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Ys VIII: Lacrimosa of Dana

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Ys VIII: Lacrimosa of Dana

Par Saurus_no_Haineko - Le 19 juillet 2018

Parmi les grandes séries de JRPG, Ys fait probablement parti des moins connus en étant pourtant l’une des plus anciennes. Ainsi, nous pouvons suivre les aventures d’Adol l’aventurier depuis… 1987 ! L’originalité -ou la particularité- d’Ys, c’est de se passer dans un univers se trouvant être très proche du nôtre, pouvant être assimilé à l’Antiquité. D’ailleurs, la licence tient son nom d’une légende « française », celle de la mythique cité bretonne d’Ys. Oui, parce que les aventures d’Adol se situent jusqu’à maintenant principalement autour de l’équivalent de la Méditerranée. C’est encore plus vrai pour ce Ys 8 dont l’aventure va entièrement et totalement s’enfermer sur une île dont il vous faudra s’échapper. Alors, ce Ys 8 sur Switch, serait-ce l’équivalent du Robinson Crusoé du jeu vidéo ?

 

I) Ô mon bateau

 

Le jeu commence alors qu’Adol, notre héros, vogue sur la mer en tant que marin à bord du Lombardie, un superbe navire. Le capitaine convoque alors notre personnage afin d’apprendre à le connaître, et de lui raconter une légende maritime. La légende de l’île de Siren, qui raconte que personne n’a jamais pu y accéder et que tous ceux qui ont essayé n’en sont jamais revenus. Ors, par la magie du scénarium, c’est évidemment une île qui se trouve être très proche de l’endroit où vous naviguez. Mais alors, qu’est-ce qui fait que personne n’a pu revenir de cette mystérieuse île de Siren ? Ce tentacule qui va attaquer votre fier vaisseau et le couler sera sans doute un élément de réponse… Après cet évènement, vous vous réveillez sur l’une des plages de Siren. Vous aurez alors trois missions. Sauvez les survivants du naufrage. Vous échapper de l’île. Découvrir la vérité sur la créature qui vous a attaqué. Un mystère qui pourrait bien vous amenez à sauver le monde…

Vendredi et la vie sauvage rencontre Jurassik Park, c’est comme ça qu’on pourrait presque résumer le scénario de Ys 8. Un scénario qui, sans être prétexte, se montre assez basique et presque « Over the Top » par moment. Cependant, on ne peut pas en dire autant des personnages, pour la plupart très réussis, qui agrémentent cette aventure. Et c’est encore plus vrai pour les personnages jouables qui vont nous accompagner, à la foi en termes de chara-design qu’en terme de personnalité. D’autant que Ys 8 a le génie d’encourager à très souvent changer de personnage, notamment dans les combats, ce que certaines autres séries pérennes du genre (j’ai notamment Tales of en tête, mais on pourrait aussi parler de Xenoblade, ou même, dans l’actualité, un certain Shining Resonnance…). Il le fait en exploitant un système d'attribut à la pierre-feuille-ciseau qui est donné au monstre. Ainsi, les ennemis volant sont vulnérables aux dégâts perçants, les ennemis à la carapace molle aux dégâts tranchants, et les ennemis à la carapace dure sensibles aux dégâts contondants. Et vous l'aurez compris, chaque personnage a un type de dégât qui lui est attribué : Adol utilise une épée et donc fait des dégâts tranchants, Sahad, avec son ancre, utilise des dégâts contondants, etcetera...

 

II) Belle île en mer… Mais pas trop belle non plus

 

Et puisque nous y sommes, Ys 8 est un RPG qui va énormément encourager l’exploration, dans une île qui va regorger de secrets. Ainsi, la complétion totale du titre se fait en fait tout naturellement puisque l’envie de remplir le plus possible cette carte va vous titiller tout le long. A la manière de Xenoblade 2, il se peut que vous retrouviez des obstacles sur votre route au fur et à mesure de l’Aventure. Pour les surmonter, il vous faudra atteindre un pallier de survivants sauvés ayant rejoint votre village. Sauf que contrairement à Xenoblade 2, tout ceci se fait très naturellement et de manière très fluide, on n’est jamais frustré. Bien joué !

Étonnamment, le système de combat ressemble un peu à ce que peut faire un Kingdom Hearts par exemple. Il n’y a pas de transition entre combat et exploration, et tous les ennemis se voient. Vous avez un bouton pour attaquer, vous pouvez verrouiller la caméra sur votre adversaire, esquiver, bloquer, et bien sûr, activer des capacités spéciales. C’est dynamique, ça bouge bien… Mais au final, c’est un peu brouillon, et ça rend le titre un poil répétitif.Dans la catégorie des défauts, on va aussi parler de l’aspect graphique du titre. C’est moche. C’est très moche. C’est pas fluide. C’est pas fluide du tout. Y a de l’aliasing. Y a beaucoup d’aliasing. Bref, vous avez compris l’idée, Ys 8 fait vraiment le syndical minimum et se montre très décevant. C’est d’autant plus incompréhensible que le jeu est originellement sorti sur Playstation Vita dans une version… Meilleure que cette version Switch ! Dommage…

Heureusement, le jeu peut compter sur une direction artistique très réussie, doublée d’une OST de très haute qualité et qui contribue incontestablement à donner envie à découvrir tous les recoins de cette île. Dernier défaut que je viendrais citer et qui plutôt gênant, celui des murs invisibles. Ys 8 n’est pas un Open World et propose un découpage en zones est séparés par des temps de chargement. Des fois, ces zones sont immenses et ne proposent pas un seul mur invisible. Des fois, ces zones sont minuscules et ne sont constituées que de murs invisibles. Incompréhensible…

A noter que cette monture Switch bénéficie de l'intégralité des costumes sortis en DLC auparavant, ainsi que de la nouvelle traduction française, encore imparfaite, mais de bien meilleur qualité.

 

8.5
Voilà un jeu qui sent bon le sable chaud ! Assez unique en son genre, Ys 8 est un RPG fort sympathique qui saura vous entraîner dans une histoire qui sent bon l'Aventure avec un grand A. C'est dommage que le jeu soit si techniquement raté, tant le reste est un quasi-sans-faute du début à la fin. Il n'en reste pas moins un jeu parfaitement jouable que l'on prend plaisir à parcourir du début à la fin.

  • Un jeu généreux en contenu
  • Des personnages et une direction artistique très réussis
  • Le vrai plaisir de l'exploration
  • Une OST du tonnerre
  • Techniquement raté (Framerate, aliasing...)
  • Scénario qui cherche à trop en faire.
  • On aurait voulu que ça ne s'arrête pas
  • Le côté aléatoire des murs invisibles
Pas d'images pour ce test.

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