Nintendo Switch 2

Gear.Club Unlimited 3

Test Switch 2

Gear.Club Unlimited 3

Par MystereNews - Il y a 1 heure

Gear.Club Unlimited 3 est un jeu de course automobile développé par Eden Games et édité par Nacon, sorti le 19 février 2026 sur Nintendo Switch 2. Il s'agit du troisième épisode de la série Gear.Club, connue pour offrir une expérience de conduite accessible tout en proposant des sensations réalistes et de nombreuses voitures prestigieuses.

Test réalisé à partir d'une clé fournie par l'édtieur.

Un gameplay accessible, nerveux et satisfaisant

Le gameplay est clairement l'un des plus gros points forts du jeu. La prise en main est rapide et intuitive. Même sans expérience dans les jeux de simulation automobile, il est facile d’en comprendre les bases. La conduite est bien équilibrée entre arcade et réalisme. Les voitures ont chacune un comportement différent : certaines sont plus rapides, d'autres tiennent mieux la route. Il faut apprendre à freiner au bon moment, à bien prendre les virages et à gérer sa vitesse. Le nouveau mode Autoroute est particulièrement impressionnant.

Rouler à très haute vitesse en évitant les autres véhicules procure beaucoup d'adrénaline. Ce mode change des courses classiques et apporte de la variété. Les collisions sont bien gérées et la sensation de vitesse est très réussie. Plus la vitesse augmente, plus la tension monte, ce qui rend les courses très immersives.


Le mode carrière et sa progression

Le mode Carrière est le cœur du jeu. On commence avec une voiture basique, puis on progresse en gagnant des courses, ce qui permet de gagner de l'argent et de débloquer de nouvelles voitures. Le système de progression est très motivant. Chaque victoire permet d'acheter de nouvelles voitures, d'améliorer leurs performances, de personnaliser leur apparence et de débloquer de nouvelles compétitions. La personnalisation est très complète. On peut modifier le moteur, la transmission, la tenue de route et l'apparence visuelle. Cela permet d'adapter la voiture à son style de conduite. Collectionner les voitures devient rapidement un objectif important et donne envie de continuer à jouer.

Des performances en progression sur Nintendo Switch 2

Graphiquement, le jeu est très réussi. Les voitures sont extrêmement détaillées, avec des reflets réalistes et des finitions soignées. Les environnements sont variés et immersifs. Les points les plus impressionnants sont les effets de lumière, surtout la nuit, les reflets sur les carrosseries, la distance d'affichage améliorée et la fluidité globale du jeu. Les circuits sont variés, avec des routes côtières, des autoroutes et des zones urbaines. Chaque environnement a sa propre ambiance. Sur Switch 2, le jeu est fluide et agréable à regarder, ce qui améliore beaucoup l'expérience.

Le son joue un rôle important dans l’immersion. Le bruit des moteurs est réaliste et change selon la voiture. Plus la voiture est puissante, plus le son est impressionnant. La musique accompagne bien les courses sans être dérangeante. Les effets sonores, comme les accélérations et les freinages, renforcent le réalisme. Cela contribue à donner l'impression de vraiment conduire une voiture de sport.

La durée de vie et son contenu

La durée de vie est bonne. Le mode Carrière prend de nombreuses heures à compléter, surtout si l’on veut débloquer toutes les voitures. Le jeu propose de nombreuses courses avec plusieurs types de défis. Il y a beaucoup de voitures à débloquer ainsi que de nombreuses améliorations. Même après plusieurs heures, le jeu reste intéressant.

Solide sur la forme, contesté sur le fond

En tant qu’amatrice de jeux de course, difficile de nier que le titre offre une prestation technique solide sur Switch 2. La fluidité est au rendez-vous et la qualité graphique se montre convaincante, avec des environnements détaillés et des véhicules bien modélisés. Sur le plan purement visuel, l’ensemble est cohérent et agréable à parcourir.

Toutefois, la comparaison avec un concurrent récent comme GRID s’impose rapidement. Sur plusieurs aspects, ce dernier n’a rien à envier à Gear Club Unlimited 3, notamment en matière de sensations de conduite et de profondeur globale. Si le jeu d’Eden Games reste séduisant pour un public à la recherche d’une expérience accessible et visuellement soignée, il pourrait néanmoins laisser une impression plus mitigée auprès des passionnés de simulations automobiles, souvent plus exigeants quant au réalisme et à la richesse du contenu.

Une intelligence artificielle pas très fiable

Après plusieurs heures de jeu, il devient clair que l’intelligence artificielle montre de réelles limites, surtout dans les virages. Là où l’on attend des adversaires capables d’analyser la situation et d’adapter leur trajectoire, l’IA donne souvent l’impression de simplement suivre une ligne prédéfinie, sans réelle réflexion.

Dans les virages serrés, les problèmes sont particulièrement visibles. Les voitures contrôlées par l’IA freinent parfois trop tard ou de manière trop brutale, provoquant des collisions évitables. Il arrive aussi qu’elles s’engagent dans un virage sans tenir compte de la position du joueur, comme si celui-ci n’existait pas. Cela peut donner lieu à des chocs injustes ou à des situations frustrantes.

Un autre point problématique est le manque d’adaptation. Lorsqu’un virage devient encombré ou qu’un accident survient, l’IA semble avoir du mal à réagir intelligemment. Au lieu d’éviter le danger ou de modifier sa trajectoire, elle continue souvent sur sa ligne idéale, ce qui casse le réalisme. On a alors plus l’impression d’affronter des véhicules scriptés que de véritables pilotes virtuels. À difficulté élevée, l’IA ne devient pas réellement plus stratégique ; elle est simplement plus rapide et plus précise sur sa trajectoire. Cela peut donner une impression d’injustice, car les adversaires semblent parfois bénéficier d’une adhérence ou d’une stabilité supérieures dans les courbes.

En résumé, même si l’IA reste fonctionnelle pour assurer des courses dynamiques, elle manque de finesse et d’intelligence réelle dans les virages. Pour un jeu qui cherche à proposer une expérience immersive et semi-réaliste, cette faiblesse constitue l’un de ses principaux défauts et peut réduire le plaisir des joueurs les plus exigeants.

Les autres modes de jeu

En plus du mode Carrière, Gear Club Unlimited 3 propose plusieurs modes de jeu qui permettent de varier les expériences et d’adapter la partie à son envie du moment. Chaque mode a ses propres objectifs et apporte un style de défi différent. Le mode Course rapide (Quick Race) permet de lancer immédiatement une compétition sans passer par la progression du mode Carrière. Nous avons la possibilité de choisir la course de notre choix, la voiture, les conditions de course et même la difficulté. Ce mode est idéal pour s’entraîner, tester une nouvelle voiture ou simplement jouer quelques minutes sans pression. Il offre une grande liberté et permet d’améliorer sa maîtrise des circuits.

Le mode Contre-la-montre (Time Trial) met l’accent sur la performance pure. Ici, il n’y a pas d’adversaires : le seul objectif est de réaliser le meilleur temps possible. C’est un excellent moyen de progresser techniquement et de comparer ses performances avec d’autres joueurs en ligne grâce aux classements.

Le mode Autoroute (Highway Mode) est l’une des nouveautés majeures du jeu. Dans ce mode, le joueur roule à très grande vitesse sur des autoroutes ouvertes à la circulation. Les particularités de ce mode sont de pouvoir naviguer entre chaque voiture, dépasser les 300 km/h et surtout ressentir une bonne dose d'adrénaline. Ce mode est plus nerveux et spectaculaire que les courses classiques. Il met surtout l’accent sur les réflexes et la gestion du risque.

Le mode Multijoueur permet d’affronter d’autres joueurs. C'est là que nous pouvons profiter du mode multijoueur local jusqu'à 2 joueurs, du online ainsi que d’un mode compétitif. Ce mode ajoute une vraie dimension compétitive. Contrairement à l’IA, les joueurs humains sont imprévisibles, ce qui rend les courses plus intenses et parfois plus difficiles.

Les événements spéciaux proposent des défis temporaires ou des règles particulières. Il peut y avoir des restrictions par rapport au type de voitures, des courses avec des conditions spécifiques et des objectifs secondaires. Ces événements permettent de renouveler l’expérience et d’encourager le joueur à essayer différents véhicules.

Un prix qui fait déraper l’expérience

Proposé au tarif de 49,99 €, Gear Club Unlimited 3 se positionne dans une tranche de prix ambitieuse. Un choix qui peut surprendre au regard des nouveautés relativement limitées apportées par cet opus, dont l’ajout principal reste le mode Autoroute. Si celui-ci enrichit l’expérience en termes de sensations de vitesse, il ne révolutionne pas pour autant la formule.

La question du rapport qualité-prix se pose d’autant plus que des contenus additionnels payants (DLC) sont également proposés, impliquant un coût supplémentaire d’environ 10 €. Comparé à d’autres titres du genre, comme GRID, commercialisé à un tarif inférieur, l’écart tarifaire peut sembler difficile à justifier.

Si le jeu propose une expérience solide et accessible, son positionnement tarifaire pourrait freiner une partie du public, notamment les joueurs hésitants ou attentifs au contenu réellement proposé en échange du prix demandé.

6.5
Gear Club Unlimited 3 propose une expérience de course fluide, accessible et visuellement réussie sur Switch 2. Les sensations de vitesse sont convaincantes et le contenu reste suffisamment riche pour offrir une bonne durée de vie. Cependant, l’intelligence artificielle montre des limites, notamment dans les virages, et son prix de 49,99 € peut sembler élevé face à des concurrents comme GRID. Au final, il s’agit d’un bon jeu de course, agréable à jouer, mais qui manque encore d’arguments pour s’imposer comme une référence du genre.

  • Gameplay accessible et agréable
  • Très bonnes sensations de vitesse
  • Graphismes réussis
  • Progression motivante
  • Bonne durée de vie
  • Personnalisation complète
  • Certaines courses se ressemblent
  • Intelligence artificielle parfois prévisible
  • Peu d'innovation en dehors du mode autoroute
  • Un tarif à 50€ qui peut faire grincer des dents
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