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Pokémon Bouclier

Test Switch

Pokémon Bouclier

Par ggvanrom - Le 23/11 à 20:30

Le 15 novembre 2019... date qui restera un bon moment dans les annales de Pokémon. Après un leak massif du contenu avant leur sortie et une levée de boucliers de la part de plusieurs fans sur les réseaux sociaux, l’heure est venue de se pencher plus en détail sur Pokémon Épée et Pokémon Bouclier. Après une cinquantaine d’heure à vadrouiller dans Galar et ses Terres Sauvages, voici l’heure du verdict.

*Test réalisé à partir d'une version payée par mes soins*

Galar : une terre qui a son quota de légendes.

Si vous vous attendiez à une révolution de la franchise Pokémon avec ce premier opus en HD, c’est loupé ! Pokémon Epée et Bouclier reprennent la formule que l’on connaît maintenant depuis plus de 20 ans. Habitant dans la région de Galar, inspiré de la Grande-Bretagne, nous découvrons notre héros dans le petit hameau dénommé Paddoxton entrain de suivre un match passionnant entre le maitre de la ligue Pokémon Tarak et son rival de toujours Roy. Débutant ce jour votre propre voyage initiatique en compagnie de votre voisin et rival Nabil, vous recevez des mains du Maître lui-même votre premier starter, à choisir entre le classique trio feu / eau / plante.

Votre objectif : faire le tour des villes de la région afin d’affronter les 8 champions d’arène pour avoir la possibilité de participer à la Ligue Pokémon et avoir une chance de défier le maître dans un match épique. Si dans la plupart des opus, on a toujours eu le droit à un élément perturbateur venant ralentir notre progression et lui apporter un peu de liant, force est de constater que cet opus est malheureusement assez linéaire, se contentant de nous faire voyager d’un point A à un point B avec bien souvent de simples messages du genre « maintenant direction la prochaine arène ».

Dynamax : Révolution ou Pétard Mouillé ?

Abandonnant les Mega Evolution et autres Capacités Z, Pokémon Epée et Bouclier font le choix de mettre un nouvel élément au centre de l’intrigue : le phénomène Dynamax. Sujet de recherche phare du professeure Magnolia, le Dynamax est un phénomène apparaissant uniquement à Galar, et qui permet à une personne possédant un bracelet vœux de pouvoir augmenter considérablement la taille de ses Pokémon, voire même leur apparence afin de lancer des attaques dévastatrices. Pouvant s’apparenter comme une fusion de la Mega Evolution et les Capacités Z, cette technique s’utilise uniquement des des lieux riches en énergie galarion comme les stades géants où nous attendent les champions d'arène, et durant les Raids Dynamax dont nous parlerons un peu plus tard.

Ce phénomène n’est pas illimité, ce gain de puissance dure exactement trois tours, et chacune de vos techniques est transformée en une attaque ultime rattachée à son élément. Si le phénomène Dynamax peut être enclenché par n’importe quel Pokémon de la région de Galar, un phénomène encore plus puissant peut être activé : le Gigamax. Accessible seulement par une petite poignée de Pokémon, cette phase en plus d’apporter un gain de statistique élevé change également l’apparence de votre Pokémon. Ainsi si vous possédez une sauvegarde de Pokémon Let’s Go Pikachu ou Evoli, sur votre Nintendo Switch, vous pourrez récupérer les deux Pokémon qui auront la capacité de gigamaxer. Tandis que Pikachu adoptera sa carrure rondouillette de l’époque de la 1G, Evoli quant à lui arborera une grosse fourrure. 

Si cette mécanique de gameplay est intéressante à voir à l’œuvre, dans le jeu en lui-même le phénomène Dynamax est loin d’être indispensable. Le jeu étant relativement généreux en ce qui concerne les points d’expérience, il m’arrivait souvent de faire tomber en un Pokémon adverse dynamaxé en utilisant simplement les affinités élémentaires. L’utilisation du phénomène sera bien plus intéressante durant les Raids sauvages, où nous devrons affronter des Pokémon dynamaxé durant tout le match et bénéficiant de multiples bonus dans cette condition. Vous devrez alors vous mettre jusqu’à 4 (en ligne ou généré par le jeu) pour faire tomber ces géants et avoir une chance de les capturer.

Une route toute tracée… littéralement…

Ce qui fait généralement le plaisir de l’aventure Pokémon, c’est le fait de pouvoir se balader sur les routes plus ou moins librement, emprunter les différents sentiers proposés, tomber sur des culs-de-sac proposant des trésors et Pokémon rares, et bien sûr affronter un tas de dresseur. Avec Pokémon Epée et Bouclier on aurait pu penser que les développeurs en profiteraient de ne plus être entravé par les limites techniques de la 3DS pour nous proposer des routes plus vivantes, et plus grandes, hélas ce n’est pas du tout le cas… Ce qui est d’autant plus dommage que les villes en elles-mêmes ont chacune un charme et une ambiance qui leur sont propres.

Le titre se compose au final d’une dizaine de routes principales, et si les routes 8 et 9 peuvent faire office d’exception avec leurs multiples embranchements, le reste des routes ne cassent pas 3 pattes à un Psykokwak. Des chemins linéaires, 2 ou 3 dresseurs pour meubler, et la faune Pokémon qui erre sans but dans les hautes herbes. Alors que dans certains épisodes on trouvait les routes trop longues, ici la plupart d’entre elles se bouclent en une poignée de secondes, et ne jouent quasiment pas avec le relief, tout est plat et vide. Et puisqu’on en est à parler de route, une d’entre-elles manque cruellement à l’appel : la mythique Route Victoire, avec ses couloirs interminables et ses topdresseurs cachés dans tous les recoins. La question est donc de savoir dans quoi est parti le budget alloué à la fabrication des routes. Dans l’aménagement des Terres Sauvages ?

Les Terres Sauvages, un concept intéressant mais mal amené.

Les Terres Sauvages… clé de voûte de cette 8ème génération censée apporter un tournant à la licence. Vous ne pouvez pas être passé outre les vagues de mécontentement sur les réseaux sociaux ces derniers jours, avec les multiples screens de texture d’arbre, et autres Pokémon au comportement buggué. Mais est-ce que ce bashing médiatique est mérité au final ? Pour rappel, ces terres s’étendent sur une bonne majorité de la carte de Galar. Tandis que les villes et routes sont plutôt situées en hauteur, surplombant les terres par des ponts et offrants quelques rares panoramas élégants, les Terres Sauvages quant à elles sont là pour permettre de rejoindre les diverses villes principales du jeu en attendant de débloquer le voyage rapide via le Taxi Corvaillus ou encore via le train. Divisées en plusieurs zones, chacune d’entre-elles possède son propre climat changeant chaque jour, et de ce fait possède également une faune se renouvelant constamment. Le gros avantage de ce lieu est qu’il est possible de croiser des Pokémon de divers types dès les premières heures de jeu, sans avoir à attendre d’arriver sur des routes spécifiques comme les anciens épisodes.

S'il vous est possible de rencontrer des Pokémon de nature diverse, il faut aussi prendre en compte que certaines zones ne sont tout simplement pas accessibles pour vous à cause d’un trop grand écart de puissance avec les créatures sauvages. Ne vous étonnez pas de tomber sur des créatures niveau 20 lorsque vous n’avez que votre starter niveau 7 dans votre poche. De ce fait, vous risquez de souvent abuser de Poké Poupée en début de jeu. Et bien sûr le gros avantage réside dans le fait de se faire rapidement de l’expérience, et aussi d’attraper tout ce qui vous passe sous la main pour remplir votre Pokédex Régional qui pour le coup a été réduit à 400 créatures venues des 7 générations connues à ce jour ainsi que les nouvelles créatures de cet opus. En revanche n’espérez pas attraper de puissantes créatures de suite, le jeu ne vous l’autorisera tout simplement pas, se contentant de vous afficher un message d’alerte « ce pokémon a l’air très fort ». Pour pouvoir les attraper, il vous faudra obtenir les badges des champions, ce qui augmentera la limite maximale de niveau des Pokémon que vous pouvez capturer par tranche de 5.

Mais en dehors de ça, à quoi servent les Terres Sauvages ? Principalement à mettre en avant l’aspect communautaire du jeu, en proposant de combattre jusqu’à 4 simultanément dans des Raids Dynamax en vous rendant dans les antres, ces trous sortant du sol d’où jaillissent des faisceaux rouges ou violets. Plus le Pokémon arbore d’étoiles, plus son niveau est puissant, lui octroyant divers bonus comme un bouclier de protection, comme la possibilité d’attaquer plusieurs fois, tout en étant constamment en forme géante. Si vous pourrez combattre les monstres jusqu’au rang 3 étoiles sans soucis en solo, avec 3 dresseurs en renfort généré par la console, les rangs 4 et 5 étoiles demanderont des Pokémon plus préparés, et jouer entre amis ou avec des inconnus sera rapidement indispensable pour capturer les créatures les plus puissantes et obtenir les récompenses les plus prestigieuses.

Lesdites récompenses sont constituées de plusieurs éléments : des watts servant de « monnaie » dans les Terres Sauvages, des baies, des bonbons de toutes tailles pour faire gagner des points d’expérience à vos Pokémon, des trésors à revendre contre des Pokédollars, et des Disques Techniques (DT), qui renferment des techniques à usage unique à apprendre à nos monstres. Oui, les CT étant devenues à usage illimité depuis quelques années, les DT sont donc les CT de nos premières générations de jeux sur Game Boy, souvenirs souvenirs… Pour revenir sur l’importance des watts (W), ils font vous permettre d’améliorer la recharge de votre vélo une fois que vous l’aurez débloqué, et ils vous permettront d’acheter des DT et objets supplémentaires aux vendeurs disséminés sur l’aire de jeu. 

Amis PokéCampeurs, sortez vos tentes.

Remplaçant la Poké Récré, lieu coupé du temps dans les opus précédents, Game Freak a opté plus une activité en plein air pour s’occuper de nos bestioles : le Poké Camping. Ainsi entre deux parties, il vous suffit de vous rendre dans le menu du jeu pour choisir de hisser votre tente, et de laisser vos compagnons se dégourdir les pattes. La première option accessible est de siffler nos créatures pour « papoter » et jouer avec elles (secouer un plumeau ou lancer une balle), afin de développer de l’affection, essentiel pour l’évolution de certains Pokémon, et débloquant aussi des bonus durant les combats contre les PNJ, comme la possibilité pour un Pokémon de guérir de lui-même d'un problème de statut, ou encore de survivre à une attaque qui aurait dû le mettre KO.

Le second élément est la possibilité de préparer du curry en utilisant les baies récoltées ainsi que quelques ingrédients comme du poireau, des nouilles etc. S’ensuivra alors un mini-jeu qui vous demandera d’attiser la flamme sous le fait-tout et de mélanger la préparation sans en faire déborder la moindre goutte. Une fois le mini-jeu passé, c’est l’heure de la dégustation et de la notation. En tout, c’est une centaine de recette différente que vous pourrez vous amuser (ou pas) à trouver. Si ce principe peut paraître inutile de prime abord, il s’avère assez pratique avec les meilleures recettes, permettant de récupérer vos PV, ainsi que vos PP, mais également augmenter l’affection de vos Pokémon, et même leur faire gagner de l’expérience. Une bonne idée si vous n’avez pas envie d’interrompre votre progression parce que vous n’avez plus de potions en stock.

Autre nouveauté de cette génération : Le Poké Service. Disponible via les PC des Centres Pokémon, il s'agit d'une série de petits boulots qui vous demandent d'envoyer plusieurs Pokémon en renfort pendant une durée que vous fixerez vous-même, afin que vos créatures gagnent de l'expérience et vous rapporte des objets. Pratiques si vous souhaitez augmenter le niveau de vos créatures sans pour autant les avoir avec vous dans votre équipe. Un peu plus tard, vous débloquerez même des travaux qui vous permettront d'influer sur les statistiques de vos Pokémon, à la manière de la Protéine ou du Fer par exemple.

Une histoire beaucoup trop effacée.

Ah la Grande-Bretagne, Terre qui a connu la Légende Arthurienne dont est clairement inspirée une partie de l’histoire de Pokémon Epée et Bouclier. Sans entrer dans les détails pour laisser la surprise à ceux ne possédant pas encore le jeu, notre périple vers la place de Maître Pokémon permettra d’en apprendre un peu plus sur la région de Galar ainsi que ses légendes, et plus précisément ses Pokémon Légendaires Zacian et Zamazenta. Si d’ordinaire les intrigues autour des Pokémon Légendaires prennent toujours une place assez importante dans l’intrigue, cet épisode fait le choix de les relayer presque au second plan. 

Notre aventure principale se résume à faire le Tour de Galar afin de récolter des badges, allonger les dresseurs sur la route, et développer vos relations avec votre voisin Nabil, mais également deux autres rivaux : Travis et Rosemary, cette dernière est supportée par un fan-club : la Team Yell. Oubliez d’ailleurs le principe de Team Rocket ou autres Team Aqua / Magma avec leurs plans machiavéliques. La Team Yell n’est qu’un fan-club qui veut à tout prix voir la jeune Rosemary devenir Maître, et qui met des bâtons dans les roues des autres participants de la compétition. Pour parler poliment, ce ne sont au final que de simples trublions. 

L’histoire quant à elle devra se contenter de morceaux d’intrigues donnés par Sonya, la petite-fille du professeure Magnolia, qui vous racontera ou fera une trouvaille sur les légendes de Galar après une victoire contre un champion en règle général, et vous laissera vous remettre ensuite sur la route, sans au final réellement comprendre l’intérêt de la chose. L’histoire est au final extrêmement linéaire et n’aura qu’un ersatz d’intrigue à la fin du jeu, avec un minimum de surprise. Pour en apprendre davantage sur les légendaires, il faudra vous rabattre sur le scénario postgame.

En revanche bon point pour la ligue Pokémon en elle-même ! Nous découvrons cette fois-ci une dimension plus « humaine » de la quête des badges. Plusieurs centaines au début de la compétition, les challengers se compteront au final sur les doigts d’une main à la fin du périple. Concernant l’acquisition des badges, vous devrez certes affronter dans un match les champions locaux, mais avant cela vous devrez résoudre une énigme faisant office d’épreuve comme dans Soleil et Lune. Quizz, mini-jeux, casse-tête, il y en aura pour tous les goûts. Enfin, la partie finale de la ligue Pokémon ne consistera plus à affronter le Conseil des 4, mais prendra cette fois-ci la forme d’un championnat, et celui décrochant la première place aura le privilège de défier le maître de la ligue Pokémon. 

Une technique dans les (Pika)choux.

Avec l’arrivée de 8ème génération de jeux Pokémon sur Nintendo Switch et donc le passage à la HD, beaucoup de gens ont pensé avoir le droit avec Pokémon Epée et Bouclier à un monde aussi dépaysant qu’un certain Breath of the Wild. Mais beaucoup semblent encore avoir du mal à comprendre que les deux firmes n’ont pas les mêmes effectifs dans leur équipe de développement, ce qui crée à chaque sortie un sentiment de déception chez plus d’un joueur. L’aventure proposée avec Epée et Bouclier est qu’on le veuille ou non agréable à suivre. Mais malgré les qualités qui font que l’on n'arrive pas à se détacher de la licence, les soucis mis sous silence sur console portable sont désormais mis en exergue sur Nintendo Switch.

Comme dit plus haut, les différentes villes ont un charme absolument indéniable, que ce soit Paddoxton perdue dans la campagne et entourée de Moumouton, la ville de Ludester comme piégée dans la glace, ou encore Corrifey dissimulée dans le cœur d’une forêt avec ses champignons phosphorescents qui lui donnent cette ambiance si particulière. Si chaque ville a le droit à sa propre thématique, il est dommage qu’elles n’aient pas eu le même traitement en matière de développement. Greenbury et Smashings se contentant d’abriter une arène et basta.

Les Terres Sauvages accusent également le coup pour ce qui est de l’aspect technique. Passé la découverte des premières heures, on se rend compte que cette vaste zone promise à l’ouverture rétrécie au fur et à mesure de notre progression dans le jeu. Tant et si bien qu’une fois le jeu terminé, on a juste l’impression d’avoir un « Parc Safari » plus grand que ce que nous avions connu sur consoles portables. Les terres sont divisées en plusieurs zones ayant chacune leur propre météo quotidienne, et vu que certains Pokémon ne sortent à certains endroits que sous des conditions météorologiques spécifiques, cet aspect safari nous pousse à revenir encore et encore pour tenter de dénicher la perle rare. Personnellement j’ai rongé mon frein de ne pas avoir de conditions météorologiques adéquates pour avoir un Tarsal en début de partie.

Pour ce qui est de l’aspect technique dans ces Terres Sauvages, il semble vraiment y avoir un contraste avec le reste de l’aventure, comme si toute une partie de l’équipe de développement n’avait travaillé uniquement sur cet élément, et l’avait greffé au jeu principal à la fin du développement. Si les villes et les routes avaient le droit à un travail relativement soigné, les Terres Sauvages ne sont au final que de grandes zones ouvertes changeant d'aspect à certains endroits pour proposer un relief plus rocailleux ou encore plus « mystique ». Si les textures en elles-même ne sont pas fameuses, cela n’empêche en rien de profiter de nos excursions. Là où ça commence à piquer en revanche, c’est quand on chevauche la bicyclette et que nous subissons des micro-freezes entre deux changements de zone, quand la pluie tombe abondamment, ou qu’un peu trop de Pokémon popent en même temps.

Ce problème de Pokémon qui popent se pose également sur les routes d’ailleurs. Alors que le PokéCamping nous permet de voir nos Pokémon interagirent entre eux, bavarder, jouer etc., les Pokémon sauvages quant à eux sont posés de manière aléatoire sur la carte, n’ont aucune interaction entre eux, et se contentent de vous courser si vous passez un peu trop rapidement près d’eux. N’espérez pas voir deux Ponyta courir gaiement au coeur de la forêt, ou un Mimisange faire la misère à un chenipan. Peut-être en demandons-nous trop, mais cet aspect aurait pu contribuer à rendre la faune un peu plus vivante.

Et le dernier point qui aura fait couler des litres d’encres, le fameux Pokédex National, et cette déclaration qui se résume à dire que si tous les Pokémon ne sont pas présents dans le jeu, c’était pour se recentrer sur la remodélisation « de zéro » de toutes les créatures et animations pour ce nouvel épisode. Outre le fait que les dataminers ont manifestement trouvé que les modèles utilisés dans Epée et Boucliers sont les mêmes que dans Soleil et Lune, un filtre HD en plus, c’est surtout l’animation des attaques qui en a fait criser plus d’un. Si personnellement j’adore les animations des nouvelles attaques comme le Ballon Brûlant de Pyrobut ou encore le Gladius Maximus de Zacian, les rendus comme l’attaque double Pied, ou d’autres plus standards qui n’ont pas bougé d’un iota depuis Soleil et Lune et sont vraiment cheap en 2019.

Une levée de boucliers justifiée ?

Je risque de me faire l’avocat du diable, mais dans le fond, est-ce que le fait que les animations aient déjà été faites sur un ancien épisode font d’Epée et Bouclier de mauvais opus ? Est-ce qu’une texture d’arbre qui a été prise en photo plus de fois qu’un chat sur un réseau social fait que cette génération est mauvaise ? La guillotine lâchée par les fans tient avant tout d’un souci de mise en forme, et c’est vrai que sur bien des aspects, le titre aurait mérité plus d’efforts au niveau de la finition. Il s’agit pour rappel d’un des premiers titres HD signé Game Freak, aux côtés de Little Town Hero et Giga Wrecker Alt., et bien que chaque épisode se vende par palettes entières, ils n’ont pas pour autant la puissance de feu qu’un Nintendo, Sony ou Microsoft au niveau des équipes de développement. Alors oui certains mettent en avant le fait que le jeu aurait pu être repoussé pour être peaufiné, mais le jeu vidéo Pokémon doit être un des jeux le moins permissif en matière de retard, car certes il y a les jeux vidéo, mais il y a surtout tout le merchandising qui pousse derrière : jouets, cartes, série tv, fêtes de fin d’année etc., 

En toute honnêteté, oui j’ai pris énormément de plaisir à découvrir cette région de Galar, je trouve personnellement les nouveaux Pokémon très attachants, j’adore l’ambiance qui se dégage des villes, cette dimension plus compétitive avec cette nouvelle formule de la Ligue Pokémon et son Tournoi des Médaillés, et je trouve également que la musique a gagné en qualité dans cet opus avec les thèmes de combat dans les stades ou encore certains airs dans les Terres Sauvages qui donnent une ambiance folklorique à l’aventure. Toute la dimension stratégique a subi une évolution avec cet épisode, proposant aux joueurs de changer la nature de leurs Pokémon et d'influer avec plus d'aisance sur leurs statistiques. Cet aspect désintéressera une partie du public, mais le fait que ce soit présent permet de mettre en avant un aspect de la licence trop méconnu. Alors certes le jeu n’en est pas moins exempt de défauts qui méritent que l’on appuie dessus, mais personnellement je préfère que cela se fasse de manière constructive, plutôt que de se contenter de pointer du doigt une texture d’arbre sur Twitter ou de descendre une note volontairement à coup de zéro sans autre argumentation que "ils ont viré Nidoqueen".

8
Qu’il est difficile de rendre un test sur Pokémon Epée et Pokémon Bouclier actuellement tant la communauté semble sur des charbons ardents depuis le 15 novembre… En un mot comme en cent : j’ai adoré cet épisode. L’aspect compétition mis en place par cette Ligue Pokémon, la découverte de la nouvelle génération de monstres, mais aussi les nouveaux environnements et les musiques offertes par le jeu. Certains pesteront que le Pokédex ait été tronqué de plus de 50% de son contenu (400 Pokémon à Galar sur les 890 existants), ou encore sur le souci du détail de certaines textures ou animations, mais en soi, ces derniers points ne m’ont pas donné l’envie durant plus de 50 heures de jeu de ranger ma console par frustration. Oui des problèmes techniques sont bien là, mais ils n’empêchent pas les plus jeunes comme les plus âgés de s’offrir un bon moment de partage intergénérationnel.

  • Une nouvelle région riche en folklore
  • Une 8ème génération qui dévoile quelques pépites de poche
  • Les Terres Sauvage qui offrent un avant-goût de ce à quoi pourrait ressembler les futurs jeux
  • Une bande-son qualitative
  • Présence d'un Post Game et de la Tour de Combat
  • L'aspect stratégique rendu plus accessible
  • Le Dynamax qui offre un bon compromis entre Mega Evolution et Capacité Z
  • Les raids Dynamax jusqu'à 4 joueurs pour attraper de puissants Pokémon
  • Un grand choix vestimentaire pour personnaliser notre héros
  • L'accès aux boîtes Pokémon depuis le sac
  • L'histoire des légendes de Galar trop mise en retrait
  • Des routes trop courtes entre les villes
  • Où est passée la Route Victoire ?
  • 400 Pokémon sur 890, forcément des fans pestent de ne pas voir leur chouchou
  • Des animations d'attaque toujours aussi cheap en 2019
  • Les Terres Sauvages restent sous-exploitées et manquent de finition
  • On aimerait voir une faune plus "vivante"