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PixARK

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PixARK

Par ggvanrom - Le 03 juin 2019

Après un ARK : Survival Evolved extrêmement décevant de par sa qualité de finition sur Nintendo Switch, il était somme toute logique d’avoir des craintes quant à la sortie de PixARK cette année sur ce même support. Voyons voir si Snail Games réussit à nous fournir un titre avec une meilleure qualité que son grand frère…

Quand ARK rencontre Minecraft

Décrire PixARK peut se faire extrêmement facilement : il s’agit tout simplement de la fusion de deux licences : ARK : Survival Evolved et Minecraft. Une fois le jeu lancé, vous devrez créer un personnage de toutes pièces via une interface assez complète, et choisir une zone de jeu ou votre personnage fera ses premiers pas.

Largué dans les airs et atterrissant en douceur accroché à une poignée de ballons de baudruche, vous voici arrivé sur votre nouveau terrain de jeu. Des cubes à pertes de vue, des dinosaures faisant jusqu’à 10 fois votre taille, et bien sûr vous arrivez sur place uniquement vêtu d’un pagne. Vous l’aurez compris c’est le moment de se sortir les doigts et de commencer votre survie en terre hostile. Pour cela vous aurez possibilité de vivre l'aventure en solo en mode survie, vous concentrer sur un mode création sans prise de tête, ou rejoindre un serveur online pour développer une communauté en temps réel.

Comme un goût de déjà vu

Si en 2019 vous n’avez jamais joué à ARK ou Minecraft, PixARK est l’occasion d’apprendre les fondamentaux des jeux du type Survie / Bac à sable. On est largué dans un trou perdu avec aucun item, on ramasse tout ce qu’il est possible de ramasser, et on tente des combinaisons pour créer des objets facilitant notre survie. Ainsi, aidé d’un mini-tutoriel vous apprenant les grandes bases du jeu, vous débuterez votre partie en cassant des blocs d’argile pour construire une cabane de fortune, et dégotterez bois et coton pour crafter vos premiers équipements et pièces d’équipement.

Le jeu fonctionnant sur un système de level où le simple fait de jouer vous fait engranger des points d’expérience, passer d’un niveau à un autre vous permettra d’augmenter vos statistiques, et surtout d’apprendre ce qu’on appelle des engrammes, à savoir des recettes. A noter que ces dernières ne sont pas toutes accessibles dès le début du jeu, il vous faudra en effet un niveau suffisamment élevé afin de pouvoir fabriquer vos premières armes métalliques. Au début vous apprendrez timidement à croiser deux morceaux de bois pour en faire un gourdin ou une pioche.

L’objectif étant à termes de créer des objets toujours plus avancés pour survivre à toutes les conditions, l’enthousiasme sera malheureusement moindre si vous avez joué aux jeux dont est issu PixARK. Aucune nouveauté propre à ce jeu n’est présente, on retrouve toutes les composantes du jeu ARK, à savoir l’aspect survie, le crafting et les interactions avec les dinosaures, couplé au final avec un skin Minecraft dont on retrouve quelques bribes de gameplay lorsqu’on doit miner de la matière première.

Dinosaure de compagnie

Elément clé mis en avant dans ARK, PixARK a droit lui aussi à sa farandole de créatures préhistoriques, couplées à des créatures plus actuelles comme les dindes ou les lapins. Si en premier lieu il vous faudra apprendre à reconnaitre les espèces, savoir jauger la présence de dangers, et les éliminer afin de récolter de la matière première pour vous nourrir ou pour vos premières créations, vous verrez qu’ils ne sont pas que des sacs de butins sur pattes et peuvent aussi être domptés.

Pour ce faire, tout passe par la nourriture. Il vous faudra trouver quels aliments conviennent à quelles espèces, et vous approcher d’eux pour tenter de les nourrir. Une fois domptées, il ne vous restera plus qu’à baptiser ces créatures et elles vous accompagneront du mieux qu’elles peuvent. L’idéal pour débuter est de vous créer une petite bâtisse ou regrouper vos animaux de compagnie avant de partir plus profondément dans les terres.

Pour l’exploration les dinosaures seront extrêmement pratiques. Après avoir confectionné des selles, il vous sera possible de chevaucher les créatures et donc de vous déplacer plus aisément dans la flore. vos compagnons pourront attaquer, mais aussi porter vos équipements, se déplacer plus rapidement que vous à pied, et même fendre les airs. et plus vous avancerez dans votre survie, plus vous aurez possibilité de dompter des créatures puissantes pour vous épauler.

Une technique toujours à la ramasse

Si avec ARK : Survival Evolved on était pas loin de la catastrophe en matière d’optimisation sur Nintendo Switch, PixArk s’en tire un peu mieux, sans pour autant être un exemple de prouesse technique. Tout comme Minecraft, la direction artistique tout en cubes on aime ou on déteste, mais il faut avouer dans le cas de PixARK certains choix artistiques comme la modélisation des humains est assez… atypique.

Les contrôles seront en revanche votre némésis dans le jeu. Outre le fait que votre personnage soit aussi malléable qu’un bloc de ciment, vous serez rapidement frustré de voir la difficulté qu’éprouve votre personnage ne serait-ce que pour tourner en courant par exemple. Ou du calvaire pour faire demi-tour lorsque l’on est à dos de dino sur une petite plateforme. Le mieux au final est d’apprendre à jongler entre les vues à la première et à la troisième personne. La première vous sera principalement utile pour crafter des blocs et faire des constructions, tandis que la seconde sera surtout utile pour voir de manière plus globale les alentours.

Nous passerons brièvement sur les divers défauts qui parsèment le jeu, comme la traduction française qui sent clairement le google traduction, quand ce ne sont pas des menus entiers qui sont en anglais, des monstres qui s'encastrent dans les arbres ou qui freezent dans le ciel, ou encore le jeu qui plante une fois sur deux lorsque vous souhaitez rejoindre un serveur online.

Et pour terminer avec les sujets qui fâchent : l'ergonomie des menus. Si en mode portable on se réjouit de pouvoir utiliser l'écran tactile pour naviguer dans les différents menus du jeu pour fabriquer nos objets ou nous équiper par exemple, on reste quand même face à des écrans peu intuitifs qui demanderont un minimum de temps d'adaptation. Mais là où ça va vraiment vous rebuter, c'est en mode salon où vous devrez naviguer uniquement à l'aide de la manette. Cela paraît idiot mais le simple fait d'augmenter une statistique de personnage après une montée de niveau est un calvaire.

5.5
PixARK, tout comme son aîné ARK fait parti de ces jeux qui sur le papier ont beaucoup de potentiels, mais qui ne parviennent tout simplement pas à s'exprimer à cause de limitation matérielles. La formule PixArk sur PC bien que pas exempt de défaut fonctionne relativement bien, mais sur la Switch outre l'argument portable qui permet d'emporter votre aventure partout avec vous, le fun est rapidement dépassé par une ergonomie tout juste moyenne saupoudrée de divers bugs. PixARK n'est pas un mauvais jeu en soi, et fait nettement mieux que ARK : Suvival Evolved sur Nintendo Switch, mais cette expérience se vit sur PC pour pouvoir la savourer au maximum

  • Un contenu très diversifié
  • Possibilité de jouer en mode survie ou création, seul ou online
  • Les dinosaures à dompter
  • Un large choix de personnalisation avant de lancer sa partie
  • Un système d'évolution par palier
  • Le crafting à la Minecraft
  • La physique désastreuse du personnage
  • Les bugs allant du dino planté dans les airs au freeze pur et simple du jeu
  • Naviguer dans les menus à la manette
  • Les textes traduits à la truelle