reçus et même riposter. Malgré tout, le gameplay est vraiment dynamique (surtout comparé à l’époque des caméra fixes) et même bien plus fluide que lors des opus de la génération précédente (à savoir les 5 et 6). En fait, on pourrait presque dire que Village s’inspire fortement de Resident Evil 4 (qui reste la référence chez de nombreux fans) tout en l’ayant modernisé, en somme une fusion entre le 4 et le 7.
L'autre point le plus important n’est autre que ce qui est à disposition d’Ethan, à savoir un armement plutôt varié. Les armes sont améliorables en dépensant de l’argent chez un marchand plutôt énigmatique et à l’aspect fort étonnant : Le Duc. Ainsi, avec l’argent collecté au fil de votre avancée (mais aussi en vendant chez ce bon monsieur les trésors collectés), vous pouvez améliorer la puissance de feu, la capacité en munition ou encore la cadence de tir. Outre ces améliorations, il est possible de fixer des mods qui accentuent davantage les statistiques des armes (comme un nouveau chargeur, une nouvelle bouche, etc.). Petite nouveauté, la possibilité de confectionner des plats chez Le Duc, ceux-ci ont pour effet de bénéficier d’une santé accrue, d’une meilleure résistance entre autres. Il convient alors de trouver de la viande ou des poissons, soyez aux aguets.
Toutefois, cela ne suffit pas. Ethan doit aussi se servir d’autres éléments mis à sa disposition. Par exemple, il peut y avoir près de vous des sacs de farine. Si vous leur tirez dessus, cela a pour effet de désorienter le monstre temporairement et vous laisse par la même occasion une bonne fenêtre de tir pour l’éliminer. De plus, les barils, que l’on a déjà vu dans des opus précédents sont aussi présents. Leur explosion donne un résultat garanti en termes de boucherie. Il ne faut pas non plus hésiter à se servir des adversaires quand c’est possible surtout quand ils sont “gros”. Leurs attaques étant très étendues, elles peuvent faire le ménage à votre place. Vous trouverez différents matériaux ci et là. Ils donnent l’occasion de confectionner vous même remèdes et autres munitions, et croyez-nous, vous en aurez besoin (surtout si vous êtes courageux et commencez dès le départ en mode difficile). Enfin, il est possible d’agrandir votre mallette de transport, n’hésitez pas, cela deviendra vite indispensable surtout pour porter un maximum d’armes différentes.
Guns’n Rose
Avec cette Gold Edition vient apporter ce qui manquait à la version Cloud en termes de contenu, à savoir la Winters Expansion. Ainsi, ce sont deux modes de jeu qui sont ici les bienvenus et qui viennent prolonger l’expérience de cet opus. Dans un premier temps, il s’agit du mode Mercenaires ô combien connu dans la licence. Pour ceux qui ne connaîtraient, c’est un style de score attack dans lequel il faut tuer des ennemis en combos afin de maximiser ses points. Durant un run, on cumule des points et l’on passe d’une partie à l’autre après un certain temps, cependant, il vaut mieux cumuler un maximum de points et argent avant de passer à la zone suivante tout en veillant à récupérer les meilleurs bonus (régénération de santé, bonus de dégâts ou autres). Entre deux zones, vous pouvez acheter du matériel (soins, armes, etc.) ou encore améliorer votre équipement. SI le scoring est bon, vous aurez la possibilité de débloquer de nouvelles map ainsi que de nouveaux personnages.
Le deuxième contenu s’intitule “Les ombres de Rose”. C’est une suite à l’histoire des événements de Village qui vous met dans la peau de Rose, la fille d’Ethan. Je n’en dirais pas plus afin de ne faire aucun spoil (il y a sûrement des joueurs qui ne l’ont pas fait). Pour faire court, Rose va traverser un monde plutôt étrange et horrifique duquel elle va devoir échapper. La particularité de Rose, jeune fille de son état, c’est de ne pas être aguerrie comme Chris Redfield ou même son père. Malgré tout, elle sait utiliser certaines armes. En revanche, elle a en elle une caractéristique qui la distingue de tous les personnages que l’on ait eu à contrôler à travers la saga : elle dispose d’un pouvoir étrange qui a un effet sur la moisissure. Ainsi, il va falloir parfois libérer certains passages grâce à ce pouvoir. Mais il est aussi possible de figer les ennemis. Certains passages relèvent d’ailleurs parfois de l’infiltration. L’expérience est plutôt bonne et certains passages offrent parfois une tension palpable. Il faut aussi souligner que c'est l'introduction aussi d'un mode de vue à la troisième personne. Enfin, l’aventure de Rose permet de clôturer le chapitre Winters de manière assez émouvante.
Un village partout en tout temps et en tout lieu !
Tout comme Resident Evil 7, Cette Edition permet enfin d’emmener Resident Evil 8 partout. Il faut souligner la qualité du titre pour une machine portable comme la Switch 2. C’est beau, vraiment très beau même par moments. Certains passages, remplis de boiseries, restent bluffant même sur la dernière née de Nintendo. De même, les éclairages ont vraiment un très bon rendu et le jeu reste bluffant sur l’écran de la console. Une fois de plus, nous éviterons les comparatifs qui n’ont pas lieu d’être et il est évident que le rendu est un peu plus en deçà des consoles de salons concurrentes, mais ce n’est pas aussi flagrant qu’à l’époque Switch1 Vs PS4. Petit bémol malgré tout, comparé à Resident Evil 7, nous avons été confronté à quelques ralentissement plus présents cette fois, en particulier sur un boss où il y a pas mal d’effets et un champ de vue très large ou encore lors de certains passages assez fournis. On ne va pas dire que ça nuit à l’expérience, mais c’est tout de même moins anodin que sur l’autre opus.
Si l’on doit revenir aussi sur l’ambiance du jeu, elle est très bonne mais assez variable. Pour comparer, disons que cet opus reprend la structure d’un Resident Evil 4 (dont le Remake serait aussi très apprécié sur Switch 2 ! Capcom, si vous nous entendez !) à savoir, un village, puis un château, etc. Ou encore le vendeur et les armes améliorables. Ainsi, même si le jeu reste très qualitatif, il perd ce qui a fait le sel du 7, son côté oppressant, exigu ou encore rigide (dans le bon sens). Ici, le titre tire plus sur l’action hormis un passage qui est tout de même malsain. Malgré tout, on s’attache à Ethan qui reste un personnage à part dans la saga mais loin d’être inintéressant pour autant d’autant plus qu’il s’agit ici d’un père prêt à tout pour sauver sa fille. Enfin et pour conclure, le jeu permet d’y rejouer un bon nombre de fois via un new game plus et des défis qui débloquent de nouvelles armes et autres bonus.

