Nintendo Switch

The Library Of Babel

Test Switch

The Library Of Babel

Par ggvanrom - Le 16/04 à 09:00

Basé sur l’œuvre de de Jorge Luis Borgès La Bibliothèque de Babel, Tanuki Game Studio nous propose de découvrir sur Nintendo Switch leur premier jeu d’aventure / exploration dénommé The Library of Babel. Mais est-ce que le jeu arrivera à retranscrire le côté unique de son support original ? 

Des robots… et des chats

The Library of Babel nous propose de découvrir un monde se déroulant plus de 20 000 ans après l’extinction de l’espèce humaine, remplacée par des androïdes de toute sorte. Nous incarnons Ludovik, un chercheur fraîchement débarqué dans la Colonie pour résoudre un meurtre mystérieux. La Colonie est en effet en plein milieu d’un conflit opposant les adeptes de la Matriarche au culte Kaboriste mené par le Général Kabor qui a eu une révélation dans la Bibliothèque de la Colonie.

Ecarté de la Colonie pour être renvoyé au QG pour analyse, ce dernier s’est échappé dans la jungle. Disparu durant des mois, il est soudainement réapparu accompagné de son culte, à qui Kabor a révélé les secrets qu’il avait fait lui-même dans la Bibliothèque. Ce culte extrêmement dangereux mettra en peine Ludovik qui devra jongler entre phases d’aventure et d’infiltration. Ne nous le cachons pas, le concept de La Bibliothèque de Babel n’étant pas des plus évidents à comprendre, Tanuki Game n’a pas choisi la voie de la simplicité, et son histoire manque clairement de clarté, mais nous vous laisserons juge de cela.

Des airs de Metroidvania, mais juste des airs

Si The Library of Babel a effectivement des airs de metroidvania avec sa division en plusieurs zones, la comparaison s’arrête là. Le gameplay du jeu ne vous proposera pas une augmentation des facultés de Ludovik, ces dernières resteront au contraire extrêmement limitées. Ludovik devra ainsi alterner entre des phases de plateforme simples et des phases d’infiltration dans les zones occupées par le culte Kaboriste. Ces différentes phases seront aussi l’occasion pour vous de devoir résoudre différentes énigmes, et de dénicher des objets qui vous permettront d’avancer dans votre quête. 

Si les débuts sont relativement simples avec des phases de plateforme basiques, vous devrez rapidement faire face à des phases presque millimétrées, et affronter divers dangers (comme ces fichues lucioles…). Le titre arrive ainsi à alterner entre plateforme et infiltration, mais il faut avouer que les phases d’infiltration cassent grandement le rythme du jeu. L’autre point non négligeable c’est que Ludovik n’a pas de barre de vie. Un seul contact avec un ennemi ou un objet dangereux signe la mort du personnage. Des checkpoints sont heureusement présents en nombre, et nous permettent de respawn en échange de cristaux faisant également office de monnaie du jeu.

Enfin, le jeu propose un système de narration emprunté aux titres des années 90, ainsi qu’un inventaire permettant de combiner des objets, utiles pour résoudre des quêtes annexes et impératif dans d’autres cas. Enfin, le jeu propose de temps à autre des mini-jeux à l’occasion de l’entrée dans une nouvelle zone par exemple. 

Une belle direction artistique, pour beaucoup de soucis techniques

Si une chose peut surprendre les joueurs lors du lancement du jeu, c’est bien sa patte artistique. Le travail fait main donne vraiment un magnifique rendu au titre. Malheureusement avec les décors de ce type, il arrive fréquemment que les plateformes se confondent avec les éléments du décor (cela arrive fréquemment dans la jungle par exemple). Le jeu souffre également d’un problème dans la gestion de ses objectifs. L’objectif principal n’est pas suffisamment différencié des objectifs secondaires, ce qui fait que l’on peut facilement être perdu après avoir atteint certains points de l’histoire. 

Enfin, est-ce limité à la version Nintendo Switch, mais le jeu n’est pas exempt de soucis divers. Nous avons une traduction française comportant pas mal de fautes et de traductions trop littérales. Les patterns de certains ennemis sont irréguliers ce qui peut donner lieu à des zones extrêmement frustrantes cassant complètement le rythme. Enfin, à plusieurs reprises je me suis retrouvé avec des bugs sur des interrupteurs qui ne fonctionnaient pas, ou encore des ennemis que l’on peut coller aux basques en étant accroupis derrière eux, mais pouvant vous détecter 2 secondes après à plusieurs mètres alors qu’ils avaient le dos tourné. Généralement ces problèmes se résolvaient en redémarrant le jeu. Et enfin, les temps de chargement entre chaque zone sont relativement longs, surtout dans la colonie pour passer de l’extérieur à une habitation et inversement.  

6
Pour un premier titre, Tanuki Game Studio n’a pas vraiment choisi la facilité avec son inspiration de départ. The Library of Babel reste un titre beau, mais l’histoire à tendance à nous perdre et à se complexifier inutilement, l’infiltration est frustrante, et les soucis techniques entachent grandement l’envie de continuer l’aventure.

  • Une esthétique réussie
  • Plusieurs genres proposés dans l'œuvre
  • Diverses quêtes annexes à résoudre
  • Une histoire inutilement compliquée
  • Une traduction approximative qui n'aide pas à la compréhension
  • On se perd facilement dans les objectifs
  • Divers bugs techniques
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