Konami fait son retour sur Nintendo avec eFootball Kick-Off!, une version standalone spécialement optimisée pour la Switch 2. À ce prix budget et sans microtransactions agressives, le jeu mise sur un gameplay pur, une fluidité exemplaire et une expérience offline/local très soignée. Il tourne de manière stable à 60 fps en portable comme en docké, ce qui apporte une réactivité très agréable. Nous avons pu nous y essayer grâce à une version qui nous a été confiée.
Gameplay général
Le gameplay constitue le véritable point fort de cette version Switch 2. On retrouve immédiatement la sensation si caractéristique de la série PES : un football posé, tactique et réaliste où chaque action demande une vraie réflexion. Les passes ont un véritable poids, la trajectoire du ballon réagit de façon crédible selon la force, l’angle et le pied utilisé, tandis que les contrôles sont précis et immédiats grâce à la puissance de la Switch 2. Les mouvements sans ballon sont particulièrement réussis ; les attaquants font des appels intelligents, les milieux se replacent naturellement et les défenseurs couvrent les espaces de manière cohérente. Cela crée des phases de jeu très organiques où la vision du jeu et le timing priment sur la pure vitesse ou les dribbles incessants.
Le système d’assists (passes automatiques, aide au tir, interception assistée) rend le titre extrêmement accessible aux joueurs occasionnels et aux sessions familiales. Dès les premières minutes, on peut enchaîner de belles actions sans frustration. Cependant, en désactivant progressivement ces aides et en montant la difficulté, le jeu révèle une vraie profondeur tactique. Les duels physiques sont intenses sans devenir aléatoires, le gardiennage est convaincant et les fautes sont sanctionnées de manière réaliste. Le système de « bulles » au-dessus des joueurs facilite les appels de balle et les combinaisons, tout en ajoutant une couche visuelle claire et utile, surtout en mode portable. Les animations restent fluides à 60 fps, même si certaines sont un peu moins fines que sur les versions next-gen haut de gamme. Globalement, ce feeling PES moderne, allié à l’excellente portabilité de la Switch 2, procure un plaisir immédiat et durable, particulièrement lors de longues sessions nomades ou de soirées entre amis.
Les modes de jeu
Le point fort de cette version Switch 2 réside dans sa variété de modes, clairement orientés vers le plaisir solo, en local et en sessions courtes ou longues. Le jeu ne cherche pas à concurrencer les live-service ultra-complétés des autres plateformes, mais propose une expérience équilibrée et immédiatement jouable.Le mode Quick Match constitue la porte d’entrée idéale. Il permet de lancer une partie en quelques secondes en choisissant n’importe quelle équipe disponible, réelle ou générique. Vous pouvez ajuster la durée du match, la vitesse de jeu, les formations et les instructions individuelles. Ce mode est parfait pour des parties rapides, pour tester des tactiques ou pour jouer en multijoueur local jusqu’à 4 joueurs grâce au GameShare, qui permet de partager facilement le jeu entre une Switch 2 et une Switch/Switch Lite.
Le cœur de l’expérience solo s’appelle World Tour. Il s’agit d’un mode carrière léger mais très addictif, dans la lignée des anciennes Master League. Vous commencez avec une équipe de niveau moyen et voyagez à travers différentes régions du monde (Europe, Amérique du Sud, Asie, etc.) pour participer à des tournois régionaux. Après chaque confrontation, vous avez la possibilité de recruter les meilleurs joueurs adverses. Les victoires rapportent des pièces qui servent à acheter de nouveaux talents, y compris des légendes iconiques comme Bergkamp, Cafu ou d’autres grands noms du football. Vous pouvez également améliorer progressivement les statistiques globales de votre club et personnaliser légèrement son identité (nom, logo basique). Ce mode offre une très bonne durée de vie : compter une dizaine d’heures pour un premier cycle complet, avec une forte envie de revenir pour continuer à renforcer son effectif. Il reste cependant répétitif une fois que l’équipe atteint un très haut niveau, même s’il procure une satisfaction réelle sans jamais demander d’argent réel.
Le International Cup propose quant à lui une campagne plus courte et intense, inspirée des grandes compétitions internationales comme la Coupe du Monde. Vous sélectionnez une équipe nationale, affrontez des groupes réalistes puis les phases finales. L’ambiance est réussie et le mode supporte parfaitement le multijoueur local en coopération ou en versus. C’est particulièrement plaisant pendant les périodes de grands tournois internationaux.D’autres options viennent compléter l’offre. Les mini-jeux (Obstacle Race pour travailler le dribble et le contrôle, Wall Ball en 3 contre 3 avec rebonds sur les murs, etc.) apportent de la variété et servent d’échauffement ou de sessions très courtes. Le format 6 contre 6 est particulièrement fun : les matches sont ultra-dynamiques, remplis d’actions et de buts, et se prêtent très bien aux parties locales entre amis. Enfin, le mode Entraînement propose des drills ciblés et une séance libre complète pour peaufiner ses gestes techniques. L’aspect online existe avec des matches rapides et un mode classé permettant de monter des divisions, mais il reste clairement secondaire dans cette version.
Graphismes, son et technique
Visuellement, c’est très correct pour un titre budget : modèles de joueurs reconnaissables, éclairages propres, mais stades assez génériques et foules perfectibles. La performance à 60 fps compense largement ces compromis. Les commentaires quant à eux sont en anglais (Peter Drury + Jim Beglin) et peuvent paraître inégal – Drury est bon, Beglin a une voix parfois robotique et on le sent parfois détaché et peu enthousiaste. On peut cependant facilement les couper. La musique de menus est entraînante et rappelle les jeux d'antan (coucou ISS qui a marqué” une grosse période pour moi sur SNES). Les Licences sont limitées (quelques équipes réelles, beaucoup de génériques), mais cela n’entache pas vraiment le plaisir de jeu et le tout rappelle justement les jeux d’origine. Enfin, c’est l’ambiance globale du tie qui reste entraînant alliant simplicité (sans sombrer dans le simpliste), accessibilité et fun.

