Test de la gamme Creative Sound Blaster GS : faut-il vraiment dépenser 300 euros pour retrouver un bon son ?
Quand j’ai publié mon test de la Sound Blaster Katana V2X, je pensais surtout parler d’une barre de son. Je pensais aborder un produit précis, posé sous un écran, branché à un PC, à une télévision et à une Nintendo Switch 2, mais les réactions ont pris une direction un peu différente et finalement beaucoup plus intéressante. Vous n'avez pas seulement parlé de la Katana dans vos commentaires mais vous avez parlé du son, de vos rapports au son, de ce qu’on accepte sans trop y penser, de ce qu’on a fini par oublier et même de Creative, de Sound Blaster et de cette époque où le PC a commencé à vraiment faire du bruit avec des enceintes qui grésillaient.
C’est probablement le meilleur signe possible, un test de matériel qui ne déclenche qu’une discussion sur sa fiche technique reste un test de matériel, tandis qu’un test de matériel qui déclenche une discussion sur nos habitudes raconte déjà autre chose. Et c’est précisément ce que j’avais envie de prolonger ici. Parce qu’après avoir écrit que le son était devenu ce truc qu’on avait arrêté de prendre au sérieux, une question restait presque évidente : d’accord, mais combien faut-il vraiment dépenser pour corriger le problème ?
La Katana V2X est un très bon produit, mais c’est un produit qui tourne autour des 300 euros et qui, forcément, ne parle pas à tout le monde. Certains lecteurs l’ont dit très franchement dans les commentaires : mettre autant d’argent dans une barre de son, surtout quand on joue déjà sur un écran ou une télévision avec des haut-parleurs intégrés, peut sembler difficile à justifier et même si je pense toujours que l’écart de confort est énorme, la remarque est légitime. On n’a pas toujours envie de transformer son bureau en mini-installation sonore, ni de mettre le prix d’une console portable ou de plusieurs jeux dans une solution audio, surtout quand on part d’une habitude aussi simple et aussi piégeuse que celle-ci : le son sort déjà de l’écran, donc on finit par considérer que cela suffit.
Creative m’a donc permis de pousser la réflexion plus loin avec deux autres modèles beaucoup plus accessibles, la Sound Blaster GS3 et la Sound Blaster GS5, deux barres de son compactes, pensées pour des usages de bureau, de jeu et de divertissement, mais positionnées bien plus bas que la Katana V2X. Et c’est là que les choses deviennent intéressantes, parce que l’objectif n’est pas de savoir si ces deux modèles battent la Katana, ce qui n’est évidemment pas le cas, mais de comprendre à partir de quel moment on sort vraiment du son médiocre auquel on s’est habitué.

Repartir du bas de la gamme
La Sound Blaster GS3 est le modèle le plus simple du trio, plus petite, plus légère, moins puissante, plus limitée dans ses possibilités et elle ne donne jamais l’impression de vouloir jouer dans la cour des grandes. C’est une petite barre de son de bureau avec une ambition très claire : remplacer les haut-parleurs intégrés d’un écran, d’un PC portable ou d’un setup trop minimaliste et finalement, c’est peut-être exactement pour cela qu’elle est intéressante.
Elle ne cherche pas à faire croire qu’elle va remplir un salon, elle ne vient pas avec une télécommande, elle ne propose pas d’entrée optique, elle ne s’appuie pas sur l’application Creative et elle reste très simple dans son fonctionnement. On branche, on utilise, on ajuste avec les commandes physiques et c’est à peu près tout. Ce n’est pas un défaut en soi, parce que sur ce type de produit, cette simplicité a quelque chose de rassurant, mais c’est tout de même une limite que l’on ressent assez vite dès qu’on commence à comparer la GS3 avec sa grande sœur.
La boîte elle-même raconte d’ailleurs assez bien le positionnement du produit, puisque la GS3 arrive avec l’essentiel, vraiment l’essentiel : un câble USB-C vers USB-C et c’est à peu près tout. Pas de télécommande, pas de vraie sensation de produit pensé pour naviguer entre plusieurs usages à distance, pas cette impression d’avoir une petite solution audio complète dès l’ouverture. Ce n’est pas scandaleux à ce prix, mais cela rappelle très vite où l’on se situe : sur un produit d’entrée de gamme, pratique, simple, mais forcément limité.

J’ai utilisé la GS3 un peu partout, sur mon bureau, avec la Nintendo Switch 2, sur la télévision et le moment qui m’a vraiment permis de comprendre ce qu’elle apportait est arrivé sur Mario Kart World. Pas sur une cinématique spectaculaire, pas sur un morceau de musique censé en mettre plein les oreilles, mais simplement sur les bruits de moteurs, qui ressortaient dès les premières courses immédiatement mieux que sur les haut-parleurs de l’écran. Ce n’était pas magnifique, ce n’était pas large, ce n’était pas précis comme peut l’être la Katana V2X, mais le son avait enfin un minimum de présence, comme si quelque chose qu’on acceptait jusque-là de loin se rapprochait enfin un peu de soi.

Le premier contact sonore reste assez révélateur, parce que la GS3 n’est objectivement pas une excellente barre de son et ce serait lui rendre un mauvais service que de prétendre le contraire. Elle sonne parfois un peu étouffée, elle manque d’ouverture, les basses restent forcément limitées et la scène sonore ne donne jamais cette impression de largeur ou de précision que la Katana V2X parvient à installer. Si on l’écoute après plusieurs jours passés avec un modèle plus ambitieux, la différence saute immédiatement aux oreilles : la GS3 est plus courte, plus compacte, plus enfermée.
Mais le piège serait justement de la juger uniquement comme cela, parce que la vraie comparaison de la GS3, ce n’est pas la Katana V2X, ni même vraiment la GS5. Son véritable adversaire, ce sont les haut-parleurs intégrés de nos écrans et là, le constat change complètement. Face au son souvent plat, faible et sans corps d’un moniteur PC, la GS3 apporte déjà quelque chose. Pas une révolution, pas une claque, mais une présence, une base, un minimum de relief et surtout cette impression que le son sort enfin d’un vrai objet, pas d’une solution de secours placée là par obligation.
C’est exactement ce qui rend le produit plus malin qu’il n’en a l’air, parce que oui, le son reste imparfait, il est parfois un peu fermé et il ne faut pas lui demander de miracles, mais à ce prix-là, ce n’est pas le défaut qui saute d’abord aux yeux. C’est plutôt le fait qu’un produit aussi simple suffise déjà à rappeler à quel point les haut-parleurs intégrés sont mauvais. La GS3 ne rend pas le son magnifique, elle le rend acceptable, présent, utilisable et c’est déjà beaucoup plus que ce que proposent bien des écrans.
La GS3 ne gagne pas contre la Katana, elle gagne contre l’habitude
C’est probablement la phrase la plus importante de ce test : la GS3 ne m’a jamais donné envie d’abandonner la Katana V2X, mais elle m’a définitivement donné envie de ne plus jamais considérer les haut-parleurs d’un écran comme une solution normale.
Dans un setup autour d’une Nintendo Switch 2 ou d’un PC, c’est exactement le genre de produit qu’on installe sans trop y croire, puis qu’on laisse en place parce qu’il fait simplement mieux que ce qu’on avait avant. Il ne transforme pas un jeu, il ne donne pas une lecture sonore exceptionnelle dans un titre nerveux et il ne remplace ni un casque ni une vraie barre de son plus ambitieuse, mais il rend l’ensemble plus confortable, moins écrasé, moins lointain et il fait oublier que l’on utilisait quelque chose de moins bon depuis des années sans vraiment se poser de question.
Il faut aussi être honnête : si on possède déjà une bonne barre de son, une bonne paire d’enceintes ou un casque qu’on aime utiliser, la GS3 ne va pas apprendre grand-chose. Elle ne s’adresse pas à ceux qui ont déjà réglé le problème, mais à tous les autres, ceux qui jouent sur un moniteur, qui utilisent encore le son intégré de leur écran parce que “ça suffit”, qui veulent améliorer leur setup sans y consacrer un budget énorme et qui n’ont pas envie d’un caisson, d’un logiciel ou d’une installation trop visible.
Dans ce rôle-là, elle fonctionne et elle fonctionne même très bien si on accepte de la juger à la bonne échelle. Je ne lui mettrais pas une excellente note en valeur absolue, parce qu’elle n’a pas le niveau sonore d’un produit vraiment ambitieux, mais en rapport qualité-prix, c’est difficile d’être trop sévère. Pour environ 55 euros, elle fait ce qu’on lui demande : elle sort du son médiocre, elle prend peu de place, elle reste simple et elle donne déjà envie de ne plus revenir en arrière. Reste que cette conclusion dépend beaucoup de son prix réel au moment de l’achat, car dès que la GS5 n’est plus très loin, la GS3 devient nettement plus difficile à recommander.
La GS5, ou le moment où le confort commence vraiment
La Sound Blaster GS5 est plus intéressante encore, parce qu’elle occupe une place beaucoup plus délicate. Elle n’a pas le côté presque évident de la GS3, qui peut se défendre uniquement par son prix, mais elle n’a pas non plus l’ampleur de la Katana V2X, qui justifie son existence par un vrai saut de qualité. Elle se trouve au milieu et c’est souvent là que les produits sont les plus difficiles à juger.
Pourtant, dans les faits, l’écart avec la GS3 est net et on le sent rapidement. La GS5 sonne mieux, respire davantage, donne plus de corps à ce qu’elle diffuse et se montre plus convaincante dès qu’on ne se contente plus de regarder une vidéo ou de jouer à faible volume. Elle reste évidemment une barre compacte, sans caisson séparé, mais elle donne une impression plus solide, plus stable, moins bricolée autour du strict minimum. On n’est plus seulement dans le “mieux que l’écran”, on commence à entrer dans quelque chose qui ressemble vraiment à une solution audio pensée pour accompagner un setup.
La vraie différence avec la GS3, je l’ai surtout sentie sur The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom. Là encore, il ne faut pas raconter n’importe quoi : ce n’est pas une claque, ce n’est pas le moment où l’on découvre soudain un jeu totalement différent, ce n’est pas une révélation sonore qui transforme Hyrule en salle de cinéma. C’est plus subtil que cela. L’ambiance respire un peu mieux, l’ensemble paraît légèrement plus enveloppant, les sons du monde prennent un peu plus de place et l’expérience devient plus agréable sans chercher à impressionner. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est précisément le genre de nuance qui compte quand on utilise un produit tous les jours.
La différence se sent aussi avant même de vraiment écouter la barre, parce que là où la GS3 va droit au minimum, la GS5 arrive avec un contenu plus complet, davantage de câbles, des adaptateurs bienvenus, une télécommande et surtout cette impression d’un produit plus prêt à s’intégrer dans un vrai setup. Ce n’est pas seulement une question de son, c’est aussi une question d’usage. Avec ses 60 W en crête contre 24 W pour la GS3, la GS5 part déjà avec une marge nettement plus confortable et cela se ressent dans cette impression générale de produit moins contraint, moins obligé de se battre contre ses propres limites.

La télécommande change aussi beaucoup de choses au quotidien et même si cela peut sembler bête sur le papier, c’est typiquement le genre de détail qui sépare un produit que l’on utilise parce qu’il est là d’un produit que l’on intègre vraiment à sa routine. Pouvoir éteindre la barre à distance, ajuster le volume ou changer de source sans avoir à tendre le bras modifie réellement l’usage, surtout quand la barre passe d’un écran à une télévision, d’un jeu à une vidéo, d’un moment de bureau à un moment plus posé. La GS3 fait le travail, la GS5 donne déjà l’impression d’être un produit plus complet, plus confortable, plus pensé pour rester en place.
La connectique joue aussi en sa faveur. Là où la GS3 reste volontairement simple, la GS5 devient plus polyvalente, notamment grâce à l’entrée optique, que j’utilise en mode télévision et qui reste clairement mon branchement préféré sur ce type d’usage. Le signal est propre, stable, facile à vivre et la barre trouve plus naturellement sa place entre un PC, une télévision et une console. On sent que Creative ne vise plus seulement le bureau minimaliste, mais un usage un peu plus large, plus hybride, plus proche de ce que beaucoup de joueurs vivent réellement aujourd’hui : un écran PC pour travailler, une Nintendo Switch 2 branchée ou posée pas loin, une télévision parfois utilisée, des vidéos, de la musique, des appels, du jeu. La GS5 est moins spectaculaire que la Katana, mais elle correspond très bien à cette vie-là.

Une meilleure barre, mais pas une petite Katana
Il faut toutefois éviter un contresens : la GS5 n’est pas une Katana V2X miniature, elle ne propose pas le même niveau de précision, pas la même ampleur, pas la même sensation de maîtrise. Si je devais quantifier mon ressenti très grossièrement, je dirais que la GS3 donne environ 35 à 40 % de ce que propose la Katana V2X dans mon usage, tandis que la GS5 monte plutôt autour de 50 %. Cela peut sembler sévère, mais c’est justement ce qui rend la comparaison intéressante.
La Katana V2X reste très loin devant, parce qu’elle paraît plus stable, plus dense, plus sérieuse et qu’elle donne une meilleure lecture de l’espace, une immersion plus crédible, ainsi que ce petit confort supplémentaire qui rend le retour en arrière difficile. Sur Splatoon 3, par exemple, c’est avec elle que j’avais eu cette impression de mieux comprendre le jeu par le son, au point de pouvoir presque remplacer l’efficacité d’un casque dans certaines situations. La GS5 améliore nettement l’expérience, mais elle ne reproduit pas cette sensation avec la même évidence.
En revanche, la GS5 a pour elle un argument redoutable : son prix. Elle coûte plusieurs fois moins cher que la Katana V2X, tout en proposant déjà une vraie amélioration face à une installation basique et même si elle ne donne pas tout, elle donne assez pour que l’on commence à prendre le son au sérieux. C’est peut-être le meilleur résumé possible de son positionnement : la GS3 corrige un problème, la GS5 commence à construire une solution.
C’est aussi pour cela que je trouve la GS5 beaucoup plus facile à recommander à un lecteur qui veut vraiment améliorer son setup sans aller jusqu’au haut de gamme. Elle a moins de charme que la Katana V2X, moins d’impact, moins de relief, mais elle fait beaucoup de choses correctement, elle ne demande pas un gros investissement, elle reste simple à installer, elle apporte une vraie polyvalence et elle justifie mieux son existence dans un usage quotidien que la GS3 si l’on sait déjà que l’on va beaucoup l’utiliser. La GS3 reste utile pour prouver que le problème existe, mais la GS5 est celle que je conseillerais vraiment d’acheter.
Ce que l’on achète vraiment quand on monte en gamme
Après avoir testé les trois modèles, la vraie question n’est finalement pas de savoir lequel est “le meilleur”, car la réponse est évidente : la Katana V2X est au-dessus. La vraie question est de comprendre ce que l’on achète quand on monte en gamme, parce que l’écart entre ces produits ne se limite pas à un volume plus fort ou à une fiche technique plus flatteuse.
Avec la GS3, on achète une sortie de secours. On quitte le son intégré, on arrête de faire semblant que les haut-parleurs d’un écran suffisent, on accepte un produit limité mais on gagne immédiatement en confort et pour un bureau, une chambre, un petit setup ou une utilisation occasionnelle, c’est déjà très bien. Elle n’a pas vocation à devenir le centre d’une installation, mais elle rappelle quelque chose d’essentiel : parfois, le premier pas suffit déjà à rendre le retour en arrière désagréable.
Avec la GS5, on achète un vrai seuil de confort. On garde un prix raisonnable, mais on gagne en puissance, en ouverture, en possibilités et en facilité d’utilisation, tandis que la télécommande, l’entrée optique utilisée sur télévision, la meilleure présence sonore et l’impression générale de produit plus abouti changent réellement la perception. Ce n’est toujours pas du haut de gamme, mais c’est déjà une barre que l’on peut intégrer naturellement à un setup sans avoir l’impression d’avoir choisi seulement l’option la moins chère.
Avec la Katana V2X, on achète autre chose. On achète le confort de ne plus trop se poser la question, une barre plus sérieuse, plus équilibrée, plus durable dans l’usage, capable de devenir l’élément central du son sur un bureau et même si le prix est évidemment plus élevé, on ne paie pas seulement pour du volume ou des basses. On paie pour une cohérence.
Ce qui est intéressant, c’est que les trois modèles ont du sens, ce qui n’est pas toujours le cas dans une gamme. Il arrive souvent que l’entrée de gamme soit trop faible, que le milieu soit inutile et que seul le haut de gamme mérite vraiment l’attention, mais ici, ce n’est pas aussi simple. La GS3 a du sens parce qu’elle est très accessible, la GS5 a du sens parce qu’elle trouve un meilleur équilibre et la Katana V2X a du sens parce qu’elle montre ce que Creative sait faire quand le budget devient plus confortable.
Laquelle choisir pour une Nintendo Switch 2 ?
Pour une Nintendo Switch 2, ou plus largement pour un setup de joueur qui mélange console, PC, écran et télévision, je vois les choses assez simplement, même si le choix dépendra forcément du prix réel au moment de l’achat. La GS3 est faite pour ceux qui utilisent encore les haut-parleurs de leur écran et qui veulent améliorer immédiatement les choses sans se poser trop de questions. Elle n’est pas excellente, mais elle est utile, elle ne fait pas rêver, mais elle rend service et parfois, dans un setup, c’est exactement ce qu’on cherche. Elle est surtout intéressante pour un bureau ou une petite chambre, là où l’on joue près de l’écran, sans chercher une grande ampleur sonore.
Mais il faut être clair : si la GS5 n’est disponible que pour quelques euros ou quelques dizaines d’euros de plus, la GS3 devient beaucoup plus difficile à recommander, parce que son absence de télécommande, sa puissance plus limitée et son contenu de boîte très minimaliste la cantonnent vraiment au rôle de solution d’appoint ou de premier prix. Ce n’est pas une mauvaise barre pour ce qu’elle essaie de faire, c’est même un produit assez malin quand on le juge à la bonne échelle, mais ce n’est pas celle que je conseillerais en priorité si le budget peut monter un peu.
La GS5 est donc le meilleur choix pour la majorité des lecteurs qui veulent un vrai produit sans basculer dans un budget plus lourd. Elle fait mieux que la GS3, elle offre davantage de confort, elle s’adapte mieux à plusieurs sources et elle donne une impression plus cohérente au quotidien. Si l’idée est d’améliorer le son d’une Nintendo Switch 2, d’un PC et d’une télévision sans aller chercher une barre à 300 euros, c’est probablement le modèle le plus intéressant de cette gamme et c’est même la vraie conclusion de ce comparatif : la GS3 prouve que le problème existe, mais la GS5 est celle que je conseillerais vraiment d’acheter.
La Katana V2X reste le choix plaisir, celui que l’on prend si l’on veut vraiment installer une solution plus sérieuse, plus premium, plus durable. Ce n’est pas le choix raisonnable pour tout le monde, mais c’est celui qui change le plus la perception du son et si le premier test parlait vraiment à quelqu’un, alors la Katana reste le modèle qui va le plus loin dans cette logique.
Mais la vraie surprise, au fond, n’est pas que la Katana V2X soit meilleure que les deux autres, encore heureux. La vraie surprise, c’est que la GS3 suffise déjà à rappeler le problème, car à partir du moment où même une petite barre à environ 55 euros arrive à faire mieux que ce que l’on utilisait tous les jours sans réfléchir, c’est que le problème n’était pas seulement une question de matériel, mais aussi une question d’habitude.
Verdict
Ce test confirme finalement ce que le test de la Katana V2X laissait déjà entendre : le son mérite mieux que la place qu’on lui donne aujourd’hui. La GS3, c’est l’entrée de gamme qui ne prétend jamais jouer dans la cour des grandes, mais qui rappelle déjà à quel point les haut-parleurs d’un écran peuvent sonner petit, plat et lointain ; limitée, parfois étouffée, mais suffisamment honnête pour mériter un 8/10 dans son segment, à condition de la voir comme une solution de premier prix. La GS5, c’est le vrai bon modèle, celui qu’on prend pour quelques euros de plus et qu’on ne regrette pas, avec une télécommande, une entrée optique, une puissance bien plus confortable, une présence sonore nettement meilleure et un 9/10 mérité. La Katana V2X reste au-dessus de tout ça, vraiment bonne si on veut y mettre les moyens et toujours à 9/10 dans son propre segment. Après plusieurs semaines avec les trois, je ne suis plus certain que la vraie question soit “laquelle choisir”, mais plutôt de savoir combien de temps on va encore accepter les haut-parleurs intégrés comme si c’était normal. La GS3 ne m’a jamais donné envie d’abandonner la Katana V2X, mais elle m’a définitivement donné envie d’abandonner les haut-parleurs de mon écran.

