Après le décès de Hulk Hogan, il m’est venu une envie de relancer un jeu de catch, genre dont j’étais particulièrement friand sur PSP à l’époque. Mais mon dernier jeu WWE en date était le tragique WWE 2K18 sur Nintendo Switch, qui est encore à ce jour dans le top 3 des pires jeux de la console. Après un silence radio sur consoles Nintendo depuis cet opus maudit, 2K ramène la licence de catch sur Nintendo Switch 2 avec son dernier opus en date, WWE 2K25. Retour gagnant ? La réponse ci-dessous !
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur.
Par-dessus la troisième corde !
Première chose que l’on peut dire d’entrée de jeu, contrairement à WWE 2K18 sur Nintendo Switch : il n’y a pas de ralentissements, et il est possible de terminer un combat, même en deux contre deux ! Si c’est un détail pour vous, il aura de quoi rassurer de nombreux joueurs encore traumatisés par cet opus maudit.
Maintenant que les anciens sont rassurés, nous pouvons entrer dans le vif du sujet. WWE 2K25 est une vraie surprise concernant son contenu. On commencera bien sûr par le mode Exhibition, qui vous permettra de monter sur le ring et d’assurer le show dans pas moins de 27 modes de jeu. On aura le 1 contre 1 classique, le Tag Team, mais aussi des modes plus borderline ressemblant à des combats de rue : la cage d’acier, l’échelle, ou encore le mode cercueil, pour ne citer que quelques exemples. Au casting, ce sont plus de 300 catcheurs qui vous donnent rendez-vous sur le ring. Vous y retrouverez les talents du moment, mais aussi des légendes du catch et des variants. Mais n’allez pas croire qu’ils seront à votre disposition d’entrée de jeu ! Une bonne partie devra se débloquer via des modes comme Showcase, Mon Ascension, Ma Faction ou The Island. Dans tous les cas, la durée de vie s’annonce presque illimitée, et le plaisir est bien présent sur ce millésime 2025.
Une ascension fulgurante
Mon Ascension (My Rise) est le nouveau mode histoire de cet opus. C’est ici que nous devrons créer deux personnages via un éditeur simple et efficace, masculin et féminin, pour contrecarrer une mutinerie au sein de la WWE. Nous pourrons ainsi nous battre contre les membres de la NXT Mutiny, un groupe de révoltés du groupe NXT qui veut s’affranchir des règles actuellement en place. Si le scénario ne vole pas haut (et ce n’est pas ce qu’on lui demande), on se surprend presque à apprécier ce côté téléréalité où chaque personnage s’allie aussi vite qu’il se trahit pour atteindre ses objectifs respectifs.
Comme indiqué plus tôt, le petit plus est la personnalisation globale de ces deux personnages, de l’esthétique au style de jeu. Et il est intéressant qu’on puisse même varier les gabarits entre les deux, et quand même les faire combattre ensemble. À noter qu’un arbre de compétences est également disponible pour nos deux protagonistes, permettant au fil des victoires d’améliorer nos statistiques. Ce ne sera pas de refus, car l’IA peut se montrer particulièrement méchante par moments, même en mode Normal. Mais pour s’adapter à tous les styles, différents modes de difficulté sont proposés.
Donner d’une main, et reprendre de l’autre
L’autre mode principal de ce nouvel opus est le mode The Island. Après avoir créé un avatar, nous nous retrouvons sur une île virtuelle qui nous permettra d’affronter d’autres joueurs en ligne dans différents modes de jeu. Les victoires vous permettront d’empocher des VC, faisant office de monnaie in-game, et vous pourrez, grâce à cette monnaie, débloquer du contenu additionnel. Mais à la manière d’un NBA 2K, cette fameuse monnaie est beaucoup trop mise en avant, et les joueurs qui voudront évoluer rapidement, et habitués des jeux 2K, auront vite fait de mettre la main au porte-monnaie pour acheter ces précieux VC.
Pour les joueurs lambdas, il faudra se contenter d’accomplir de multiples objectifs pour grappiller les VC au fur et à mesure. Le scénario de ce mode met à l’honneur Roman Reigns, et l’objectif est simple : prouver que l’on est le meilleur pour pouvoir signer un contrat avec la WWE. Un bon argument pour taper tout ce qui bouge. Dommage, en revanche, que nous n’ayons pas de minimap pour nous repérer, et que notre personnage soit si lent pour se déplacer.
Malheureusement, si ce mode propose tout de même un mode «hors-ligne» avec un scénario et des combats à suivre, réussir à mettre la main sur des adversaires réels semble beaucoup plus compliqué. Contre toute attente, la Nintendo Switch 2 n’est pas cross-play, ce qui fait que le jeu en ligne est simplement désert actuellement (et, compte tenu de la qualité du précédent opus, on peut comprendre la réticence de certains).
Revivre les grands moments de The Bloodline
Un autre mode qui fera plaisir aux amateurs de catch est le mode Showcase. Dans ce dernier, nous pouvons revivre l’histoire de The Bloodline, le clan de catcheurs initialement composé de Solo Sikoa (leader), Tama Tonga, Tonga Loa, JC Mateo et Tala Tonga, et dont l’héritage se poursuit encore actuellement avec leur leader actuel Roman Reigns (pas pour rien qu’il est sur la jaquette, le bougre). Ici, ce sont une quinzaine de matchs qui vous attendent, vous permettant de revivre des moments historiques du clan, mais aussi des événements plus actuels. À la différence des matchs classiques, vous devrez ici réaliser différents objectifs pour tenter de reproduire les éléments des vrais matchs dont ils s’inspirent.
Pour le reste du contenu, les joueurs pourront compter sur différents modes comme Mon GM, qui vous permettra de jouer en local ou en ligne jusqu’à 4 joueurs, ou encore de profiter du jeu de cartes Ma Faction, ou encore Mon Univers, qui vous permettra de mettre en scène les matchs, mais aussi gérer des rivalités et autres options qui vous permettront de façonner votre propre vision du catch.
Une version Switch 2 mise à l’écart des autres
Si l’on peut souligner le soin apporté à la version Nintendo Switch 2, avec une stabilité de jeu idéale, on ne peut malheureusement s’empêcher de remarquer quelques défauts. Le principal défaut est que cette version ne prend pas en charge le cross-play ni le partage interplateforme des créations communautaires. Les joueurs sur Switch 2 ne peuvent ni télécharger ni partager des créations personnalisées (comme des catcheurs ou des arènes) avec des utilisateurs d'autres plateformes. De plus, la fonction d’importation d’images, essentielle pour créer des textures ou logos personnalisés, est présente, mais inactive. Donc autant dire que pour trouver des matchs en ligne en ce moment, c’est assez compliqué. Espérons que le online se remplira petit à petit.
Côté habillage graphique, la console s’en tire avec les honneurs. Il faut dire que le moteur du jeu commence à devenir vieillissant, et la modélisation de certains catcheurs peut commencer à dater. Il peut y avoir également quelques soucis de jeu de lumière, mais vraiment rien de problématique. Les temps de chargement sont corrects. Côté cinématique, nous aurons surtout le droit à des vidéos pré-enregistrées, commentées la plupart du temps par Paul Heyman (et sous-titrées en français, bien sûr).
Les joueurs auront aussi accès à tout un tas de menus de personnalisation pour les Superstars, les entrées, les musiques, les arènes etc. Côté gameplay, on est sur un à peu près entre la simulation et l’arcade. Le titre peut vite se montrer nerveux, mais il y a quand même pas mal de commandes et de combinaisons à maîtriser pour jouer dans des conditions optimales. On vous recommande vivement de suivre en premier lieu le tutoriel très complet du jeu. On regrettera seulement quelques soucis de collision pendant les matchs, qui peuvent intervenir avec les adversaires ou le décor, mais encore une fois, on parle de très rares cas. Le plaisir, quant à lui, est bien présent.