Nintendo Switch 2

Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition

Test Switch 2

Devil May Cry 5 Devil Hunter Edition

Par Lotario - Il y a 22 heures

Devil May Cry 5 est l’un des meilleurs jeux d’action de sa génération et un véritable retour aux sources pour la saga légendaire de Capcom. Treize ans après le dernier volet numéroté, DMC5 a su conquérir critiques et fans en 2019 en proposant une expérience explosive, stylée et ultra dynamique. Que vous soyez un chasseur de démons chevronné ou un nouveau venu dans le monde de Sparda, ce test vous donnera toutes les clés pour comprendre pourquoi Devil May Cry 5 reste, encore aujourd’hui, une référence incontournable du Beat Them All. Cette version Devil Hunter Edition sera disponible le 23 juin 2026 sur Nintendo Switch et c’est au travers d’une version fournie par Capcom que nous avons réalisé ce test.

L’héritage de Sparda

La série Devil May Cry est née en 2001 avec un premier épisode développé par Hideki Kamiya chez Capcom. Elle met en scène des chasseurs de démons mi-humains mi-démons qui combattent les forces des Enfers. Au centre de la saga se trouve la lignée de Sparda, un démon légendaire qui s’est retourné contre son propre peuple pour protéger le monde humain. Ses fils, Dante et Vergil, ainsi que leurs descendants, portent ce lourd héritage. La franchise s’est rapidement imposée comme une référence du genre action-hack and slash grâce à son style ultra dynamique, sa mise en scène rock’n’roll et son système de combat profond qui récompense la maîtrise et la créativité du joueur. Au fil des épisodes, l’histoire explore les conflits familiaux, la dualité entre humain et démon, et la lutte éternelle entre les deux mondes.

Devil May Cry 5 sort en 2019, près de onze ans après le quatrième volet. L’histoire se déroule cinq ans après DMC4 et suit les événements de la ville de Red Grave, envahie par une étrange horde de démons et une plante gigantesque appelée Qliphoth. Nero, désormais indépendant, arrive avec son bras démoniaque et son équipe pour enquêter, tandis que Dante et une nouvelle figure mystérieuse nommée V font leur apparition. Le jeu réunit enfin les trois générations de la famille Sparda dans une conclusion épique et très attendue. Capcom livre ici un titre qui respecte l’héritage de la licence tout en modernisant la formule, avec des graphismes Next-Gen, un gameplay en 3D libre sur RE Engine et un retour en grâce salué par la critique et les fans à sa sortie.

Quatre personnages pour quatre fois plus de Stylish !

Nero est le personnage le plus accessible et le plus agressif du casting. Il dispose de son bras démoniaque Devil Breaker qui lui offre des outils variés (grappin, explosions, boucliers, etc.) qu’il peut changer en cours de combat. Son style de jeu encourage un mélange de combos rapprochés au Red Queen (son épée) et d’attaques à distance avec le Blue Rose (son revolver). Nero excelle dans la mobilité grâce à son Devil Trigger partiel qui lui permet de planer et de réaliser des enchaînements aériens spectaculaires. Son apprentissage est progressif : plus le joueur maîtrise ses Breaker et ses Exceed (surpuissance de l’épée), plus il devient dévastateur.Nero incarne la jeunesse et la rage brute, parfait pour les joueurs qui aiment foncer dans le tas tout en gardant une grande liberté de mouvement.

V propose une approche totalement différente et très rafraîchissante. Incapable de se battre directement, il invoque trois familiers : Griffon (à distance), Shadow (mêlée) et Nightmare (gros tank). Le gameplay consiste à diriger ces créatures tout en se déplaçant sur le champ de bataille pour positionner les invocations. V est plus lent et fragile, ce qui oblige à une gestion stratégique et à une bonne lecture des patterns ennemis. Son Devil Trigger fait apparaître Nightmare sous sa forme complète pour des dégâts massifs. V est le personnage le plus « chef d’orchestre » de la série, idéal pour ceux qui apprécient le contrôle multiple et une ambiance poétique et sombre, renforcée par ses citations littéraires.

Dante reste le roi du style et de la polyvalence. Il possède son arsenal légendaire (Rebellion, Ebony & Ivory, etc.) et peut switcher entre quatre styles de combat en temps réel : Trickster (esquive), Swordmaster (épée), Gunslinger (armes à feu) et Royalguard (parade). Cette profondeur permet des combos d’une complexité extrême et une liberté créative quasi infinie. Dante est le personnage le plus technique, récompensant les joueurs expérimentés qui maîtrisent les juggles, les cancels et les transitions fluides. Son Devil Trigger et son Sin Devil Trigger offrent une puissance brute phénoménale. Il incarne le fun pur et le spectacle, avec des animations toujours aussi charismatiques et exagérées.

Vergil, disponible en DLC (et plus tard dans la version Special Edition), est le personnage le plus rapide et le plus puissant une fois maîtrisé. Armé de Yamato, il excelle dans les coupes rapides, les téléportations et les juggles aériens interminables. Son style se concentre sur une exécution chirurgicale, avec des attaques concentrées et des Judgment Cuts dévastateurs. Vergil dispose également de son propre Devil Trigger et d’un système de concentration qui renforce ses attaques. Il est particulièrement apprécié des speedrunners et des joueurs très techniques qui cherchent la perfection dans l’enchaînement. Jouer Vergil procure un sentiment de domination absolue et de fluidité extrême, clôturant magnifiquement le roster.

Le démon pleure sur Switch 2

Bien évidemment, il faut désormais se concentrer sur les performances de la Nintendo Switch. En tant que testeur, j’avais déjà fait auparavant le titre sur Xbox Series X. La comparaison ne fera pas rougir tant que ça la console de Nintendo. Le titre est parfaitement fluide tant en nomade qu’en docké. En effet, la console arrive à tenir le jeu à 60 fps dans les deux modes. En revanche, le jeu est tout de moins moins fin que sur la concurrence, mais c’est loin d’être low. En effet, même visuellement, le titre s’en sort très bien et une fois de plus, Capcom nous dote d’un travail fantastique. En tout cas, le plaisir est retrouvé sans aucun complexe. S’il y a un point réellement négatif sur le plan visuel / technique, ça reste les cheveux des personnages (un bon comme Grace dans Resident Evil 9) qui n’ont pas un rendu extraordinaire.

Côté contenu, le titre offre une version complète avec ses DLC. Il y a réellement de quoi se faire plaisir entre l’histoire principale, les missions secrètes à trouver et la maximisation de chaque personnage afin de gagner en performance (et style bien entendu). De plus, le titre permet de profiter de certains thèmes d’anciens opus lors des combats et autant dire que reprendre le thème de DMC1 est assez grisant par exemple. Le titre a su conserver ce qui a donné le charme à la licence, à savoir l’aspect assez provocateur de ses héros et cette ambiance parfois décalée et nanardesque que l’on aime tant. Devil May Cry 5 est une valeur sûre et se pose comme toujours en référence des Beat Them All. 

9
Devil May Cry 5 s’impose comme un véritable chef-d’œuvre du genre hack and slash. Il réussit l’exploit rare de moderniser une formule vieille de près de vingt ans tout en respectant profondément son identité. Grâce à une histoire riche en rebondissements familiaux, une réalisation technique époustouflante et surtout un gameplay d’une variété et d’une profondeur exceptionnelles, le titre de Capcom offre une expérience unique à chaque personnage. Nero apporte la fraîcheur et la puissance brute, V la stratégie et la poésie, Dante la folie créative ultime, et Vergil la précision chirurgicale et la domination absolue.Que vous recherchiez du spectacle pur, une courbe d’apprentissage gratifiante ou des heures de rejouabilité pour obtenir le rang SSS, DMC5 répond présent. Plus de cinq ans après sa sortie, il reste la référence du genre et un must-play pour tous les amateurs d’action stylée. Si vous ne l’avez pas encore fait, il est grand temps de rejoindre la lignée de Sparda et de crier « Jackpot ! » face à une horde de démons. Sans oublier que cette version Switch 2 n’ vraiment pas à rougir.

  • Un gameplay exceptionnel avec quatre personnages très différents, tous extrêmement fun et profonds à maîtriser
  • Une réalisation technique sublime sur RE Engine (animations, éclairages, effets de Devil Trigger) qui tient les 60FPS
  • Une mise en scène rock’n’roll et ultra spectaculaire, fidèle à l’esprit DMC
  • Une excellente rejouabilité grâce aux multiples styles, armes, rangs SSS et modes de difficulté
  • La durée de vie principale est un peu courte (8-10h pour l’histoire) si on ne fait que la campagne
  • V peut frustrer au début à cause de son gameplay très différent et plus lent
  • Quelques problèmes de caméra dans les combats les plus chargés
  • Quelques concessions notamment au niveau des cheveux