Prévu pour le 24 octobre en France, Disney Magical World propose une expérience en apparence plutôt simple : faire se rencontrer les différents univers Disney dans une seule et même grande aventure mêlant gestion, simulation de vie et action. Nous avons pu nous entretenir quelques heures avec la bande à Mickey, Cendrillon ou encore Winnie l’Ourson pour ne citer qu’eux. Voici donc le récit de cette (fabuleuse ?) escapade…
J’ai toujours rêvé d’être une princesse…
Le scénario est des plus standards : vous êtes invité à rejoindre le Village enchanté où cohabitent la plupart des personnages Disney, afin d’y exercer diverses activités et faire revivre l’économie locale en achetant à tout-va bibelots en tous genres, vêtements, meubles, baguettes magiques etc. De ces multiples boutiques se dégage tout de même un constat évident : Disney Magical World a essentiellement été conçu pour la gente féminine. Ainsi, pour trois articles disponibles en magasin, on compte en moyenne deux d’entre eux destinés à un public féminin (entendez par-là une overdose de rose, qui pourrait également déplaire à certaines gameuses…). Toutefois, les marchandises ne manquent pas et il nous tarde de revenir chaque jour au village pour y découvrir les nouveautés. Si le jeu aurait pu se contenter d’un simple système de vente, les développeurs ont poussé la chose jusqu’au craft pur et dur, vous incitant à parcourir les multiples univers mis à votre disposition pour compléter les recettes de fabrication fraîchement acquises... Au-delà de la recherche d’un attirail vestimentaire parfait, le titre propose un autre système très ingénieux pour motiver le joueur. En effectuant certaines actions (que l’on pourrait assimiler à des défis), vous obtiendrez un autocollant. Seul, ce petit bout de papier n’est que purement décoratif, mais plus vous en amassez, et plus le village se développera en proposant de nouvelles activités, de nouveaux mondes et missions, voire de nouvelles boutiques. Parmi ces dernières, nous avons pu obtenir un café dont vous serez le propriétaire. Ici aussi, il faudra disposer de toutes les ressources demandées pour enchaîner les recettes de cuisine, personnaliser votre restaurant et enclencher ainsi de nombreuses rentrées d’argent.
...et un chevalier !
Bien sûr, Disney Magical World ne se limite pas au Village enchanté, que vous n’aurez d’ailleurs pas le loisir d'aménager selon vos désirs. Pour varier les plaisirs et étayer les multiples recours au craft, plusieurs univers parallèles ont été développés. Par exemple, le monde de Cendrillon propose de nombreuses missions déblocables au fur et à mesure, consistant à combattre des fantômes et ramasser de nombreux trésors. Très intéressant du point de vue des ressources récoltées, celles-ci permettant d’alimenter les différents systèmes présentés dans le premier paragraphe, l’action n’en est pas moins répétitive, avec seulement deux coups disponibles. Si l’on peut changer de baguette, celle-ci influera uniquement sur la force des sorts, et non sur leur portée ou leur effet comme cela est déjà le cas dans de nombreux jeux d’aventure. Une petite déception donc, d’autant plus que durant ces quelques sessions de jeu nous avons été sujets à deux freezes, nous obligeant à recommencer la mission depuis le début (un grand merci à la sauvegarde automatique). Pour ceux qui n’auraient pas l’âme d’un chevalier, vous pouvez toujours vous rabattre sur l’univers de Winnie l’Ourson, avec des missions centrées jardinage, reposantes et légères, qui ne suffiront toutefois pas à compléter les différents objectifs fixés qui, pour rappel, sont indispensables pour accéder à de nouvelles activités.
Conclusion
Après une dizaine d’heures de jeu, Disney Magical World se révèle être une très bonne surprise en la matière, qui n’est d’ailleurs pas sans évoquer celle de Fantasy Life. Les nombreuses activités proposées par le jeu semblent en effet très complètes et le contenu à la clé s’annonce gargantuesque. Les séquences d’action viennent cependant entacher cette alchimie très réussie, d’autant plus qu’elles sont le point de passage obligé pour accéder à toutes les richesses du titre. On attend d’en voir plus sur les nombreux objectifs qui prendront certainement des dizaines voire une centaine d’heures à être remplis, gage de la durée de vie de cette simulation de vie pour le moins atypique.

