Nintendo Switch 2

City Hunter

Test Switch 2

City Hunter

Par Ex-Nihylo - Il y a 1 heure

Disponible sur nos toutes fraiches Switch 2 depuis le 26 février, City Hunter n'est autre qu'un portage d'un jeu d'action PC-Engine sorti uniquement au Japon datant de 1990 et ayant pour thème le manga plus connu chez nous sous la dénomination de Nicky Larson. 36 ans plus tard, que vaut ce titre et surtout est-ce que les quelques ajouts opérés par les développeurs suffiront-ils à faire passer à la caisse les joueurs ?

Test réalisé via une clef fournie par l'éditeur.

Un banal jeu d'action

Nous sommes en 1990 et les rares afficionados occidentaux de la PC-Engine peuvent profiter de City Hunter, un jeu d'action plutôt terne et dans l'ensemble assez moyen, même pour l'époque, dans lequel on incarne le classieux Ryo Saeba - Nicky Larson en VF - afin d'éliminer des méchants à coup de fusil dans des stages en 2D, qui constituent des mini-dédales dans lesquels il faut trouver des clefs pour pouvoir progresser. 4 niveaux vous attendent, avec quelques séquences quelque peu nerveuses afin de palier à l'ennui générale qui ne tarde guère à arriver, le soft étant plutôt monotone. Vous pouvez mettre la main sur d'autres armes, tels un bazooka ou encore un lance-missiles, cela ne change pas grand chose au gameplay proposé, mais heureusement la durée de vie du jeu n'est pas très longue. A noter qu'il n'y a pas de mode multijoueur. 

On peut donc légitimement se poser la question du " Pourquoi sortir ce jeu des oubliettes de l'histoire vidéoludique ? " 36 ans plus tard. Heureusement, le studio parisien Red Art Games a prévu de quoi peaufiner le titre initial en apportant son petit lot de nouveautés. Déjà, on a le choix de jouer au titre original ou à l'expérience originale pétrie de correctifs en tout genre. Il faut dire que déjà à l'époque, l'IA derrière les ennemis faisait peine à voir, leur comportement s'en trouve donc amélioré et ce n'est clairement pas plus mal. Les contrôles souffraient également d'approximation, désormais dans la version corrigée on prend un peu plus de plaisir à incarner le héros, aisément reconnaissable malgré les graphismes 8 bits de la console d'origine. Il existe également un tout nouveau mode difficile qui ajoute carrément du contenu in-game. 

Remise au goût du jour

Le studio parisien a poussé le sens du détail en proposant du contenu additionnel de qualité. Ainsi, on retrouve tout d'abord la possibilité de suivre le scénario du jeu en mode City Hunter, avec les noms japonais originaux, ou alors selon les noms de la VF de l'animé des années 90. Les puristes comme les habitués à la VF apprécieront cet effort. De même, l'opening français chanté par Jean-Paul Césari se fait entendre dès l'écran titre du jeu, pour peu que votre console soit réglée en français ! Vous aurez en plus tout à loisir de l'écouter via les options du jeu, qui contiennent la bande-son. A défaut de l'opening japonais, la piste Get Wild, culte également - on l'entendait à chaque fin d'épisode - est également de la partie. Il aurait pu être sympa de proposer une BO dans le jeu liée aux pistes de l'animé, mais les développeurs n'ont pas poussé jusque là, malheureusement. 

D'autres détails ne manqueront pas de frapper les nostalgiques, comme par exemple le scan du mode d'emploi du jeu de l'époque, la modélisation 3D de la Hucard d'origine ou encore toute une floppée d'images issues de l'animé. Un mode Rewind (le fameux rembobinage) a également été implémenté, histoire de faciliter l'expérience et d'éviter de gâcher des points de vie trop facilement. Nul doute que les plus jeunes d'entre nous, ou les joueurs peu aguerris au genre, sauront s'en servir à bon escient. Un filtre CRT permet de mieux rendre, sur nos écrans modernes, les sensations des écrans de télé des années 90. Autre nouvelle possibilité, celle de pouvoir sauvegarder quand on le désire, qui est plutôt bienvenue sur ce genre de production. La traduction en français est de qualité, tout comme cette version Switch 2 ne comporte pas de bugs ou de freeze connus. Il n'y a pas de différences notables entre le fait d'y jouer en docké ou en nomade.

Encore quelques défauts

Même retouché, le gameplay conserve cependant sa rigidité d'époque. Ainsi on ne peut toujours pas tirer en diagonale, certaines hitboxes demeurent approximatives, mais le pire dans tout ça, c'est d'avoir conservé le fait que notre personnage se retourne automatiquement après avoir encaissé un coup. Les affrontements avec nos adversaires deviennent confus et sont nettement moins agréables pour peu que l'on se fasse toucher bêtement, ce qui ne manque pas d'arriver quand nos ennemis réapparaissent de manière soudaine trop près de nous quand on passe d'une zone à une autre. On apprécie le nouveau segment ajouté au mode difficile mais il aurait sans doute été pertinent d'ajouter d'autres nouveaux niveaux pour parfaire la durée de vie du jeu. Surtout que le manga se prête clairement à nous proposer de nouvelles scènes d'action musclée, qui aurait tout à fait leur place, en particulier entre 2 niveaux labyrinthiques qui peuvent s'avérer lourdingues par moment à parcourir, car il faut mémoriser les lieux dans lesquels il faudra revenir une fois une clef obtenue, ou le bon PNJ rencontré pour avancer. 

6
Au final, City Hunter sur Switch 2 est un bon travail de restauration et de conservation du patrimoine vidéoludique issu de la PC-Engine comme on aimerait en voir plus souvent, bien que le soft s'adresse surtout aux retrogamers qui apprécient l'univers de City Hunter. En dépit de la popularité de l'animé, il n'existe aucun autre jeu lié à cet univers, alors à défaut de jouer à un hit absolu, on peut toujours se laisser tenter par le fait d'incarner Nicky dans une aventure plutôt moyenne, mais qui a le mérite d'exister avant tout.

  • Des améliorations notables…
  • Un bon travail de localisation et des bonus sympas
  • … mais une rigidité d'action qui persiste.
  • Un jeu qui ne plaira qu'aux fans d'un genre daté et de City Hunter peu exigeants
Pas d'images pour ce test.