Test du Dangbei MP1 Max : le cinéma à la maison, la Nintendo Switch 2 en très grand
Avec son image 4K spectaculaire, ses réglages automatiques et Google TV intégré, le Dangbei MP1 Max promet de transformer n'importe quel mur en salle de cinéma. Après deux semaines à regarder des films, jouer sur Nintendo Switch 2 et le transporter pour une soirée Mario Kart, le retour à un écran classique est assez brutal.
Certains produits se testent sagement, qualités d'un côté, défauts de l'autre et puis il y a ceux qui changent, pendant quelques semaines, la manière dont on regarde tout le reste. Le Dangbei MP1 Max appartient clairement à la seconde catégorie.
Après avoir revu les films Avatar sur un écran immense, parcouru les paysages de Zelda et organisé une partie de Mario Kart dehors chez un ami, revenir à mon téléviseur de 50 pouces m'a paru presque raisonnable. Trop raisonnable.
Le MP1 Max n'est pourtant pas un petit projecteur d'appoint que l'on pose sur une table pour regarder une série de temps en temps. Affiché à 1 899 euros en France, il descend régulièrement en dessous lors des promotions, notamment sur Amazon où on l'a déjà vu autour de 1 500 euros, ce qui le place dans tous les cas sur le haut de gamme. Il associe une source lumineuse hybride triple laser et LED à une image 4K, une luminosité annoncée de 3 100 lumens ISO et une couverture de 110 % de l'espace colorimétrique BT.2020. Google TV, Netflix, le Wi-Fi 6, le Bluetooth 5.2 et deux ports HDMI sont directement intégrés.
Sur le papier, tout est là pour remplacer une télévision. À l'usage, le Dangbei MP1 Max propose autre chose : quelque chose de plus grand, de plus souple, mais aussi d'un peu plus contraignant.
Produit fourni par Dangbei dans le cadre de ce test.

Un bel objet qui demande tout de même de la place
Le MP1 Max ne cherche pas à se faire oublier. Avec ses 5,6 kg, il est transportable, mais pas vraiment portable au sens où on l'entend pour un petit vidéoprojecteur que l'on glisserait dans un sac. Son support intégré permet de le faire pivoter horizontalement et de l'incliner jusqu'à 135 degrés, sans passer par un pied ou une fixation au plafond. Cette conception donne beaucoup de liberté, on peut le placer sur un meuble, modifier rapidement l'orientation de l'image ou même projeter au plafond. Dans mon cas, le projecteur n'avait pas de place fixe, je devais donc sortir à chaque utilisation l'écran blanc que j'avais acheté, le déplier, installer le projecteur puis ranger l'ensemble une fois la séance terminée.
Ce n'est pas la faute du MP1 Max. Avec une pièce dédiée et un écran fixé au mur, une grande partie de cette contrainte disparaît. Mais il faut tout de même en tenir compte : un vidéoprojecteur n'a pas toujours l'immédiateté d'une télévision. On ne presse pas simplement un bouton avant de s'affaler sur le canapé, heureusement, Dangbei a fait beaucoup pour rendre les étapes suivantes presque invisibles.

Posez-le, il s'occupe (presque) du reste
Une fois le MP1 Max allumé, l'installation devient assez impressionnante. Le système InstanPro ajuste automatiquement la mise au point, corrige le trapèze, détecte les limites de l'écran et tente d'éviter les obstacles présents sur la surface de projection. La luminosité peut également s'adapter à l'éclairage de la pièce.
Dans la majorité des cas, il suffit donc de poser le projecteur face à l'écran et de le laisser travailler. Quelques secondes plus tard, l'image est nette et correctement cadrée. Lorsqu'on déplace régulièrement l'appareil comme je l'ai fait, cette automatisation change tout. Régler à la main la mise au point et la géométrie à chaque utilisation aurait vite transformé chaque séance en corvée.
Tout n'est pas parfait pour autant, mon écran pliable n'était pas toujours totalement tendu et le projecteur pouvait parfois se montrer hésitant face à ses contours, il m'est arrivé de reprendre légèrement le cadrage à la main. Rien de très grave, surtout compte tenu des conditions d'installation.
Le résultat reste bluffant, le MP1 Max ne supprime pas les contraintes physiques d'un vidéoprojecteur, mais il évite au moins de perdre dix minutes dans les menus avant chaque film.
Le dispositif de protection des yeux mérite également d'être mentionné. Dès qu'une personne passe devant l'objectif, le MP1 Max coupe aussitôt sa source lumineuse afin d'éviter de projeter directement dans ses yeux. Le système s'est montré réactif et fiable pendant mes essais, c'est bienvenu avec un appareil aussi lumineux, surtout dans un salon où quelqu'un peut facilement traverser l'image pour attraper une manette ou simplement passer devant l'écran.

Une image qui donne envie de tout revoir
La première chose qui frappe, ce n'est ni la définition ni la précision des couleurs, c'est la taille, tout simplement. Lorsqu'on passe d'une télévision classique à une image qui occupe une grande partie du mur, la relation au contenu change d'un coup. Les films deviennent des événements et même une œuvre que l'on connaît par cœur donne l'impression d'être redécouverte.
J'ai notamment revu Avatar et Avatar : La Voie de l'eau avec le MP1 Max. C'est exactement le genre de films qui justifie un tel appareil, les décors de Pandora occupent tout le champ de vision, les couleurs éclatent et l'on retrouve une partie de la sensation ressentie au cinéma. On n'atteint pas la profondeur d'une véritable salle obscure, mais cela n'a plus grand-chose à voir avec ce que propose mon téléviseur de 50 pouces.
La luminosité permet également de conserver une image très lisible sans devoir plonger systématiquement la pièce dans le noir complet. Le meilleur résultat reste obtenu le soir ou avec une lumière maîtrisée, mais le MP1 Max fonctionne déjà très bien dans une pièce qui n'est pas totalement obscure. Quelques lampes allumées ou un peu de lumière extérieure ne suffisent pas à rendre l'image terne ou difficile à regarder. Il faut simplement éviter qu'une source lumineuse trop forte frappe directement la surface de projection.
Autre bonne surprise : pas besoin d'investir tout de suite dans un écran dédié. J'en ai utilisé un pendant une partie du test, mais le MP1 Max donne également d'excellents résultats sur un simple mur blanc. La surface doit être suffisamment propre et régulière, mais l'image reste nette, lumineuse et très convaincante. L'écran améliore encore la régularité du rendu, sans constituer une condition obligatoire pour profiter du projecteur.
Les couleurs constituent probablement son plus gros point fort. Le rendu est riche, vivant, parfois presque démonstratif, sans transformer chaque scène en festival artificiel. Je précise que je n'ai pas cherché à calibrer le projecteur : j'ai essentiellement utilisé les modes Cinéma et Jeu, sans chercher plus loin. Les mesures publiées par plusieurs laboratoires spécialisés confirment d'ailleurs que le MP1 Max dispose d'un excellent potentiel colorimétrique, même si je me suis volontairement limité à un ressenti d'utilisateur. Les paysages colorés et les films d'animation en profitent le plus. La définition suit, même sur une très grande diagonale, à condition de lui fournir une source de bonne qualité.
Le MP1 Max peut projeter une image comprise entre 40 et 300 pouces. Je ne suis jamais allé jusqu'à ces dimensions extrêmes, qui demanderaient beaucoup de recul, mais il n'est pas nécessaire d'atteindre 300 pouces pour ressentir l'écart avec une télévision.

La Nintendo Switch 2 change elle aussi d'échelle
Nintendo-Master oblige, une bonne partie du test s'est faite avec la Nintendo Switch 2. Sur Zelda : Tears of the Kingdom, le résultat est superbe, l'immense surface d'affichage donne davantage d'ampleur aux panoramas et aux déplacements. On ne gagne pas que des centimètres : les distances, la verticalité et la taille du monde se ressentent autrement. Le jeu reste le même, mais on ne le regarde plus tout à fait pareil.
Mario Kart World se prête encore mieux à l'exercice. La lisibilité reste excellente et le grand écran donne tout de suite envie de réunir plusieurs joueurs. Mon exemplaire étant arrivé dans une caisse de transport, j'ai pu déplacer le projecteur pour organiser une session en extérieur chez un ami. Il a fallu installer l'écran, trouver la bonne position et attendre que la nuit tombe suffisamment, mais une fois la course lancée, tout le monde a compris l'intérêt du dispositif.
C'est probablement dans ces moments collectifs que le MP1 Max est le plus convaincant. Une télévision est plus rapide à utiliser. Un moniteur est plus réactif. Mais aucun des deux ne permet aussi facilement de créer un écran géant pour une soirée Mario Kart.
Hades II profite également beaucoup de cette démesure. Les couleurs de la série, son univers et ses effets d'attaques remplissent l'écran sans perdre en lisibilité. Pour les aventures solo, les jeux de rôle ou les titres familiaux, je pourrais sans problème jouer régulièrement de cette manière.
Les choses se compliquent en revanche quand la compétition entre en jeu.

Splatoon 3 révèle la principale limite
Je suis habitué à jouer sur un écran Agon Pro particulièrement réactif. Le passage au MP1 Max se ressent donc immédiatement, même après avoir activé son mode Jeu. Le délai reste léger. Sur Zelda, Mario Kart ou Kirby Air Riders, il se fait vite oublier et ne m'a jamais empêché de profiter de la partie. Sur Splatoon 3, la différence est plus gênante. C'est un jeu que je connais bien, dans lequel les déplacements, la visée et les changements de direction demandent une réponse immédiate et j'ai senti une vraie petite baisse de précision et d'efficacité.
Cela ne signifie pas que le MP1 Max est mauvais pour jouer. Ce serait même tout l'inverse compte tenu du plaisir procuré sur la grande majorité des titres testés. Mais il ne remplace pas un bon moniteur pour les joueurs très sensibles à la latence ou pour les jeux compétitifs exigeants.
Ce délai ne vient pas du trajet de la lumière entre le projecteur, l'écran et nos yeux, pratiquement instantané à cette échelle, mais du traitement de l'image effectué par l'appareil. Le mode Jeu en réduit une partie, sans permettre au MP1 Max d'égaler mon Agon Pro. Mon ressenti rejoint d'ailleurs les mesures publiées par plusieurs sites spécialisés, qui situent l'input lag autour de 35 ms en mode Jeu. Suffisamment faible pour profiter pleinement de Zelda, Mario Kart ou des aventures solo, mais encore assez élevé pour se faire sentir dans un jeu aussi nerveux que Splatoon 3.
La frontière est donc assez simple. Pour une aventure solo, une soirée multijoueur sur canapé ou un jeu de course familial, l'écran géant l'emporte largement mais pour une session classée sur Splatoon 3, je retourne sur mon moniteur.

Google TV évite de multiplier les appareils
Un vidéoprojecteur peut proposer une excellente image et devenir malgré tout pénible à utiliser lorsqu'il faut lui ajouter une box, un ordinateur ou une console pour accéder au moindre contenu. Ce n'est pas le cas ici.
Google TV est directement intégré au MP1 Max, avec les principales applications de streaming. J'ai pu utiliser Netflix, Prime Video et HBO Max sans passer par un appareil supplémentaire. L'interface est connue, les applications sont faciles à retrouver et la télécommande suffit pour une soirée cinéma classique.
Le projecteur prend également en charge Chromecast, ce qui simplifie l'envoi de contenus depuis un téléphone ou un ordinateur. J'ai tout de même branché un PC lorsque j'en avais besoin, mais cela relevait d'un usage particulier plutôt que d'une obligation permanente.
Le MP1 Max fonctionne donc bel et bien comme un appareil autonome. On le branche, on se connecte à son compte Google et on peut commencer à regarder des films. C'est important, car la préparation de l'écran et du projecteur constitue déjà une étape supplémentaire par rapport à une télévision. Ajouter encore plusieurs boîtiers aurait fini par rendre l'ensemble beaucoup moins séduisant.

Le son fait le travail, puis montre ses limites
Dangbei a intégré deux haut-parleurs de 12 W compatibles Dolby Audio et DTS Virtual:X. Pour regarder une série, une vidéo ou lancer rapidement un jeu, ils remplissent correctement leur rôle. Le son est suffisamment puissant pour éviter d'avoir obligatoirement une enceinte à proximité.
Le problème vient surtout du niveau atteint par l'image.
Une fois Avatar lancé sur un écran immense, le son intégré paraît vite trop petit pour ce qui se déroule devant nous. Les haut-parleurs ne sont pas mauvais, mais ils ne peuvent pas produire l'ampleur ni les basses que l'on attend d'une séance de cinéma à domicile.
Plus je profitais de l'image, plus je me rendais compte que c'était désormais le son qui limitait mon installation. J'ai donc assez vite connecté une barre de son en Bluetooth. Le résultat était déjà plus cohérent, sans combler complètement l'écart. Le MP1 Max donne envie d'aller plus loin, avec une barre de son réellement pensée pour le salon, un caisson de basses et, idéalement, un système capable d'exploiter le port HDMI eARC du projecteur plutôt que le Bluetooth.
C'est une drôle de critique à formuler : l'image est suffisamment impressionnante pour mettre en évidence tout ce qui ne se trouve pas encore à son niveau.

Il chauffe, il souffle, c'est un vidéoprojecteur
Le MP1 Max possède aussi des défauts plus terre à terre.
Le premier est la ventilation. Elle reste raisonnable, surtout lorsqu'un film ou un jeu produit déjà du son, mais elle est audible dans les moments silencieux. Une télévision ne souffle pas à quelques mètres du canapé. Un vidéoprojecteur puissant, si.
L'appareil dégage également de la chaleur. Mon test ayant été réalisé pendant une période de canicule, les conditions n'étaient pas franchement idéales. Dans une pièce déjà chaude, plusieurs heures de projection ne passent pas totalement inaperçues.
Ce ne sont pas des problèmes propres au MP1 Max. Ils accompagnent la majorité des vidéoprojecteurs et ne m'ont jamais poussé à interrompre une séance. Ils rappellent simplement que l'on n'utilise pas une source lumineuse de 3 100 lumens comme un écran OLED.
L'absence de port Ethernet mérite aussi d'être signalée. Le Wi-Fi 6 s'est montré globalement satisfaisant, mais ma box était assez éloignée et j'ai rencontré quelques ralentissements sur certains contenus en 4K. Rien qui ait gâché durablement l'utilisation, mais sur un appareil destiné à prendre place dans un système home cinéma, j'aurais apprécié la possibilité de sécuriser la connexion avec un câble.
La contrainte la plus importante reste finalement celle de l'installation. Avec un écran fixé au mur et une place permanente pour le projecteur, le MP1 Max peut être prêt en quelques secondes. Dans mon cas, il fallait sortir le matériel, déplier l'écran puis tout ranger. Les réglages automatiques rendent cette routine beaucoup moins pénible, mais ils ne peuvent évidemment pas installer l'écran à votre place.

Une télévision ne fait pas la même chose
Le Dangbei MP1 Max ne remplacera pas tous mes écrans.
Mon Agon Pro reste largement préférable pour Splatoon 3 et les jeux compétitifs. Ma télévision demeure plus simple lorsqu'il s'agit de regarder rapidement un épisode avant de dormir. Mais dès que l'objectif est de profiter d'un film, de se perdre dans une aventure solo ou de réunir plusieurs personnes autour de Mario Kart, aucun des deux ne peut suivre.
C'est ça, au fond, sa vraie force : transformer une soirée en événement. Sortir l'écran et installer le MP1 Max demande davantage d'efforts que d'allumer une télévision. En échange, la soirée n'a plus rien d'ordinaire. On choisit un film, on baisse la lumière et on s'installe devant une image qui occupe presque toute la pièce.
Même lorsqu'il passe sous les 1 500 euros en promotion, le MP1 Max reste un produit cher. Il faut disposer d'un mur ou d'un écran adapté, d'un recul suffisant et, de préférence, d'un système audio à la hauteur. Mais son tarif paraît plus compréhensible une fois le projecteur allumé.
Je l'ai reçu en pensant surtout tester un nouvel écran pour la Nintendo Switch 2. Deux semaines plus tard, j'avais envie de revoir ma collection de films, de réorganiser mon salon et de trouver le système home cinéma capable de suivre.

Verdict en bref
Les plus
- Une image immense et spectaculaire
- Des couleurs superbes
- Une luminosité très confortable
- Très convaincant même sans obscurité complète
- Fonctionne très bien sur un simple mur blanc
- Des réglages automatiques vraiment utiles
- Une protection des yeux réactive quand quelqu'un passe devant l'objectif
- Google TV et les principales applications intégrés
- Excellent pour les films, les jeux solo et les soirées multijoueur
- Un support intégré très pratique
- Il arrive tout équipé dans une malette de transport, un plus notable
Les moins
- Le délai reste perceptible face à un moniteur très réactif
- Peu adapté aux jeux compétitifs exigeants
- Une ventilation audible et de la chaleur dégagée
- Une installation plus contraignante sans emplacement permanent
- Des haut-parleurs corrects, mais trop modestes face à l'image
- Pas de port Ethernet
- Un prix élevé
Le Dangbei MP1 Max ne possède ni la simplicité absolue d'une télévision ni la réactivité d'un moniteur gaming. Il propose en revanche une chose qu'aucun de ces écrans ne sait reproduire : l'impression d'avoir installé une petite salle de cinéma dans son salon.
Son image 4K, ses couleurs et sa taille de projection transforment les films comme les jeux Nintendo Switch 2, même sans disposer d'une pièce entièrement plongée dans le noir ou d'un écran de projection dédié. Ses automatismes évitent que chaque installation tourne à la séance de bricolage, tandis que la protection des yeux rassure dès que quelqu'un passe devant l'objectif. Google TV lui permet en plus de fonctionner sans appareil supplémentaire.
La ventilation, la chaleur et surtout la latence ressentie sur Splatoon 3 empêchent le tableau d'être parfait. Pour le cinéma, les aventures solo et les soirées Mario Kart, l'expérience reste toutefois assez difficile à quitter une fois qu'on y a goûté.
Si je devais noter ce produit avec notre cher barème, je lui donnerais un très solide 8,5/10. Si vous désirez vous le procurez je vous recommande de vous rendre sur le site officiel de Dangbei en cliquant ici. Vous trouverez aussi le projecteur sur Amazon, il y est assez souvent en promotion.
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