Kill It With Fire 2, développé par Casey Donnellan Games et édité par tinyBuild, est sorti le 7 mai 2026 sur Nintendo Switch (et parfaitement compatible avec la Switch 2). Cette suite reprend le concept absurde du premier opus — massacrer des milliers d’araignées avec un arsenal de plus en plus délirant — tout en l’agrandissant significativement. Le jeu vous propulse dans le rôle d’un exterminateur chargé de sauver le multivers d’une invasion arachnide à travers différentes dimensions. Avec un prix attractif autour de 14,99 € et un poids très léger (environ 3,5 Go), il s’impose comme une excellente option pour les joueurs Nintendo à la recherche d’un titre fun, accessible et parfait pour des sessions nomades. La version Switch 2 profite d’une optimisation native qui assure une fluidité constante, même si le jeu reste visuellement dans un registre cartoon modeste.
Un chaos arachnide varié et addictif
Le cœur du gameplay reste fidèle à l’esprit du premier Kill It With Fire : explorer des environnements, accomplir des objectifs secondaires (trouver des objets cachés, activer des mécanismes, collecter des artefacts) et surtout exterminer des araignées par centaines, voire par milliers. Cependant, cette suite apporte une vraie ambition avec sept mondes thématiques très distincts : un manoir hanté, un Far West poussiéreux, un cyberespace futuriste, un véritable « Spider Hell » infernal, et d’autres environnements créatifs qui renouvellent régulièrement l’expérience.
Le jeu propose pas moins de 45 armes et gadgets à débloquer et à combiner. Du classique journal roulé ou clipboard pour écraser les petites bestioles, au lance-flammes, minigun, lance-roquettes, épée laser, jusqu’à des inventions complètement folles adaptées à chaque niveau (drones, pièges, armes environnementales). Chaque dimension introduit de nouveaux outils et mécaniques : phases en kaiju géant, courses de drones, vagues de défense, séquences « The Floor is Lava » remplies d’araignées, ou encore des puzzles plus élaborés basés sur la physique et la destruction.
Le mode campagne est entièrement jouable en solo ou en coop en ligne jusqu’à 4 joueurs, ce qui constitue le plus gros ajout de cette suite. La coopération transforme le jeu en un véritable festival de chaos : coordination pour nettoyer des zones, partage des rôles (détection, contrôle de zone, précision…), et moments hilarants quand tout dégénère. Un mode PvP Humans vs Spiders (jusqu’à 8 joueurs) permet même d’incarner une araignée pour traquer les exterminateurs, apportant une rejouabilité supplémentaire. Le mode est plutôt fun mais si en soi, il n'a rien d'original. Ceci dit, il relance l'intérêt du titre.
Sur Switch 2, les contrôles sont corrects et intuitifs en mode portable comme en docké. La gestion de l’inventaire et le passage rapide entre les armes fonctionnent bien grâce aux joysticks et boutons, même si certains joueurs pourront trouver la visée un peu moins précise qu’au clavier/souris ou sur manettes plus premium. L’accessibilité reste excellente : le jeu est très facile à prendre en main, avec un rythme qui alterne exploration calme et explosions de violence arachnide.
Elles sont vilaines ces araignées !
Visuellement, Kill It With Fire 2 adopte un style cartoon coloré et humoristique qui masque ses limitations techniques. Les environnements sont bien plus vastes et détaillés que dans le premier opus, avec une destruction physique satisfaisante (toiles qui brûlent, objets qui volent, explosions en chaîne). Les effets de particules lors des exterminations massives restent jouissifs. Sur Nintendo Switch 2, le jeu tourne de façon très stable en 60 fps dans la plupart des situations, y compris en coop avec un grand nombre d’araignées à l’écran. Pas de chutes de framerate notables, même en mode portable. La version profite d’une bonne optimisation, même si elle ne rivalise évidemment pas avec les versions PS5 ou PC en termes de résolution et de détails. En docké sur un téléviseur, l’image reste propre et lisible ; en portable, elle est idéale pour des sessions courtes et relaxantes. Le jeu est cross-play avec d’autres plateformes pour la coop, ce qui facilite le matchmaking.
La bande sonore dynamique et les bruitages ultra-satisfaisants constituent l’un des points forts du titre. Chaque araignée écrasée, brûlée, explosée ou découpée produit un son visuellement et auditivement gratifiant. La musique s’adapte bien aux différents univers, passant d’une ambiance légèrement horrifique à des rythmes plus rock ou électroniques selon les niveaux. Les dialogues sont en anglais (avec un humour absurde et second degré) et les sous-titres sont disponibles en français. L’immersion est renforcée par les réactions des personnages et les commentaires hilarants pendant les parties coop.

