Nintendo Switch

Seven Pirates H

Test Switch

Seven Pirates H

Par ggvanrom - Le 14/05 à 01:00

Si je vous dis eastasiasoft, Compile Heart et Felistella, les plus avertis d’entre-vous savent que nous n'allons pas parler d’un jeu culturel  aujourd'hui. Développé initialement pour les PS Vita japonaises, Seven Pirates H vous propose d’embarquer sur la mer en compagnie d'un groupe de jeunes femmes et d’un monstre pervers, dans un J-RPG extrêmement généreux niveau fan-service. Préparez vos petits doigts potelés, c’est parti pour l’aventure !

Je suis Parute, la future Reine des Pirates !

L’histoire de Seven Pirates H débute en nous introduisant Parute Kairi, une jeune femme dont l’ambition est de devenir une pirate légendaire. Malheureusement, son embarcation se retrouve détruite, la faisant s’échouer sur une île peuplée de monstres. C’est là qu’elle fera la rencontre de Otton, une créature rose déjà apparue dans les opus de la franchise Genkai Tokki. Alors que la jeune pirate résume rapidement qu’une fille avec une aussi petite poitrine ne peut pas venir à bout de sinistres créatures, Otton lui fait un double cadeau : Une boussole magique lui permettant de découvrir les différents trésors disséminés dans la mer de Monsupi, et une technique ancestrale permettant d’augmenter significativement les pouvoirs de notre héroïne : un massage de poitrine aux effets mystérieux.

Vous l’aurez compris, nous sommes une nouvelle fois sur un épisode au scénario et aux idées complètement WTF, mais qui s’assume à 100% et qui arrive à proposer sa dose de fan-service de manière totalement legit entre 2 combats. Au cours de l’aventure, Parute va rencontrer des monstres lambda au design très… prononcé, mais surtout des Monster Girls qui viendront lui prêter main forte. Elles parcourront l’océan ensemble, et découvriront ses trésors ainsi que ses plus sombres secrets.



Flotteurs à la mer !

Dans la forme, Seven Pirates H se construit comme un J-RPG tout ce qu’il y a de plus standard. Evoluant sur un navire en pleine mer façon carte du monde, votre objectif sera de vous laisser guider par votre boussole afin de vous rendre sur différents points d’intérêts. Vous aurez ainsi accès à des dialogues (plus olé-olé que réellement instructifs), des quêtes, mais aussi des îles et autres navires faisant office de donjons. Nous évoluons dans ces derniers dans un environnement 3D. Assez petits, les donjons fourmillent de monstres qui poppent régulièrement et avec qui il faudra entrer en contact pour déclencher les combats.

En parallèle, de nombreux éléments viendront grossir le gameplay. Les phases de « level-up » des filles qui n’ont rien de traditionnel, de nombreuses quêtes annexes pour tenter de récupérer objets, et argent, ainsi que la chasse aux Booby Kin, de petites créatures qui pourront nous assister de différentes manières durant les combat. Enfin, il sera également possible de trouver des sous-vêtements faisant office de pièce d’équipement, voire de les créer en récupérant les bons matériaux dans la nature ou sur les ennemis vaincus.

Malaxer, pétrir, pincer… tout un programme !

Lorsque vous vous lancez dans un combat, vous remarquerez rapidement que l’on est dans un système au tour par tour des plus classiques. Les plus rapides attaquent les premiers, et quand vient votre tour, vous avez le choix entre attaque standard, techniques, objets ou fuite. Les techniques nécessiteront des MP, qui se rechargent automatiquement après chaque action. Assez rapidement vous remarquerez que vos personnages ne montent pas de niveau. En revanche de temps à autres les filles gagnent des fluides de massage. Ces derniers vous permettront ainsi d’avoir accès à un menu dédié où il faudra « travailler » les poitrines de vos camarades grâce au pouvoir de Otton. Grâce au fluide récupéré, vous allez pouvoir malaxer, toucher, écarter, pincer les poitrines afin d’augmenter plusieurs caractéristiques comme la douceur, la fermeté, le poids voire même la taille de la poitrine des héroïnes. En se faisant vous augmentez leurs statistiques de combat, et bénéficierez également de bonus supplémentaires. Une forte poitrine imposant apportera à votre personnage un bonus d’attaque, tandis qu’une poitrine plate améliorera sa vitesse. Les manipulations sont à effectuer via l’écran tactile de la console, mais aussi avec les boutons (quoi de mieux qu’une séance de massage sur l’écran du salon durant le repas de famille dominical ?).

Complètement osé, et certains résultats frisant même parfois l’indécence, l’idée de cette manipulation mammaire est à la fois géniale, outrancière et cohérente dans son univers. Si on pourrait entendre certains s’offusquer du fait qu’il faille malaxer des poitrines pour améliorer des statistiques ou encore que cela donne une vision dégradante de la femme, on rappellera que ceci est la marque de fabrique de Compile Heart et Felistella depuis des années, et que ce côté fan-service outrancier a toujours été pleinement assumé. On sait donc à quoi s’attendre en prenant un jeu estampillé de leur logo.

Un J-RPG classique dans la forme

Pour en finir avec les combats, le titre repose également sur un triangle d'armes. L’eau bat le feu, le feu bat le vent, le vent bat l’eau. Il faudra donc apprendre à bien repérer les affinités de chaque monstre que vous croisez. Le titre a également le don de vous pousser à faire du grinding pour monter rapidement le niveau de vos personnages. Le titre peut se révéler assez corset corsé si l’on ne pense pas à régulièrement entraîner les filles, et un adversaire plus coriace que la moyenne est vite arrivé. Si l’on omet le design des monstres lambdas à forte connotation sexuelle, les développeurs ont intégré un système de taille dans une même famille où plus le monstre est grand et plus il est coriace.

Niveau particularité, une fois les MP des combattantes ayant atteint 200, elles rentrent en mode Arousal (excitation). Ce mode leur permettra de devenir insensibles aux changements de statuts, de frapper plus fort, et de déclencher une attaque ultime Enfin, impossible de conclure la partie combat sans parler de la capacité ultime de Otton qui sera impérative pour vaincre certains boss. Cette dernière prend la forme d’une action dans le menu capacité et vous demandera de peloter les filles durant 5 secondes pour faire grandir la jauge d’excitation de Otton. Une fois cette dernière à 100% il déclenchera sa capacité ultime.

Limite sur PSVita, clairement daté sur Switch

Si côté illustrations 2D le travail rendu est plus que correct de la part de Felistella, la 3D quant à elle se révèle assez sommaire. Les environnements sont extrêmement petits, les modèles 3D des personnages et des monstres manquent de finition, et l’esthétique globale du titre reste vraiment très sommaire en 2021, sans compter les surprises comme les murs invisibles ou le popping à 30cm du personnage.

Côté musique, si l’ensemble des pistes reste relativement correct pour un jeu de cet acabit, on pestera sur un choix technique des développeurs : celui de faire recommencer l’unique musique du stage après chaque combat. Quand on sait qu’on enchaîne de manière assez rapide les combats, ça peut vite devenir frustrant. Au niveau de la location, jeu de niche oblige, on se contentera de voix en japonais et de sous-titres en anglais. Enfin, les développeurs ont pensé à ajouter moult bonus accessibles dans le menu principal. Fluides de massage spéciaux, possibilité de repousser les limites du massage mammaire, nouveaux objets, il y a de quoi faire plaisir aux joueurs.

7
Si les jeux à contenu coquin ne vous ont jamais rebuté et que vous cherchez un petit RPG qui ne se prend pas au sérieux, Seven Pirates H peut être une bonne pioche pour vous. Clairement pas à laisser dans toutes les mains, le titre propose suffisamment de contenu pour ne pas simplement être réduit à un simple jeu de pelotage. Dommage cependant que l’esthétique n’ait pas été retravaillé sur Nintendo Switch.

  • Un univers coloré
  • Du fan-service qui s'intègre parfaitement au gameplay
  • Les sprites 2D des personnages
  • Un contenu plutôt conséquent pour un titre de ce genre
  • Comptez une vingtaine d'heures pour boucler le titre
  • Très en retard techniquement
  • Le titre pousse au levelling
  • Des donjons très petits et sans surprise