Test du fauteuil DXRacer Master Series – Le confort est-il le dernier maillon oublié du setup Nintendo Switch 2 sur bureau ?
Le jeu sur table, sur bureau et maintenant le mode souris sur un tapis de souris, tout ça font partie des arguments de Nintendo en vendant sa Nintendo Switch 2. On en parle souvent mais on parle rarement de ce sur quoi on s'assoit pour en profiter.
Et pourtant.
Depuis l’arrivée de la Nintendo Switch 2, et plus encore depuis le fameux mode souris des Joy-Con 2, le bureau est devenu un terrain de jeu à part entière. Écran performant, manette Pro bien en main, casque sur les oreilles, parfois souris et clavier pour certains titres compatibles, tout est passé au crible. Sauf un élément central, le siège.
Ce test s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’environnement de jeu et de travail, souvent laissé de côté dans l’analyse hardware classique.
Pendant près de cinq ans, j’ai utilisé un fauteuil de bureau d’entrée de gamme acheté 120 euros chez BUT. Il faisait le travail. Sans éclat. Sans drame. Juste correct. Il ne me faisait pas mal, il ne me faisait pas du bien non plus. Jusqu’au jour où l’on s’assoit sur autre chose. Sur un DXRacer Master Series. Mais ce fauteuil vaut-il réellement l’investissement conséquent qu’il nécessite ?
Montage, quand le haut de gamme commence avant même de s’asseoir
Le fauteuil nous a été proposé par DXRacer dans le cadre d’un test. Il ne s’agit pas d’un achat personnel, mais bien d’un envoi presse accepté pour réaliser cet article. Je ne l’ai pas sollicité, la proposition est venue d’eux.
Un carton de 34 kilos, un seul colis, un packaging extrêmement soigné et intelligemment pensé. Ce fut ma première surprise en recevant ce fauteuil que j'attendais en plusieurs colis comme un meuble suédois. Chaque pièce était protégée, chaque élément trouvait sa place. J'ai presque senti que l’expérience commençait dès l’ouverture.
Le montage m’a pris un peu plus d’une demi-heure, seul. Aucun moment compliqué, aucune vis récalcitrante, aucun alignement approximatif. Tout est didactique, logique, presque agréable à assembler. On visse, on ajuste, tout tombe juste.
On ne monte pas un meuble générique. On assemble un produit pensé comme un ensemble cohérent. La robustesse se ressent immédiatement, dans l’épaisseur des pièces, dans la densité des matériaux, dans la stabilité finale. DXRacer met en avant des tests de durabilité intensifs :
100 000 cycles pour l’assise, 120 000 cycles pour le mécanisme d’inclinaison, 2 millions de cycles pour le vérin. Ces chiffres restent évidemment fournis par la marque, mais ils donnent une idée du positionnement recherché.
J'ai aussi eu la surprise de constater que chaque vis était déjà vissée sur l'élément qu'elle complétait et qu'il me suffisait simplement de les desserrer puis d'assembler pour monter ce fauteuil. Grâce à cet ajout bien pensé, je n'ai eu aucun mal à trouver les emplacements où mettre les vis puisqu'elles étaient déjà à la bonne place au déballage. Pas question ici de petits sachets de vis transparent. L'outil pour les serrer est aussi fourni avec le fauteuil, ce qui m'a considérablement adouci la tâche de montage. Aussi, une fois monté, des caches-vis aimantés se fixent par-dessus les vis pour les cacher, ce qui rend l’esthétique du siège redoutablement confortable.
Rien que l'étape de montage installe un premier signal, ici, on n’est plus dans le “ça fera l’affaire” mais dans le « asseyez-vous ».
Changement de catégorie
Je change clairement de catégorie. Je passe d’un fauteuil gaming premier prix de chez BUT, qui faisait le travail sans jamais vraiment me convaincre, à un véritable siège de bureau pensé pour les joueurs.
Le choc n’est pas spectaculaire mais structurel.
L’assise du DXRacer Master Series est dense, comme il faut. Ni molle, ni punitive. Techniquement, l’assise repose sur une mousse haute densité pensée pour conserver sa tenue dans le temps et limiter l’affaissement progressif que l’on observe souvent sur les modèles plus accessibles. Le revêtement est en cuir synthétique, ce qui le rend à la fois agréable et résistant aux égratignures, à peine déballé que mon chat est déjà monté sur ce fauteuil. Même si les animaux sont déconseillés par la marque, j’ai rapidement constaté deux choses : je n’ai aucune autorité sur ceux qui peuplent ma maison, et le fauteuil résiste bel et bien aux aléas du quotidien. Après plusieurs jours, aucune trace visible. De quoi me rassurer sur le long terme.
La structure interne du siège repose sur un châssis en acier carbone de qualité automobile, avec plusieurs certifications visibles sur le site de DXRacer et dans la notice explicative, notamment la certification BIFMA et un vérin TÜV niveau 4, des standards reconnus dans le mobilier de bureau.
Je n’ai pas les compétences pour juger la valeur exacte de ces certifications. En revanche, j’ai suffisamment testé de fauteuils pour affirmer que celui-ci inspire immédiatement solidité et robustesse. Je peux m’asseoir dessus sans entendre quoi que ce soit grincer ou devoir faire très attention, comme c’est parfois le cas avec les « beaux » fauteuils.
Le soutien lombaire est réel, réglable mais aussi et surtout efficace. Ce n’est pas un simple coussin amovible, c'est un mécanisme intégré qui épouse réellement la courbure naturelle du dos. Une molette de réglage est accessible, même assis, sur le côté du fauteuil pour l'ajuster à votre convenance.
Les accoudoirs sont entièrement ajustables et deviennent de véritables appuis, aussi bien en bureautique qu’en jeu manette en main.
Manette Pro en main, avant-bras posés, épaules relâchées, je ne compense plus. Je ne me redresse plus inconsciemment. Je reste en place, dans la même position, sans fatigue ni douleur.
Sans aller jusqu’à dire que ce fauteuil a guéri mes douleurs lombaires, les plus de trente ans, on se sait, j’ai eu cette surprise très simple, ne rien ressentir en me relevant après trois heures. Pas de tiraillement, pas d’engourdissement, aucune gêne. Juste la sensation d’avoir été bien assis, naturellement, comme si ces trois heures avaient été passées dans une position réellement adaptée.
Après une journée complète entre travail et jeu, le constat reste identique. Le mécanisme d’inclinaison permet de se balancer légèrement, ce qui évite l’engourdissement et casse la rigidité d’une posture figée. On ne subit pas la position assise, on l’accompagne.
Nintendo Switch 2 sur bureau, une cohérence retrouvée
Je joue principalement docké, sur écran, avec la manette Pro. Bien installé, avec les avant-bras reposant correctement sur les accoudoirs, je ressens moins de tension dans les épaules et les cervicales. Je n’ai aucune gêne à jouer plusieurs heures au bureau.
Si les consoles évoluent vers des usages hybrides entre jeu et travail, il devient logique que le mobilier suive cette mutation. Et si la Nintendo Switch 2 entend allier mode tv, mode sur table et désormais mode sur bureau avec ses Joy-Con souris, il est normal de vouloir le meilleur pour chaque mode de jeu.
Le fauteuil participe indirectement à cette évolution des usages. Il donne envie de privilégier l’écran et la stabilité d’une position assumée plutôt que le canapé improvisé.
Depuis que je suis correctement assis, je me surprends même à explorer davantage les configurations souris sur certains jeux compatibles. Pas parce que le fauteuil transforme l’expérience, mais parce qu’il la rend viable sur la durée en me proposant de réguler ma hauteur en fonction de mon bureau grâce à ses réglages de hauteur.
On parle souvent de fluidité et de résolution dans les jeux. On parle rarement de posture. Pourtant, l’un ne fonctionne pas durablement sans l’autre. Le confort ne se remarque pas immédiatement. Il se remarque quand il n’y a plus rien à corriger.
Visuellement, le Master Series ne joue pas la carte du fauteuil gaming caricatural. Pas de coutures criardes, pas de couleurs agressives. Le design reste sobre, presque bureau haut de gamme.
Il assume son ADN gaming, mais dans une version mature, plus proche d’un fauteuil exécutif que d’un siège baquet façon voiture de course. Dans un setup Nintendo Switch 2 orienté bureau, il ne détonne pas et s'intègre complètement. La Nintendo Switch 2 fait plus adulte avec son noir assumé et ses petites touches de couleurs, ce fauteuil Master Series semble pratiquer la même philosophie.
Le prix, la vraie question
499 euros. Dit comme ça, le chiffre peut refroidir. Le ticket d’entrée n’est pas à la portée de tout le monde, et investir une telle somme sans avoir pu essayer le fauteuil en magasin peut faire hésiter.
J’ai moi-même eu ce doute. Les nombreuses données techniques publiées par DXRacer m’ont initialement rassuré sur la conception du produit. Ces études restent évidemment internes à la marque, mais elles témoignent d’un effort de justification technique.
Les avis glanés sur différents forums et plateformes spécialisées ont fini de me convaincre qu’il ne s’agissait pas simplement d’un fauteuil gaming de plus, mais d’un modèle réellement conçu pour durer.
À l’usage, je comprends mieux où part cet argent : dans la densité de l’assise, dans la qualité des réglages, dans une structure qui inspire confiance et semble pensée pour le long terme.
Ce n’est pas un achat impulsif. C’est un investissement dans le temps. Un investissement qui, je pense, vous sera rendu par votre dos.
Le meilleur siège jeu bureau ?
Dans ce que je connais, oui.
Le DXRacer Master Series ne s’adresse pas à ceux qui veulent un fauteuil canapé ou un élément de décoration discret dans un salon. Il s’adresse à ceux qui jouent sérieusement au bureau, qui télétravaillent, qui passent plusieurs heures par jour assis et qui commencent à comprendre que le confort n’est pas un luxe, mais une base.
Je n’ai aucun regret à l’utiliser. J’aurais eu du mal à sortir 499 euros sans recul, c’est vrai. Mais après plusieurs jours d’utilisation, je comprends pourquoi certains considèrent leur fauteuil comme une pièce centrale de leur setup.
Conclusion, le maillon oublié
On investit sans hésiter dans des consoles à plus de 500 euros. On hésite pour ce qui soutient notre dos.
Pourtant, on n’a qu’un seul dos pour toute une vie, et plusieurs générations de consoles à traverser.
Le DXRacer Master Series ne transforme pas le jeu. Il transforme l’expérience de jeu.
Reste à voir comment ce type d’approche ergonomique accompagnera l’évolution des usages hybrides entre jeu et travail dans les années à venir.
Et peut-être que le confort est effectivement le dernier maillon oublié du setup Nintendo Switch 2 sur bureau.
On parle souvent de technologie. On parle rarement d’ergonomie. Pourtant, l’un ne fonctionne pas pleinement sans l’autre.







