SWITCH

Quels sont les bons musous sur Nintendo Switch?

Par Saurus_no_Haineko - Le 18/03 à 16:14

Prolifique sur la dernière née de la console de Nintendo, le musou est un genre de jeu très particulier, de niche, dont on a du mal à connaître les différences ou l’intérêt entre les jeux. Heureusement, Nintendo-Master est là pour vous présenter six des principaux musous étant sortis sur Switch, en vous présentant leurs points forts et en vous disant pourquoi on vous les conseille… Ou pas. Prêt ?

I) Le musou, c’est quoi ?

Les éléments que l’on va exposer ici vont être vrais pour l’ensemble des jeux qui vont être ici traités. Donc plutôt que de vous les répéter cinq fois, autant vous les exposer une bonne pour toute, et on y reviendra plus. Un Musou, ou beat-them-all de masse, est un genre de jeu à part entière qui vous place dans la peau d’un personnage surpuissant qui va trancher dans le vif de plusieurs centaines voir milliers d’ennemis à lui tout seul. Le plaisir est ici très simple : Être un vrai dieu de la guerre, invincible et inarrêtable.

Oui mais voilà : Ce plaisir simple, c’est aussi le plus gros défaut de ce genre, qui en fait un genre de niche. C’est répétitif, c’est tout le temps la même chose, même d’un jeu à l’autre. Ce constat fait, la plupart des Musous sont développés par un seul et même développeur, Tecmo Koei. Cet éditeur n’étant pas connu pour la beauté des jeux qu’il sort (en témoigne le dernier Dead or Alive…), les Musous ne font en général pas exception. En plus d’être moches, les jeux sont en général techniquement à la ramasse…

Voilà, en deux paragraphes très courts, je vous ai résumé les plus grosses forces, et les plus grosses faiblesses, d’un genre qui a du mal à se renouveler. Voici donc les six variations qui nous sont actuellement proposées sur Switch…

II) Hyrule Warriors : Definitive Edition

Paradoxalement, on va commencer par ce que je considère être le meilleur Musou auquel je n’ai jamais joué. Au-delà de son aspect Fan-Service qui en fait un vibrant hommage à la licence Zelda, Hyrule Warriors propose un contenu gargantuesque qui en fait un jeu à la limite du bourratif. C’est aussi un Musou qui propose un nombre tout à fait correct de personnages, suffisamment pour varier les parties, mais pas trop pour qu’on puisse tous les tester. Chaque personnage a son (ou ses !) gameplay(s) qui lui est(sont) propre(s), permettant au jeu de gagner en variété.

Le jeu propose aussi des graphismes tout à fait corrects pour le genre, techniquement plutôt solide surtout sur Switch, et bénéficie de toutes les améliorations notables proposées par la version 3DS du titre. Bref : C’est bon, c’est plutôt varié, c’est extrêmement riche en contenu : S’il y a un musou à garder dans la liste pour s’essayer au genre, c’est bien celui-là. Si tous les musous étaient aussi bons, ce guide d’achat n’aurait aucun intérêt !

III) Fire Emblem Warriors

Aie, on va s’attaquer à un jeu au placement un peu bâtard dans ce guide. Pourquoi bâtard ? En soit, le jeu est bon : Très au-dessus des standards techniques du genre, avec un contenu tout à fait correct (et pas bourratif contrairement à HW), il s’agit d’un jeu à mon sens plutôt décevant, même pour les fans de la licence. Pourquoi ? Il s’agit d’un copié-collé d’Hyrule Warriors adapté à Fire Emblem. Sauf qu’il s’agit d’un copié-collé qui ne reprend pas les principales forces de ce qu’avait apporté Hyrule Warriors.

Mais qu’est-ce qu’il dit encore ce Saurus ? La où Hyrule Warriors brillait par la variété de ses personnages et de leurs gameplays, en ne tombant jamais dans le reskin, ce n’est pas le cas de Fire Emblem qui multiplie les clones, même dans les DLC. Et là où adapter la licence Zelda en Musou était un pari audacieux largement réussi par Tecmo, il y avait mille et une idées exploitables pour adapter Fire Emblem en Musou. N’en faire qu’un copié d’Hyrule Warriors est inacceptable et représente un gâchis monumental qu’on ne peut décemment pas pardonner.

En somme, on ne vous le déconseille pas parce que Fire Emblem Warriors reste un bon jeu. Mais on ne vous le conseille pas non plus parce qu’à notre sens, il aurait pu s’agir d’un bien meilleur produit que ce qui nous a été vendu par cet éditeur. Dommage !

IV) Warrior Orochi IV

Parmi les musous présentés dans cet article, il s’agit du plus récent… Et celui qu’on vous conseille le moins. Très lent, avec un système de jeu moins engageant et moins prenant que Warrior Orochi 3 Ultimate (disponible sur Switch aussi, mais uniquement au Japon), Warrior Orochi 4 se présente comme un Cross-Over entre deux des plus grosses séries de musou de Tecmo Koei : Samourai Warriors et Dynasty Warriors. Les deux licences ont un intérêt historique très important puisqu’elles reprennent de manière romancée l’histoire du Japon et l’histoire des trois royaumes de la Chine. Le problème pour nous, occidentaux, c’est que c’est une histoire que nous ne connaissons pas forcément, et donc, le fan-service inhérent à la licence nous touche d'autant moins

D’autant que ce cross-over rentre complètement dans le fantastique et perd donc tout intérêt historique. Et puisqu’en tant que population occidentale le fan service nous touche moins… On ajoute en plus une ergonomie globale assez mauvaise et des graphismes vraiment décevants, et on se retrouve avec un jeu qui manque vraiment le coche, même s’il n’est pas profondément raté non plus. Dommage !

V) Dynasty Warriors 8 : Xtreme Legends - Definitive Edition 

A l’inverse de Warriors Orochi IV qu’on a du mal à vous conseiller, ce Dynasty Warriors 8 est tout à fait recommandable si vous souhaitez découvrir le genre. Notamment, principale attrait qui nous y a plu : Chaque personnage peut manier l’entièreté des armes du jeu. Bien sûr, les personnages ont des armes de prédilection avec lesquels ils auront un panel de mouvements plus développé, mais cela ne vous empêche pas de prendre d’autres armes. Bien joué de la part du développeur, qui vous encourage fortement à varier les armes via un système de pierre feuille ciseau ou chaque arme a un attribut qui lui est propre et qui va vous (dés)avantagé selon l’attribut de l’ennemi, vous forçant à jongler entre vos deux armes disponibles en combat.

A côté de cela, le jeu vous propose un contenu tout à fait dantesque, vous proposant soit de suivre l'histoire originel des personnages présents du jeu (toujours de manière romancée...), soit de créer votre propre histoire en vous imposant comme leader incontesté et incontestable des trois royaumes de Chine. Pour résumer : C'est une valeur sûre que l'on vous conseille, malgré deux trois écarts techniques et bugs un poil gênant. Notamment, n'essayez pas de changer vos armes au camp une fois que vous les avez sélectionner dans le menu de pré-mission,  sous peine de voir votre jeu planter... 

VI) One Piece : Pirate Warriors 3 - Definitive Edition 

Il n'y a pas grand chose à dire sur cette itération des musous, au final extrêmement classique. Si vous êtes fan de One Piece, c'est un très bon choix rempli de fan-service. Sinon, on voit mal pourquoi vous voudriez investir dedans. Il s'agit au final du même problème que Fire Emblem Warriors. Un mélange entre l'univers One Piece et l'univers Musou est dans l'idée parfait, tant les possibilités que cela laisse entendre sont immenses. Il est dommage que Tecmo se soit contenté du strict minimum, là où le tout premier Pirate Warriors essayait quand même un minimum de se différencier. Pourquoi ne pas avoir persévérer dans l'effort? Dommage ! 

VII) Fate/Extella : The Umbral Star 

Dans l'ensemble des jeux qui ont été présentés ci-dessus, ce dernier jeu fait figure d'exception. En effet, il s'agit du seul jeu qui n'a pas été développé par Tecmo. Cela le rend d'autant plus intéressant qu'il donne une version tout à fait unique de ce qu'un musou peut être... Mais qu'il tombe dans des travers dans lesquels les musous ne tombent habituellement pas. Notamment, on a ici un mix très lourd entre Visual Novel et Musou, comprenez par là que, avant de prendre vos armes et de vous battre dans le fantastique univers que représente la licence Fate, ça va blablater. Beaucoup blablater. Et souvent pour rien dire. Par contre, il s'agit sans conteste d'un jeu graphiquement bien supérieur à ce qu'on attend habituellement d'un musou, et c'est suffisamment agréable pour être souligné. 

En revanche, le jeu vous place dans de véritables batailles d'endurance, très longues, dans lesquels il vous faut tenir pendant des dizaines de minutes avant de voir une échappée et de remporter la bataille. C'est autant un point fort qu'un point faible : Le jeu propose un vrai challenge... Mais en devient d'autant plus répétitif et lassant. A noter qu'une version revue et corrigée du jeu, intitulée Fate/Extella Link est prévu pour sortir dès le 22 mars et qu'elle sera peut-être à même de corriger ces petits écarts, même si on en doute. 

Voilà qui conclut ce petit tour d'horizon des différents musous disponibles sur Switch. Comme vous pouvez le voir, les jeux originaux qui sortent pour la première fois sur Switch sont rares, il s'agit malheureusement en général de jeux ayant pour certains plusieurs années à leur actif. Malgré tout, il s'agit aussi d'un jeu particulièrement prolifique, et on espère voir de nouvelles propositions plus alléchantes dans le futur. On ne cracherait pas sur un Hyrule Warriors 2 qui intégrerait (vraiment) l'univers de Breath of the Wild au jeu par exemple... Aller, Mipha mérite bien ça, non? 

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