Nintendo Switch

Popucom

Test Switch

Popucom

Par Mayline - Le 05/01 à 14:00

Popucom est un jeu du genre aventure, de plateforme et de réflexion, le tout en coopération de 2 à 4 joueurs. Développé par le studio chinois Hypergryph et édité par Gryphline, ce jeu sorti le 4 décembre 2025 sur Nintendo Switch a un aspect simple, mais peut réserver de jolies surprises. Il offre de beaux moments de convivialité entre amis ou en famille, autour de nombreux niveaux mettant à l’épreuve la coordination et la réactivité de l’équipe. Nous sommes appelés sur une planète inconnue pour éliminer la menace qui impacte la planète. Il est donc temps d’enfiler nos costumes, d’incarner nos aventuriers colorés et de se mettre en route pour sauver le monde des forces ennemies Pomus.

Test réalisé à partir d'une version fournie par l'éditeur.

Un missile pour la paix

Suite à l’envoi d’un signal de détresse d’une planète qui semble corrompue par la pollution, deux aventuriers venus d’un autre monde sont téléportés sur les lieux à travers une machine spatio-temporelle. Il est possible de personnaliser leur apparence avant d’entrer en scène. Nous sommes ensuite accueillis par Yolkie, assistant d’un défunt Docteur et capitaine du Pancake, le vaisseau sur lequel nous nous situons. La situation est grave, car ce monde est rempli de tous types de Pomus nuisibles. Nous devons donc aider Yolkie pour éviter que ces créatures ne détruisent la planète. Le Docteur a laissé derrière lui l’ensemble de ses recherches, dont une arme spéciale, le Popper arc-en-ciel qui semble être en capacité de les neutraliser. Mais les Pomus réapparaissent à volonté à cause de la lune, qui a prit la forme d’une créature noire et polluée. Pour vaincre ce monstre et sauver la planète de l’invasion, Yolkie a l'idée de fabriquer un missile géant afin de réduire cette menace en poussière. Après avoir mis la main sur les plans de construction, il faut trouver la main d'œuvre nécessaire pour entamer les travaux. Pour cela rien de mieux que les Goodiebots, mais malheureusement ces braves robots sont pris au piège dans les différents lieux de cette planète.

Il faut donc les délivrer pour qu’ils puissent nous aider à construire notre édifice de guerre. C’est dans ce contexte que nous allons explorer les différentes zones du territoire. Les bases de l’histoire sont posées, elles sont simples mais donnent les raisons nécessaires pour partir à l’aventure et découvrir le monde. Nous incarnons pour ce mode histoire, deux humanoïdes colorés, dont le but est de sauver cette planète menacée par les forces Pomus. Nos héros sont ainsi sollicités pour traverser différents endroits et assembler un missile. Nous allons ainsi traverser différents biomes de la planète en oscillant entre prairie, terrain désert, île tropicale, plateforme océanique, glacier ou canyon. La sélection du lieu se fait à partir d'une carte du monde, où nous sommes à bord d'un vaisseau, et nous atterrissons sur l’endroit sélectionné. Les collectibles ainsi que la difficulté du niveau sont indiqués en amont sur cette interface de sélection. Les premiers niveaux nous permettent de nous familiariser avec les mécaniques du jeu et de découvrir les capacités de nos personnages. Puis les niveaux suivants se compliquent et deviennent plus techniques et stratégiques, où il faudra mobiliser avec dextérité les différentes compétences acquises pour avancer. 



Guerre de couleurs

Le jeu est conçu pour se jouer uniquement en multijoueurs, de deux à quatres joueurs selon le mode de jeu sélectionné. Nous retrouvons différentes mécaniques de gameplay en lien avec les couleurs des personnages incarnés. Tous les joueurs, dotés d’une ou deux couleurs dominantes, sont complémentaires dans les actions à effectuer pour avancer. Nous envoyons des bulles d’une couleur en tirant avec notre Popper arc-en-ciel, au bout de trois mêmes couleurs assemblées sur une cible, celle-ci disparaît. Il est ainsi possible d’affronter des ennemis, d’alimenter ou supprimer des cubes de plateforme d’une même couleur, d'interagir avec des éléments environnementaux d’une couleur précise, de traverser certains obstacles et d’activer des mécanismes pour aider nos alliés à les franchir. Cette notion d’association de couleur est un élément central dans le gameplay. On la retrouve tout au long des niveaux, que cela soit pour interagir avec des plateformes, l’environnement ou venir à bout d’un ennemi. Au fil de notre périple, nous mettrons la main sur quatre supers artefacts. Ces objets donnent des capacités supplémentaires pour avancer dans les missions. Ce sont aussi de nouveaux moyens de combattre et éliminer les Pomus. Ces fonctions permettent ainsi d’ajouter de nouvelles mécaniques de gameplay qui viennent s'incorporer avec aisance, et sans alourdir les commandes pour le joueur.

Parmi ces ajouts, nous avons Rollo la bombe qui permet d'incarner une boule que l'on fait rouler dans les lieux, il peut monter sur certaines surfaces et prendre de la vitesse sur des plateformes de la même couleur. Il peut aussi exploser, ce qui détruit les objets fragiles ou blesse les ennemis sur son passage. Le Chapitaine Kitty est un drône qui permet de soulever et déplacer des éléments lourds du décor. Le Bot barrière permet de dresser un mur de couleur pour se protéger des dangers d’une même couleur. Il est aussi possible de créer une plateforme pour y faire monter nos alliés. Enfin, nous avons Powerkid, qui nous permet d'échanger de place avec un objet Prisma à une certaine distance, de prendre et jeter des objets métalliques ou de se balancer à un crochet pour arriver à une plateforme plus lointaine. L'indication des différentes capacités se retrouve à l'écran de manière intuitive et claire et la prise en main est facile et ergonomique. Toutes ces mécaniques sont à assimiler car elles vont être mobilisées au fur et à mesure de l’aventure, sur différents types d’énigmes environnementales. Les niveaux demandent un vrai sens du timing pour actionner les mécanismes, sauter à temps, changer de forme ou de couleur et avancer sur les plateformes. Le jeu nous laisse le choix entre deux modes, qui proposent des expériences différentes et complémentaires en fonction du nombre de joueurs.

Pour commencer, nous avons le mode histoire, prévu pour deux joueurs, où chaque personnage alterne entre ses deux couleurs pour activer des mécanismes ou fouler des plateformes de sa propre couleur. Cette partie se joue à deux joueurs, et les niveaux sélectionnées sont découpées en plusieurs zones avec des énigmes prédominantes à traverser. Chaque fin de niveau est ponctuée par un boss Pomus, dont il faudra désintégrer le corps et détruire le cœur pour en venir à bout et libérer les Goodiebots. C’est sur ce mode de jeu que l’histoire et les mécaniques de jeu se développent. Pour la seconde option de jeu, le mode fête propose une grande variété de défis, mais il est conseillé de faire le mode histoire en amont afin de bénéficier de l’apprentissage didactique des capacités des personnages. Dans ce mode, chaque personnage aura une seule couleur attribuée, il n'y aura donc pas de switch entre les couleurs mais un besoin accru de coordination en équipe pour aller au bout des différentes énigmes environnementales. Ici, le vaisseau est agencé différemment et les événements sont décorrélés du mode histoire. Il faut interagir avec un ordinateur central pour sélectionner une mission et être téléporté sur les lieux. Cette partie se joue en équipe de trois à quatre joueurs, et les défis sélectionnés sont scindés en plusieurs salles avant de terminer le niveau.

L’accent est mis sur la résolution en équipe des énigmes environnementales, sans ennemis ni boss. C’est un challenge mettant en avant la cohésion d'équipe, une précision et une réflexion plus condensé et plus poussée que le mode histoire. Il faudra bien réfléchir à chaque action pour débloquer la situation, dans un certain timing, avec une dextérité et un travail d’équipe bien ficelé. Certains défis plus corsés peuvent imposer davantage de temps, d’essai et d’observation, afin de maîtriser la stratégie et la minutie requises pour avancer dans le niveau. Prévoyez néanmoins un grand écran pour ce mode, car l’écran splitté en quatre en multijoueur local peut rendre difficile de discernement des détails du jeu. On regrette quand même l’absence d’accès à ce mode pour deux joueurs, ce qui permettrait d’aller dans la continuité du mode histoire. Enfin, quel que soit le mode de jeu sélectionné, il faut reconnaître que chaque niveau renouvelle l’expérience et remanie avec intelligence l’ensemble des capacités du joueur. La durée moyenne d’une partie s’avoisine autour d’une vingtaine de minutes, mais peut varier en fonction de l’habilité de chacun. Parmi le grand nombre de niveaux sur les deux modes, il y a ainsi de quoi s’amuser et mettre à l’épreuve l’expérience individuelle et collective. 

Du fun et de la couleur

Dans l’ensemble le jeu a un belle direction artistique, dotée de couleurs vives avec lesquelles il nous est demandé de jouer en permanence. Les personnages sont modélisés en petits héros colorés, dont la colorimétrie peut changer d’un niveau à l’autre parmi les sept couleurs de l'arc-en-ciel. Le mode histoire peut alors nous faire passer au rose, rouge, orange, vert, violet, bleu ou jaune. Le visage des personnages est expressif et leur design plutôt soigné. La bande son accompagne agréablement l’ambiance du jeu et les effets sonores sont présents et bien réalisés. Le monde est doté de couleurs chatoyantes, avec des ennemis aux designs funs et mignons qui donnent une apparence friendly au jeu, dans une ambiance générale agréable et propice au partage. Pour une meilleure accessibilité, il est également possible de modifier des options de jeu pour permettre aux moins expérimentés de profiter de l’expérience. L’option la plus intéressante concerne les dégâts que l'on peut infliger à nos alliés, que l’on peut retirer afin d’éviter les dégâts accidentels. Nous remarquons également la présence de détails environnementaux qui donnent vie aux lieux explorés, dont certains avec lesquels nous pouvons entrer en interaction, comme de gros poissons de couleurs qui sautent de l’eau, ou de gros ballons qui flottent dans les airs.

Le jeu est fluide et le level design est complètement arrangé autour du jeu en coopération, que ce soit sur le mode histoire ou fête, tout est fait pour que les joueurs communiquent et se serrent les coudes pour arriver au bout. Les niveaux sont ainsi linéaires et délimités par différents parcours avec des mécaniques précises pour traverser les plateformes du niveau. Durant les sessions de jeu, il est possible de rencontrer quelques bugs bénins, notamment sur certains  sauts de plateformes mouvantes, qui empêchent le personnage de monter l’obstacle en face. Plus rarement, il peut arriver de rencontrer des défauts de caméra, qui part dans d’autres sens ou zoom sur le personnage sans raison valable, mais cela s’estompe en sortant de l’endroit où cela se passe. Sur certaines situations, il peut arriver que les textes se passent tout seul sans que l’on ait forcément le temps de lire ce qui nous est communiqué. Fait étonnant, les interactions en jeu avec les personnages non joueurs se font avec la touche Y, c’est assez inhabituel mais ne pose pas de réel problème pour suivre le jeu. En termes de contenu, le vaisseau nous sert de hub central donnant sur diverses missions dans des environnements colorés en 3D. Grâce à Gambol, le marchand du vaisseau, il est aussi possible de personnaliser l’apparence de son personnage grâce à sa boutique.

Il permet de modifier l’aspect visuel de l’équipement, des tenues ou des coupes de cheveux de nos aventuriers, moyennant quelques gemmes collectibles durant les niveaux. D’autres cosmétiques s’achètent avec des vis trèfles porte-bonheur qui sont récupérables en réussissant les défis du mode fête. Tandis que de nouveaux articles se débloquent au fur et à mesure des niveaux complétés dans le mode histoire. En plus des Goodiebots à retrouver, des collectibles sont cachés dans les différents niveaux de ce mode. Il s’agit des stickers qui nous donnent en fin de partie sur une description des différents éléments du jeu, dont les détails viennent étayer le lore du jeu. Enfin, des mini-jeux viennent renforcer le contenu disponible sur le vaisseau afin de permettre d’autres expériences plus brèves et légères que les missions. Pour cela, il faut se rendre dans la salle d’arcade et lancer une partie sur les bornes, dont les jeux se déverrouillent au fil de l’avancée dans l’histoire. Ces mini-jeux sont jouables en coopération à deux joueurs avec des variantes originales, comme un volley-ball revisité, un shoot’em up spatial, un jeu de défense ou un puissance 4  à grande échelle. Le fun s’invite ainsi à chaque partie et peut donner le sourire aux participants selon les situations rencontrées. 

8
Popucom est un jeu complet, qui propose une belle expérience à partager à deux joueurs ou plus. Le gameplay est efficace et demande à la fois de la réactivité et de la coopération en équipe pour traverser les différents niveaux. La difficulté est bien dosée, ce qui entraine un certain challenge sur la résolution des niveaux, sans être insurmontable pour autant, avec un peu de persévérance. La direction artistique embellit le tout, et l’ambiance contribue au charme du jeu. En jouant sur plusieurs tableaux, ce jeu d’aventure, de tir, de plateforme et d’énigmes en coopération mérite de trouver son public et de se faire connaître davantage. C'est une belle découverte.

  • Un multijoueur assumé
  • Des mini-jeux mémorables
  • Extrêmement fun et friendly
  • Des compétences bien agencées
  • Les mécaniques des niveaux se renouvellent constamment
  • Quelques bugs de sauts
  • Certains dialogues qui passent seul
  • Mode fête conçu uniquement à partir de 3 joueurs
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