Nintendo Switch

Disgaea 4 Complete +

Test Switch

Disgaea 4 Complete +

Par ggvanrom - Le 02/11 à 21:52

Nippon Ichi Software et Disgaea c'est une grande histoire d'amour. Après nous avoir servi Disgaea 5 Complete et Disgaea 1 Complete sur Nintendo Switch, la firme continue de dévoiler aux joueurs de Nintendo sa licence phare avec Disgaea 4 Complete +, le quatrième opus de la licence bénéficiant de tous les DLC parus à ce jour directement dans la cartouche. L'occasion de nous rendre une nouvelle fois dans le Sous-Monde pour découvrir une histoire trépidante.

*Test réalisé à partir d'une version fournie par l'éditeur*

Mon royaume pour une sardine

Alors que les humains craignaient jadis de finir en enfer, l'évolution de ces derniers, les guerres et autres actes terroristes ont fait de cette espèce un vrai problème dans le sous-monde. Chaque humain ayant commis des méfaits dans leur vie atterrissent dans la plus basse strate du sous-monde pour que leur âme soit placée à l'intérieur d'un Prinny, les manchots aux jambes de bois et icônes cultes de la licence. Seulement avec les dérives de l'humanité, le Sous-Monde fait face à une invasion de Prinnies, et le Gouvernemort souhaite prendre des mesures radicales et exterminer toutes la vermine pour retrouver un Sous-Monde plus serein.

C'est dans ce contexte que nous faisons la connaissance de Valvatorez, le formateur de Prinnies du Sous-Monde chargé de l'éducation des bestioles bleutées pour qu'elles puissent se réincarner dans d'autres créatures une fois leur formation finie. Vampire de sa condition ayant refusé suite à une promesse de s'alimenter en sang humain, il a perdu son statut de Tyran pour se retrouver dans les bas-fonds du Sous-Monde et ne s'alimente plus que de sardines. Son serviteur Fenrich, loup-garou de son état, lui voue une loyauté sans failles, et use de tous les moyens mis à sa disposition afin de redonner à Valvatorez la place qu'il mérite. Un vampire n'ayant qu'une parole, le rapt des Prinnies suffit largement à notre héros pour que ce dernier se mette en quête de renverser le Gouvernemort pour honorer la promesse faite aux Prinnies. 

Un Gameplay toujours aussi efficace

Valvatorez ayant choisi de ne plus s'alimenter en sang humain, ses capacités ont été très fortement affaiblies au cours des dernières années. Fort heureusement, Fenrich n'hésitera pas à nous faire la leçon durant les premières heures de jeux concernant le gameplay de cet épisode. Si vous avez déjà joué à un Disgaea, la formule reste la même au fil des ans. Se présentant comme un Tactical-RPG, chaque personne s'invoque depuis un portail de téléportation. Le but consiste à déplacer les personnages sur une carte divisée en plusieurs cases, et de vaincre les ennemis s'y trouvant en usant de vos armes et techniques fétiches. Si pour les habitués ces turoriels peuvent paraître rasoir au possible, vous aurez bien sûr la possibilité de les sauter via une simple commande.

La particularité du gameplay tient dans sa richesse ainsi que dans son exécution. A l'inverse d'autres T-RPG, dans Disgaea on déplace nos unités, leur donnons des ordres, mais ces derniers ne sont exécutés qu'après avoir choisi l'option éponyme dans le menu du jeu. Le point essentiel pour s'assurer des victoires rapides est la notion de combos. Plus vous enchainez de combos sur les ennemis, plus les attaques suivantes seront puissantes. Il suffira donc de jouer de cette notion en visant également les points faibles des ennemis, directement indiqués sur leurs statuts. Et une fois que vous avez terminé de déplacer vos unités, il vous suffit de choisir l'option "fin de tour" et tenter de survivre aux assauts de vos ennemis.

Même s'il est possible de sauter les tutoriels trop évidents pour les habitués de la licence, les premiers chapitres du jeu seront tout de même une étape obligatoire pour apprendre tout ce qui est nécessaire au déroulement du jeu. On apprendra ainsi comment bien équiper un personnage, lui apprendre des maléfices et capacités de combat, ou encore la possibilité de faire fusionner 2 monstres en un, ou de changer un monstre en arme pour toujours plus de puissance sur le champ de bataille. Et bien sûr, impossible de faire l'impasse sur les géoblocs, de gros cubes apportant des bonus et malus supplémentaires sur le terrain qu'il vous faudra apprendre à maitriser pour éviter de graves déconvenues lors de vos combats.

Au fur et à mesure de votre progression, vos ennemis gagneront en niveau et en force. De votre côté, la seule façon d'engendrer de l'expérience et de mettre à mort votre adversaire. Si vous ne faites que le blesser, vous n'engrangerez pas d'expérience. De ce fait il est un peu plus compliqué d'améliorer les classes de soutien comme les voleurs ou les guérisseurs. D'autres systèmes existent cependant comme les potions d'expérience et de mana, ou encore l'utilisation des symboles impies pour donner des bonus aux personnages lors des combats.

Un QG bien fourni

Comme chaque épisode, les chapitres sont divisés en plusieurs combats, et entre chacun d'entre-eux vous pourrez vous offrir une pause bien méritée dans le hub du jeu. Grande nouveauté extrêmement appréciable, à chaque retour au hub une sauvegarde automatique se déclenchera, évitant ainsi de quitter la partie sans sauvegarder ou de commencer un combat sans vous être refait une santé. Chose importante dans Disgaea, Vous ne regagnez pas vos HP et SP après chaque combat, il vous faudra nécessairement faire un tour à l'infirmerie et dépenser un peu d'argent pour vous refaire une santé. 

En parallèle, le hub abrite également la filiale Rosen Queen qui vous permet de mettre à jour vos unités au niveau des armes et de leur équipement défensif. En prime, vous aurez également la possibilité d'accéder au QG électoral, un lieu où il sera possible de placer les symboles impies pour booster vos personnages en combat, mais aussi créer de nouvelles recrues contre des points de Mana, ou encore accéder à l'Assemblée Démoniaque et faire voter des lois pour augmenter le niveau des objets, accéder à un menu de triche (oui oui) ou encore subtiliser l'argent des députés. Pour chaque vote vous ferez face aux députés à qui il sera possible de verser des pots-de-vin pour faire pencher le vote en votre faveur. Et si ces derniers votent contre... vous pourrez opter pour la manière forte et réduire les députés au silence.

On retrouve également le classique monde des objets nous permettant d'améliorer nos objets en entrant dans ces derniers afin de compléter des cartes générées de manière aléatoire. Tous les 10 étages votre objet pourra améliorer ses statistiques, et vous pourrez également mettre la main sur des innocents, des créatures apportant des caractéristiques intéressantes à vos objets. Enfin, il est également possible de combattre des pirates pour obtenir des pièces de vaisseau, et envoyer à votre tour un équipage envahir les mondes des autres joueurs. Enfin, il vous sera également possible de créer vos propres arènes de combat et les partager en ligne. Le tout vous permettra de démultiplier la durée de vie déjà conséquente du jeu de base, sans compter les DLC rajoutés d'office au jeu, permettant de débloquer personnages, ajoutant la magie Peta, de nouveaux scénarios et même des composantes de gameplay additionnelles.

 

7.5
Comme toujours, la licence Disgaea reste un excellent choix si vous cherchez une expérience Tactical-RPG complète. Ce Disgaea 4 Complete + ne déroge pas à la règle : des personnages attachants, un contenu gigantesque, de longues heures de jeu en perspective et de multiples façons de décimer vos ennemis. En soi, le principal défaut de cet épisode tient dans le fait que ce quatrième épisode nous est proposé après Disgaea 5 Complete qui nous a été proposé en 2017, donc malgré les DLC supplémentaires de ce Disgaea 4 Complete +, il a des fonctionnalités qui ne sont pas présentes par rapport au cinquième opus, ce qui est logique.

  • Une durée de vie quasi-infinie
  • L'humour omniprésent, point fort de la licence
  • De nombreuses classes et monstres à entrainer
  • Doublage anglais ou japonais
  • Le français toujours de la partie
  • Tous les DLC parus à ce jour inclus d'office dans la cartouche
  • Une caméra vraiment pas arrangeante sur certaines arènes
  • Les premiers chapitres tutoriels qui lassent les habitués