Nintendo Switch

Mayhem Brawler

Test Switch

Mayhem Brawler

Par guyoon - Le 14/08 à 14:00

Depuis quelques années, les studios indépendants ont créé quelques Beat them all de qualité. L'année dernière, Streets of Rage 4 est sorti et a mis tout le monde d'accord. Aujourd'hui, le studio Hero Concept tente de reprendre la direction artistique du jeu de Dot Emu pour créer sa propre licence. Cela suffira-t-il ?

Un Beat them all avec une histoire ?

Mayhem Brawler vous permet d'incarner l'un des 3 superflics de l'agence de police nommée Stronghold. Jouable en coopération uniquement local, le trio a des spécificités différentes selon le personnage choisi. Trouble est un homme armé de griffes qui est moyen dans tous les domaines. Dolphin est le costaud du groupe qui frappe fort mais qui est lent. Enfin, la jeune femme flic, nommé Star, est agile mais peu puissante. Le casting, d'un classicisme absolu, n'est pas très étoffé et rappelle les premiers jeux du genre comme Streets of Rage 1. Justement, l'inspiration est évidente.

Vous le voyez sur ces images, le jeu du studio Hero Concept arbore une direction artistique au style bande dessinée faisant écho au visuel d'un Streets of Rage 4. Les détails sont cependant moins présents et c'est surtout dans l'animation que la différence est flagrante. Elle est moins détaillée comme s'il manquait des images. Effet volontairement rétro ou non, cette rigidité est étrange. Les environnements sont plutôt jolis et variés durant la dizaine de niveaux traversée dans le jeu. Mayhem Brawler se veut beaucoup plus narratif que son modèle. Entre chaque stage, une bande dessinée, mettant en scène les héros et antagonistes du titre, se dévoile devant vos yeux. Les dialogues, doublés en anglais, sont accompagnés d'une colonne permettant de lire les SMS des personnages. Aussi, à la suite de cette cinématique, il arrive que l'on vous propose un choix symbolisé par 2 couvertures de comics. La décision que vous prenez a effectivement un impact sur le stage que vous jouez ensuite mais il ne s'agit pas d'un embranchement scénaristique. Ce choix réduit le nombre de niveau joué pour terminer le jeu mais permet une évidente rejouabilité bienvenue pour le genre.

Le déroulement d'un niveau est très classique et n'a pas de surprise comme des courses poursuites ou les célèbres phases en ascenseur du jeu de Sega. Les stages sont composés de 2 ou 3 zones séparées par des temps de chargement. Ces derniers sont un poil long, dommage. Chaque niveau se termine par un boss. Ces redoutables ennemis ont des paterns différents et sont, la plupart du temps, des personnages importants dans l'histoire. Lors de l'affrontement, une musique leur est consacrée. D'ailleurs, les compositions musicales, d'avantage d'ambiance, sont dans un ton film policier raccord à la profession du trio. Les bruitages sont efficaces et percutants.

Pif Paf Pouf !

Les patern des ennemis sont assez diversifiés pour vous forcer à utiliser correctement la panoplie de coups et de mouvement mise à votre disposition pour chaque personnage. En plus du combo de base, vous pouvez effectuer une attaque spéciale (2 fois avant + bouton Y) pour balayer plusieurs méchants en même temps. Il est possible d'attraper un ennemi pour le frapper ou effectuer des prises. Si un adversaire, comme un vampire, tente de vous croquer, vous pouvez vous dégager en faisant une attaque de Super. D'ailleurs, celle-ci casse n'importe quelle offensive adverse et vous pouvez la réaliser sur place ou en avant. En contrepartie, elle est limitée. Vous disposez de 3 jauges bleues de Super qui se remplissent en cognant les ennemis. La course et les divers coups de pied sauté aident à se défaire des vagues d'ennemis allant parfois jusqu'à 15. Le jeu ne permet pas d'activer un Ultra qui nettoie l'écran, il faut être mobile et surveiller les brigands équipés d'une arme à feu. Contrairement à Streets of Rage, Mayhem Brawler permet de ramasser les pistolets et mitraillettes pour se défendre. Cependant, ces armes cassent le rythme du jeu. Attendre qu'un ennemi se relève pour lui envoyer un salve de balle n'a rien de passionnant dans un beat them all. On préfèrera ramasser une batte ou un tuyau pouvant être lancé, mais pas rattrapé. Peu banal pour le genre, les héros de Mayhem Brawler peuvent se mettre en garde. Cette mécanique, qui vous fait perdre un minimum de vie, permet d'économiser les précieuses recharges bleues évoquées précédemment.

Petite originalité, le jeu a un système d'icone qui modifie l'état des personnages alliés ou ennemis. Un adversaire se relève plus lentement s'il a le logo d'un canard jaune. Un bouclier bleu vous indique que ce méchant est plus résistant. Une goutte de sang au dessus de la tête de votre héros vous montre qu'il est infecté et continue à perdre de la vie. Une quinzaine d'état ont été conçue pour modifier les parties. Sur le papier, cela semble prometteur. Dans les faits, ces icones sont peu utiles et rendent même l'expérience plus laborieuse parfois. Dommage. Une fois le mode histoire terminé, le mode Arcade se débloque. Celui-ci vous autorise à recommencer le jeu avec un seul crédit. Aucun autre mode ni personnage jouable supplémentaire ne sont disponible. Ainsi, la durée de vie devient alors minime ...


 

6
Avec sa douzaine de niveau ainsi que la pauvreté de ses modes de jeu et de son casting, Mayhem Brawler semblait mal parti. Cependant, le jeu du studio Hero Concept reste très agréable à jouer grâce à son gameplay et sa direction artistique. Aussi, il sait nous surprendre avec des choix de niveau et un système d'icône d'état unique. Mayhem Brawler cogne moins fort qu'un Streets of Rage mais pourrait être une bonne alternative pour les amateurs du genre.

  • Direction Artistique réussie
  • Choix des niveaux pour une meilleure rejouabilité
  • Beat them All scénarisé
  • Contenu rachitique
  • Casting trop banal

guyoon

On n'voit pas les Jeux du même Oeil
Pas d'images pour ce test.