Nintendo Switch

OmegaBot

Test Switch

OmegaBot

Par ggvanrom - Le 20/01 à 09:45

Présenté par son développeur Simon Carny comme un Mega Man-like, OmegaBot s’offre en ce début 2023 une sortie sur Nintendo Switch grâce au travail de Red Art Games en charge du portage. Petit robot seul contre tous, est-ce que la formule va fonctionner ? La réponse dans ce test.

A trop dépendre de la technologie…

OmegaBot nous conte l’histoire d’une ville où la technologie avait atteint son paroxysme, permettant alors aux humains une vie paisible sans aucun souci à gérer. Malheureusement, un étrange brouillard fit son apparition, changeant tous les êtres vivants qui entrent en contact avec cette brume en machines dénuées de raisons. 4 héros et leur souveraine ont tenté de trouver la cause de cette brume et d’endiguer le mal, mais tous échouèrent.

Mais l’espoir n’est pas perdu, car une toute nouvelle génération de robots à l’origine inconnue fit son apparition. Nous incarnons ici l’un de ces nouveaux modèle, dénommé OmegaBot. L’objectif est simple, venger les héros tombés au combat, détruire la source du mal, et délivrer la souveraine Lavinia. Un programme chargé pour une boite de conserve !

Tu es une machine Harry

OmegaBot se présente comme un jeu action/plateforme en side-scrolling comme nous le propose bon nombre de licences comme un certain Mega Man. Notre être de ferraille va alors visiter divers environnements aux thématiques variées, avec pour objectif de défaire les anciens héros transformés en machine, pour débloquer leurs pouvoirs. Pour cela, il va devoir se défaire des nombreux ennemis qui joncheront sa route, tout en ramassant divers collectibles dispersés, à savoir des rouages faisant office de monnaie, et des emblèmes en forme d’oeil.

La principale particularité du jeu concerne la nature du héros. Ce dernier étant un robot, il a une jauge d’énergie en plus de sa classique jauge de PV. Chaque coup de blaster tiré ou capacité utilisée baisse cette barre d’énergie, divisée en 2 sections. Une fois la première section vide, vous passez sur la batterie de secours, rendant les coups moins puissants. Et si jamais vous videz entièrement votre basse d’énergie, vous vous retrouvez sans défense durant quelques secondes. heureusement il suffit de patienter pour que cette jauge se régénère naturellement. 

Pour nous faciliter la tâche, entre chaque monde, vous serez téléporté dans un hub où vous pourrez effectuer des achats grâce aux rouages ramassés dans les coffres et sur les ennemis, ainsi que les emblèmes qui demandent la plupart du temps à être débusqués dans des zones secrètes ou difficiles d’accès. Les rouages vous permettront ainsi d’augmenter vos jauges de santé et d’énergie. Les emblèmes eux vous permettront de débloquer des skins avec des propriétés spécifiques comme une récupération plus rapide de votre énergie par exemple.

Quand Game-Design et Level-Design ont les rouages qui grincent.

Si sur le papier OmegaBot reste un jeu très appréciable, un petit défaut vient tout de même entacher l’expérience. Bien qu’il s’agisse d’une volonté propre du développeur, le fait que le personnage recule à cause de la puissance de son blaster peut être particulièrement pénible, surtout lorsque vous devez combattre sur des plateformes étroites ou en mouvement. Petite originalité, le menu du jeu est conçu comme un niveau, et il est amusant de voir que l’on doit déplacer le personnage dans l’interface pour changer les réglages. Un petit détail qui fait sourire. Niveau durée de vie, comptez une demi-douzaine d’heures pour faire le tour du jeu. Et une fois le boss final battu, vous aurez la possibilité de recommencer en mode New Game + en conservant l’équipement déjà acquis.

Concernant le level design, point noir également au niveau des checkpoints. Lorsque vous mourrez, vous recommencez au dernier checkpoint traversé. Si de temps en temps on ne comprend pas l’utilité d’avoir 2 checkpoints à deux écrans d’écart, il y a quelques passages dans le jeu où une bonne demi-douzaine d’écrans aux pièges vicieux séparent deux checkpoints, et il peut être très frustrant de tout recommencer à cause d’un saut mal calibré ou d’un ennemi embusqué. De même, un élément de gameplay peut être pénible parfois, le saut plané en visant vers le bas avec le blaster. Nous vous conseillons vivement de jouer avec la croix directionnelle lors de ces passages.

Vient enfin l’aspect graphique du jeu. Simon Carny a fait le choix d’un look 100% rétro avec du bon gros pixel. En soit la formule n’est pas désagréable à l’oeil. et les environnements et les ennemis sont suffisamment variés. Par contre le développeur a fait le choix d’une police en pixel énorme couleur jaune pétante avec un ombré orangé. La lecture n’est pas vraiment des plus agréable, et une police plus fine n’aurait pas été de refus. Heureusement ce détail n’entache pas l’expérience globale.

7
Sans révolutionner le genre, Omegabot propose un petit action / plateformer en side-scrolling très correct sur Nintendo Switch. Proposé en dématérialisé mais également en version physique, le titre le laisse apprécier si on est un fan du genre. Il propose une expérience accessible et colorée et ses quelques défauts peuvent facilement être mis de côté.

  • Un univers coloré et varié
  • Différents power up à débloquer
  • La possibilité d'améliorer son robot
  • Le mode New Game +
  • Le recul des armes
  • L'emplacement des Checkpoint un peu aléatoire
  • La typo des textes vraiment pas agréable
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