Quand on joue à un Visual Novel, c’est en général pour se retrouver transporter dans une histoire passionnante avec nombre de personnages charismatiques. Mais dans le cas de Slay the Princess développé par Black Tabby Games, on se retrouve avec une histoire chaotique, deux personnages centraux énigmatiques, et une ambiance aussi malsaine que morbide. Ayant déjà eu son petit succès sur PC, est-ce que cette version console s’en tire avec les honneurs ?
Test réalisé à partir d’une clé fournie par l’éditeur sur une Nintendo Switch 2
Tuer ou ne pas tuer, telle est la question
Nous commençons notre aventure sur un sentier à quelques pas d’un chalet abandonné, guidé par un personnage que nous appellerons Le Narrateur, votre objectif est simple : se rendre dans le chalet et occire la princesse enfermée pour éviter la fin du monde. Pourquoi la princesse causerait la fin du monde ? Pourquoi est-ce votre tâche ? Qui l’a mise dans ce chalet ? Vous vous posez trop de question selon le Narrateur, contentez-vous de suivre ses directives via les actions contextuelles qui apparaissent à l’écran !
Vous vous en doutez, vous aurez effectivement plusieurs choix à votre disposition, comme choisir de tourner les talons à l’opposé du chalet, ou encore de ne pas entrer armé dans la cave où demeure la princesse, mais est-ce une bonne idée de ne pas suivre le scénario que l’on nous propose ? En tous les cas, chaque choix que vous ferez aura forcément une conséquence sur la suite de l’aventure, qui peut se terminer en moins d’une heure. Vous vous rendrez compte que quelles que soient vos actions, vous êtes pris dans une boucle infinie, et que la princesse changera radicalement de personnalité et d’apparence à chacune de vos actions. La mort fait partie intégrante de l’aventure, et la Princesse se souvient également des choix faits lors de vos précédentes rencontres. Comprenez que si vous l’avez tué de sang froid lors de votre première visite, elle ne sera pas spécialement rassurée ou heureuse à l’idée de vous revoir.
Quels que soient vos choix, vous vous rendrez-compte que la princesse sert de réceptacle à la fin de chacune des routes empruntées pour une entité mystérieuse. L’objectif sera ainsi de rapporter un maximum de réceptacles à cette entité, mais aussi de faire la lumière sur sa nature, la votre, et le pourquoi de cette macabre mission. Nous préférons vous laisser le plaisir de la découverte, mais attendez-vous à une bonne dose de philosophie, du macabre, du malsain, et également un peu de gore…
Une version instable, comme la princesse
On ne va pas se mentir Slay the Princess ne brille pas spécialement par son aspect graphique d’apparence minimaliste, voire même trop simpliste. Pourtant cela fonctionne particulièrement bien avec le ton dérangeant de l’œuvre. Côté Sound Design, la musique cohabite parfaitement avec l’ambiance globale. Nous pouvons également apprécier le doublage de la princesse, ainsi que celui du narrateur qui sera accompagné par d’autres voix intérieures (qui dépendent des routes empruntées). Comme dit plus tôt, il vous faudra un peu moins d’une heure pour arriver à une première conclusion, mais vous avez un nombre conséquent de scénarios à débloquer en fonction de la combinaison de vos choix. Que ce soit en goule, bête assoiffée de sang, ou en délicate princesse, vous avez nombre de personnalités à découvrir, elles-mêmes donnant accès à d’autres conclusions plus ou moins cachées.
Le seul point que je regrette au moment où je rédige ce test est l’instabilité du jeu sur certaines routes. Il arrive en effet que le jeu freeze de temps à autre, mais rien de bien méchant heureusement. Il faut seulement penser à sauvegarder régulièrement (et au pire il y a la sauvegarde automatique). Côté localisation bon point en revanche. Le titre profite d’une traduction en français, et le jeu a même le droit à une édition physique disponible en édition classique et spéciale depuis le 22 août 2025. Les deux versions sont gérées par l’éditeur Tesura Games en Europe sur Switch et PS5.

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