Nintendo Switch 2

Resident Evil 7 biohazard Gold Edition

Test Switch 2

Resident Evil 7 biohazard Gold Edition

Par Lotario - Il y a 4 heures

La Nintendo Switch a bénéficié d’une version Cloud de Resident EVil 7 qui tournait plutôt bien mais nous rendait à la fois dépendant de la stabilité des serveurs et d’une connexion, bridant ainsi le côté nomade de la console. Voilà qui se corrige avec cette nouvelle version Nintendo Switch 2 Edition. Nous avons eu le plaisir de la tester grâce à un exemplaire fourni par Capcom. Ce test reprend mot pour mot le test qui avait été fait sur la version cloud, hormis la dernière partie qui va s’axer la technique de la version Switch 2. Pour rappel, le titre sort le 27 février, même jour que l’opus 8 et le très attendu Resident Evil Requiem.

Les Baker vous ouvrent leurs portes

Tout débute par une vidéo enregistré d’une jeune femme, Mia, qui demande à son cher et tensdre, Ethan, de venir la sauver. Ethan semble surpris puisque Mia a disparu depuis près de trois ans, mais outre sa surprise, il ressent essentiellement un soulagement. Il décide alors d’aller la chercher là où elle lui a indiqué de venir, à Duvley en Louisiane. Ethan se met en route et finit par arriver près de la maison des Baker. Toutefois, il semble que des événements étranges aient court dans le coin et tout particulièrement des disparitions inquiétantes (ce qui rappellera aux connaisseurs quelque peu les événements de la montagne Arkley en 1998). Revenons à Ethan qui se retrouve désormais devant cette immense demeure au portillon clos.

Après avoir contourné la propriété, il tombe sur des situations qui lui semblent à la fois étranges et inquiétantes. Qu’en est-il de Mia ? Il trouve une annexe par laquelle il parvient à entrer. Après avoir découvert une vidéo d'événements ayant eu lieu dans la maison précédemment, il parvient à accéder au sous-sol, trouvant alors Mia retenue prisonnière. Les retrouvailles ne sont pas moins étranges que le reste.. Le traumatisme peut-être. Malgré tout, Mia tient des propos parfois lunaires. Après avoir traversé quelques pièces, Mia semble changer et s'en prend violemment à Ethan ! Plus perturbant encore, elle revire et redevient la douce Mia (pour l’appeler ainsi). Ethan finit par tomber sur Jack, patriarche de la famille, et se fait mettre Ko avec une facilité déconcertante. C’est alors l'occasion de rencontrer cette accueillante famille Baker composée de Jack, Marguerite, Lucas et Zoé. Il faudra alors “tenter de survivre dans un monde d’épouvante…”.

Le retour de la survie

L’élément le plus frappant n’est autre que la vue à la première personne. Un choix étonnant et inédit en soi (on ne compte pas les spin off en rail shooter bien évidemment). Après un sixième opus très orienté action, on aurait pu craindre un jeu trop FPS. Mais il n’en est rien. Cette caméra rend le titre très immersif et ce, grâce à une gestion des lumières et des environnement comme jamais la saga nous en avait offerte (RE7 a permis d’inaugurer le nouveau moteur maison de Capcom , le RE Engine). D’ailleurs, Ethan n’est pas rapide. Ses mouvements sont plutôt lents et même la course ne vous donnera pas l’impression de faire preuve d’une habileté hors pair. Il est aussi possible d’exécuter un demi-tour facilement en combinant B et bas. Autre nouveauté, Ethan est en capacité de parer une attaque. Bien que cela n'exempte pas de recevoir des dégâts, cela a l’avantage de les réduire. Il est alors souvent préférable de se cacher plutôt que choisir l’affrontement !

Car croyez-nous, le titre est loin d’être facile, il est donc capital d’être prudent. Les munitions ne sont pas légion et leur manque se fait régulièrement sentir. Il en est de même pour les objets de soin que l’on trouve ponctuellement. Il est aussi possible de combiner des éléments afin de créer de quoi vous soigner et vous agrémenter de munitions. Malgré cela, ce n’est pas l’opulence qui vous attend. La survie est bien de retour. En outre, et afin de bien faire sentir au joueur que la série fait un retour aux sources, vous retrouverez avec grand plaisir son système d’énigmes et de clés laissant alors place à un level design ingénieux nous obligeant à revenir dans des lieux déjà visités. Dans un sens, Resident Evil 7 est plus proche du premier opus que nul autre titre même dans la structure de la maison Baker.

Les Baker, et plus si affinité

Resident Evil 7 avait eu son lot de DLC et cette version nous permet de tous les avoir avec le jeu lui-même. Ainsi, si vous souhaitez profiter davantage de l'hospitalité des Baker, vous serez servi. Bien évidemment, il est conseillé d’avoir fini le titre pour s’y plonger. Vous trouverez ainsi les fameuses vidéos interdites dans lesquelles plusieurs éléments liés au scénario sont retranscrits comme par exemple comment tout à commencé (ou ce qui a pu se passer dans cette maison avant l’arrivée d’Ethan). Deux autres modes se déroulent post game, ainsi, pour ceux ne connaissant pas l’histoire, nous préférons ne rien dévoiler (sait-on jamais). Toutefois, cela permet d’étoffer un peu plus l’histoire ou découvrir un personnage totalement inédit : Joe Baker). Deux autres modes ressemblant plus à des bonus un peu décalés sont disponibles à l’instar du 55° anniversaire de Jack ou du mode “Ethan must die” (un “die and retry” en somme). Il y a de quoi faire et une fois de plus, le challenge est au rendez-vous.

 

Un monde d’épouvante dans une si petite machine

Soyons clairs de suite, on ne va pas comparer ici cette version avec celle de la PS5 ou Series X, pour une simple raison, ces deux dernières ne fournissent pas la même puissance, ni la même architecture. Il est donc évident que la version Switch 2 est un poil moins fine. Toutefois, il est plus important de dire que nous avons été bluffé par le titre surtout en mode portable, c’est très fin, les jeux de lumières ont un rendu plus que bon et offrent une immersion garantie. Jouer à Resident Evil 7 en nomade avec un casque sur les oreilles, au fond de son lit, dans le noir, c’est un réel pied ! La fluidité est au rendez-vous et pour être transparent, nous avons lancé le jeu en nomade pour la première fois, la fluidité nous a de suite interpellé.

En mode TV, le titre s’en sort aussi vraiment très bien. On notera cependant quelques textures quelque peu disgracieuses lorsque l’on est collé à un éléments comme un clavier numérique ou encore certaines portes (mais rien de bien dommageable sur toute l’expérience). Le titre tourne aussi très bien et reste fluide (on a eu peut-être une seule micro saccade en plus de 10 heures de jeu). La plupart des textures sont aussi très bonnes pour la console et le tout reste très détaillé. Le titre s’en sort vraiment bien et est très agréable sur la Switch 2. Enfin, nous revenons aussi sur l’ambiance sonore qui reste excellente, et contribue avec brio à une atmosphère pesante. D'ailleurs, les haut-parleurs de la console offrent ici aussi une expérience sonore très qualitative.

8
Resident Evil 7 n'a plus ses preuves à faire comme renouveau de la saga. Toujours aussi plaisant à parcourir avec son ambiance oppressante et sa difficulté qui nous oblige à "survivre", nous avons pris un réel plaisir à parcourir de nouveau la maison des Baker sur la dernière née de Nintendo. Il faut admettre que le jeu brille en mode nomade et que la console nous gère à merveille la colorimétrie, les noirs ainsi que les effets de lumière. Il reste à must have pour les joueurs exclusivement Nintendo qui souhaitent enfin le découvrir tout comme ceux qui souhaitent s'y replonger tout en bénéficiant du côté hybride de la console !

  • Un retour aux sources plaisant ainsi qu'un scénario prenant...
  • Une atmosphère incroyable (une vétusté magnifique si l'on peut le dire ainsi)
  • Le titre est fantastique en mode portable...
  • Tout le contenu (Pas mal de DLC intéressants inclus)
  • ... Mais avec une dernière partie un peu moins passionnante
  • Une vue à la première personne qui ne plaît pas à tous
  • .. Quelques textures disgracieuses de près en mode TV