Dragon Quest XI S : Les Combattants de la destinée - édition ultime, que l'on nommera plus communément Dragon Quest XI dans ce test, est désormais disponible sur nos toutes fraîches Switch 2 depuis le 24 septembre 2026. Contenant l'intégralité de Dragon Quest XI sorti quelques années plus tôt sur nos bonnes vieilles Switch ainsi que sur d'autres plateformes, le jeu nous revient avec quelques bonus en prime. Sommet du JRPG traditionnel, Dragon Quest XI a su conquérir un public toujours avide de découvrir les nouvelles itérations de la grande série des Dragon Quest, qui existe depuis désormais 40 ans. Que vaut donc cette nouvelle itération, exclusive à la Switch 2 ? C'est ce que nous allons tenter de voir dans ce test !
Test réalisé à partir d'une clef de jeu fournie par l'éditeur.
Un peu d'histoire
Contant l'histoire d'un jeune héros qui n'est autre que la réincarnation de l'éclairé, un héros ayant sauvé le monde par le passé, Dragon Quest XI met en lumière le monde d'Elréa, que vous allez devoir parcourir en quête de vérité à votre sujet mais aussi concernant le monde qui vous entoure. Hé oui, l'éclairé, c'est vous désormais, c'est donc à vous qu'il incombe de prendre les rênes d'une fine équipe qui va devoir trouver et combattre le Seigneur des Ombres, rien que ça ! De nombreux rebondissements ne manqueront pas de parsemer votre quête, le tout dans un chara-design réalisé de main de maître par le grand Akira Toriyama en personne. Comme dans les précédents Dragon Quest, votre héros est muet et l'intérêt de l'aventure réside davantage dans ce que l'on partage avec nos compagnons d'infortune. Le tout dans un classicisme de rigueur dans le pur esprit des Dragon Quest, ainsi on retrouve la clique habituelle de voleur, mage blanc et noir, combattant, le tout dans des aventures au rythme plutôt lent dans lequel on devine sans trop de difficulté ce qui va se passer. Ici, simplicité et efficacité sont de rigueur, le jeu ne vous emmènera jamais dans une histoire trop prise de tête et c'est bien ce que l'on s'attend à vivre en lançant un Dragon Quest canonique.
Pour venir à bout de l'aventure, il faut compter a minima une bonne cinquantaine d'heures de jeu, quant au 100 %, comptez facilement le double. Il faut dire que les quêtes secondaires, le scénario bonus de l'édition ultime et les mini jeux tels que le casino, les défis de combat ou encore la recherche des mini-médailles vous prendront énormément de temps. Le farm de votre équipe nécessite également du temps, là encore à l'instar des autres épisodes de la série. Après tout, pourquoi changer une recette qui marche tant que les fans suivent ? Et puis les rappels aux anciens opus plairont aux habitués, et ce encore davantage lorsque l'on sait qu'une ville du nom de Chronomis propose d'accomplir différentes missions dans des endroits issus des 10 précédents Dragon Quest ! A ce stade on ne parlera même plus de clin d'œil mais de retour aux sources à part entière ! D'ailleurs les développeurs ont pensé à tout puisque ces missions ne peuvent s'effectuer qu'en 2D, alors que pour cet opus on a le droit entre évoluer dans une délicieuse 3D qui fait toujours son effet, même 7 ans après sa sortie initiale, ou alors cette fameuse 2D old school du plus bel effet. En plus on peut modifier ce choix en cours de route en en faisant la demande dans l'église du coin, endroit fourre-tout dans lequel on peut aussi, entre autre, sauvegarder sa partie.
Un jeu qui se rappelle à notre bon souvenir
Outre la dimension résolument nostalgique de ce 11ème opus, cet opus est clairement pensé pour être une belle ode au voyage. Dès l'entame de la quête, sitôt sorti du premier village, le jeu donne clairement l'envie de progresser et de pouvoir explorer le monde proposé. Mais Elréa a beau être un open-world, c'est tout de même un open-world dirigiste. Sans être non plus un couloir, l'exploration se fera pas à pas, quête principal après quête principal, le tout comme si on enchainait des mini cartes successives contenues dans une seule et même carte géante. Le tout entrecoupé par des combats à foison qui sont certes traditionnels dans leur mécanique, mais qui ne sont tout de même pas dépourvus de charme. On reconnaît le bestiaire habituel de la série, notamment les fameux "gluants" que l'on retrouve un peu partout dans l'univers étendu de Dragon Quest, avec bien sûr de nouvelles bêtes à abattre. Et même si au début on se contente d'attaquer nos ennemis à l'épée puis à aller se soigner à l'église la plus proche, on se rend vite compte que le jeu comporte un gameplay bien plus élaboré que d'apparence, au point qu'il sera même parfois vital de le maîtriser. Ainsi, il vous faudra crafter de nombreux éléments afin de pouvoir forger des armes qui pourront vous épargner bien des souffrances, mais également maîtriser les combos d'équipe. Quand l'un de vos personnages sera en transe, à l'instar d'une limite dans un Final Fantasy, vous aurez la capacité de le faire se déchaîner contre ses adversaires, avec la possibilité cette fois de lancer un combo d'équipe bien plus ravageur encore !
Il faudra également gérer l'évolution de vos personnages, via l'apprentissage de compétences. En accumulant des points d'expérience, vous les dépensez dans un genre de sphérier façon Final Fantasy X, afin de faire croître vos personnages au niveau de leurs caractéristiques, tels que leur attaque, leur défense, mais vous pourrez aussi leur faire apprendre de nouvelles compétences. Malgré l'interface quelque peu austère des menus, on s'y fait assez rapidement et là encore, tout a été pensé pour que le système de jeu proposé ne soit pas trop lourd à appréhender. D'ailleurs, une fonction automatique pour les combats est de la partie, permettant aux joueurs plus lambdas de pouvoir davantage se concentrer sur le scénario sans avoir à batailler des heures durant à l'écran. En tout cas, l'ambiance très colorée nous plonge rapidement dans l'univers proposé, que l'on joue en 3D ou en 2D, avec des animations qui sont quelque peu datées à l'écran mais qui font encore le job en 2026. Quant à la bande-son, toujours signée par Koichi Sugiyama, elle est toujours aussi puissante et adaptée à ce genre de jeu. Les mélodies conviennent parfaitement à l'immersion du joueur, il faut dire que Square-Enix a mis le paquet en nous proposant des musiques réorchestrée par le Tokyo Metropolitan Symphony, rien que ça !
Et donc, quid des nouveautés ?
Hé bien les nouveautés propres à cette mouture estampillée Switch 2 sont au nombre de 2. En effet, une nouvelle option vous permet de faire votre choix entre l'amélioration des graphismes ou une meilleure performance. Pour être plus précis, soit vous optez pour une résolution de 1440p avec 30 images par seconde, soit vous préférez avoir affaire à du 60 images par seconde mais avec une résolution de 1080p. L'autre nouveauté consiste en un ensemble d'objets disponibles dès le départ de notre aventure, à savoir de l'équipement purement cosmétique et un lot de 5 potions toniques et 5 graines de compétence. Ni mise à niveau du jeu paru sur Switch "1", même à bas coût, ni possibilité de recycler ses vieilles sauvegardes n'ont été prévues, il faudra donc bel et bien repasser à la caisse pour bénéficier des performances graphiques de nos Switch 2. Sur ce point, il est clair que certains joueurs auraient sans doute préféré payer la mise à niveau uniquement, cela risque de faire grincer quelques dents et on le comprendra aisément. Pour les autres, cette version est tout bonnement la meilleure itération de Dragon Quest XI donc il sera difficile de passer à côté.
Le reste demeure inchangé, la traduction en français restant de bonne facture, le jeu étant tout aussi agréable à parcourir en nomade qu'en docké sur la télé du salon. Finalement, le génie de Square-Enix, c'est surtout de proposer de jouer à Dragon Quest XI selon 2 modèles quelque peu différent : une fois le jeu bouclé en 3D, entamer une partie en 2D nous permet clairement de découvrir ce Dragon Quest sous un nouvel angle, comme si au final on refaisait une première partie d'un jeu pourtant déjà fini. Ce petit truc en plus, peu de jeu peuvent se targuer de le faire ressentir à un joueur, car on n'est, dans ce cas, ni dans un new game + mais pas non plus totalement dans un nouveau jeu. En outre, en 2D, en dépit de ne pas voir les ennemis apparaître sur la carte nous rappelle forcément ces combats aléatoires que l'on appréciait dans les vieilles productions 16 bits, mais le jeu nous paraît également un peu plus simple à terminer dans ce mode. Cette version quelque peu épurée de la version en 3D permet d'aller à l'essentiel, ce qui plaira sans doute aux fans inconditionnels de la série. De toute façon la difficulté n'a jamais été le fort de la série, et si vous voulez vraiment du challenge, les quêtes draconiennes seront là pour vous corser l'aventure !

