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Test du DXRacer Drifting Metaphor ReFantazio – Une collaboration, mais pas qu’un habillage

Par babidu - Le 05/05 à 01:32

Le jeu sur table, sur bureau, et maintenant le mode souris sur tapis font partie des arguments avancés autour de la Nintendo Switch 2. On parle beaucoup des écrans, des performances, des accessoires. On parle rarement de ce sur quoi on s'assoit pour en profiter. Et pourtant... Après avoir passé plusieurs semaines sur le DXRacer Master Series, à raison de journées complètes en télétravail et de longues sessions de jeu, une question restait en suspens. Est-ce que ce confort-là est réservé au haut de gamme ? Ou est-ce que la base tient quand on descend ?

C'est pourquoi je me suis intéressé à la série DRIFTING de chez DXRacer et notamment au niveau des collaborations disponibles avec des grands noms du jeu vidéo comme Final Fantasy VII Rebirth ou encore Metaphor: ReFantazio sur lequel j'ai jeté mon dévolu. Ce fauteuil, je ne l'ai pas pris pour remplacer le premier. Je l'ai pris pour vérifier ce qui reste quand on enlève ce qui fait le prix. Ce modèle m'a été envoyé par DXRacer dans le cadre de ce test, comme le Master Series avant lui. Une proposition que j'ai acceptée pour pousser la réflexion un peu plus loin.

Le montage du fauteuil ne m'a pas dépaysé, même logique, mêmes vis qu'il suffit de dévisser puis revisser en vingt minutes, là où j'avais cherché la première fois je savais maintenant, le fauteuil est différent mais la méthode est la même et ça rassure. J'ai même plutôt aimé monter ce fauteuil tant l'expérience est ludique et bien pensée. Voir que tout s'emboîte parfaitement bien et suivre la notice est des plus plaisants. Pensez Ikea en encore plus facile et entraînant. Ce qui surprend le plus, une fois le siège monté, ce n'est pas ce qu'on perd par rapport à la série Master mais ce qu'on garde, parce que la structure ne bouge pas, ça ne grince pas, ça ne plie pas, ça ne donne jamais envie de faire attention. Le genre de détail qu'on oublie vite mais qui manque immédiatement quand il n'est pas là.

Le confort, lui, demande un peu plus de nuance. Trois heures par jour pendant deux semaines, entre du télétravail le matin et Red Dead Redemption le soir. Pas le genre de jeu où on pose la manette au bout d'une heure, pas le genre de session où on accepte facilement l'inconfort. Et pourtant, je ne melève pas en me disant qu'il faut arrêter, je me lève parce que c'est l'heure.

Le retour sur le Master pour comparer les deux modèles est par contre assez brutal, mais pas pour les raisons qu'on croit. Ce n'est pas que le Drifting soit mauvais, c'est que le Master est vraiment haut de gamme, et que ça se sent immédiatement, presque injustement. Moins de maintien, moins d'enveloppement, une différence qui n'existe pas pendant qu'on joue mais qui s'impose dès qu'on change de siège.

Le coussin lombaire fourni avec, lui, ne pardonne pas, parce que sans lui le confort chute et qu'avec lui tout rentre dans l'ordre, mais il ne reste pas en place. À chaque fois que je me rassois, il a bougé, il faut le replacer. Ce n'est pas compliqué, mais ça revient tout le temps et ça rappelle constamment qu'on n'est pas sur la même catégorie de produit.

Les accoudoirs, en revanche, ne se rattrapent pas. Un poil trop durs, surtout manette en main où le contact est constant. On peut jouer, poser les bras, rester des heures, mais on le sent, pas forcément tout de suite, mais assez pour que ça devienne le point faible du fauteuil. Néanmoins, niveau changement de matériaux entre le cuir de la série Drifting et le tissu du Master, ici point de mauvaises surprises. Sur des sessions de deux heures, aucune montée en chaleur particulière, rien de notable, pas de gêne ni de sensation désagréable, juste un fauteuil qu'on utilise sans y penser.

Le tout tient mieux que prévu. Le dossier se règle facilement, sans chercher, on incline, on ajuste, on trouve sa position sans trop y réfléchir. Pas de mécanique complexe, mais quelque chose de permissif. On s'adapte au fauteuil, et il suit, ça suffit amplement. Sur la durée, l'usage s'est installé tout seul, le matin sur ce fauteuil et l'après-midi sur le Master, sans vraiment y réfléchir, le premier qui tient la route et le second qui rappelle pourquoi il est au-dessus, deux fauteuils qui ne se remplacent pas mais qui se complètent.

Car ce DXRacer Drifting édition Metaphor : Refantazio n'est pas un fauteuil discret, c'est un objet qui existe dans une pièce et que les gens remarquent, en bien ou en se demandant ce que c'est, mais ils le regardent. La broderie accroche l'œil, les motifs aussi. Le choix de cette collaboration n'est pas anodin non plus. Metaphor: ReFantazio s'impose déjà comme l'un des RPG les plus marquants de ces dernières années, et tout porte à croire qu'il finira par trouver sa place sur Nintendo Switch 2 dans la continuité des portages récents d'Atlus. En attendant, il s'invite ici autrement, directement dans le setup même s'il me tarde d'enfin y toucher sur ma console hybride. À défaut je peux m'asseoir dessus...

Le Master est neutre, pensé pour tout le monde, pour tous les bureaux, pour toutes les journées sans exception. Le Drifting Metaphor ne cherche pas ça et ne prétend pas le faire, il est plus beau pour ceux qui aiment et plus clivant pour les autres, ce qui n'est pas un défaut mais un parti pris assumé. Et parfois, un fauteuil qui divise est plus intéressant qu'un fauteuil qui convient à tout le monde sans vraiment appartenir à personne.

La vraie question reste le prix. 499 euros (soit le prix de la collaboration quand on compare celui-ci aux autres prix aux alentours des 330 euros des autres fauteuil DXRacer Drifting. C'est là que tout se joue, j'aurais pu l'acheter, c'est sûr. Mais seulement après avoir lu des tests, après avoir compris ce que j'achète, après avoir accepté de ne pas avoir le niveau du Master. Sans ça, j'aurais hésité. Et j'aurais eu raison de le faire. Tout simplement parce que ce fauteuil ne cherche pas à faire mieux que la série Master. Il cherche à faire suffisemment et à en mettre plein les yeux. Et il le fait.

Pour en savoir plus sur ce DXRacer Drifting édition Metaphor : Refantazio n'hésitez pas à vous rendre sur le site de la marque.

Source : Dxracerchair