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Casque Razer Barracuda X Chroma : le compagnon idéal pour la Nintendo Switch 2 ?

Par babidu - Il y a 14 heures

Il y a les casques qu’on teste.
Et puis il y a ceux qu’on finit par garder sur la tête sans même s’en rendre compte. Avec la Nintendo Switch, et désormais la Nintendo Switch 2, ma façon de jouer a changé. Je passe du mode portable à la télévision, je lance une session rapide de Mario Kart World, puis je m’embarque dans une longue exploration sur Zelda Tears of the Kingdom. Parfois je bascule sur PC. Parfois même sur téléphone. La portabilité de la console dont j'ai pris l'habitude depuis 2017 m'autorise le déplacement total et libre. Jouer dans le train, à la laverie, dans mon lit, en déplacement... J'emporte très souvent ma console avec moi et je ne peux malheureusement pas toujours mettre le son de la console. Ce problème, qui n'en est pas un soyons sérieux deux minutes, demandait quand même une solution.
Ce que je voulais, ce n’était pas “le meilleur casque du marché à tout prix”.
Je voulais un casque simple. Polyvalent. Compétent et qui me suive partout.
Le Razer Barracuda X Chroma promet exactement ça. Alors je l’ai utilisé. Beaucoup.

Pour être totalement transparent, le Razer Barracuda X Chroma m’a été envoyé par Razer dans le cadre de ce test. Comme toujours, cela n’influence en rien mon avis, basé uniquement sur mon utilisation réelle du produit.
Le modèle reçu ici est la Phantom White Edition, reconnaissable à sa coque semi-transparente qui laisse apparaître les composants internes et sublime le RGB. Cette version est proposée à 139 €, soit 10 € de plus que les déclinaisons classiques. Le casque existe également en noir, en blanc et en version verte translucide selon les disponibilités.

Une mise en route sans friction

La première bonne surprise, c’est la simplicité. On ouvre un carton estampillé Razer et dedans tout est fourni. Câble, micro détachable, petite pochette de transport souple et même adaptateur. Car oui, le Barracuda X Chroma est un casque sans fil et il peut se connecter de diverses manières.
Bluetooth ?
2,4 GHz avec le dongle fourni ?
Les deux sont possibles, et les deux fonctionnent parfaitement.
En portable sur Nintendo Switch 2, en docké, sur PC ou même sur téléphone, l’appairage Bluetooth est immédiat. Aucun menu caché, aucune manipulation obscure. Même un enfant pourrait s’en sortir sans difficulté. Sur Nintendo Switch 2, tout est pris par la main et le casque a instinctivement été reconnu. On peut moduler le son directement depuis celui-ci via sa molette intégrée soit via le menu de la console en appuyant quelques secondes sur le bouton Home. C'est simple, pratique et efficace.

En ce qui concerne le mode 2,4 GHz, il vous suffit de brancher le petit dongle fourni avec ou sans son adaptateur. Sans adaptateur il faudra le brancher en USB-C sur la console directement et il est aussi possible de le brancher sur le dock en USB normal grâce à l'adaptateur. En théorie, le 2,4 GHz est censé offrir une latence plus faible que le Bluetooth. En pratique, je n’ai perçu aucune différence notable en jeu. Sur Splatoon 3 comme sur Mario Kart World, tout reste fluide, naturel, réactif. Je ne suis cependant pas un expert en matière sonore, mais pour mon usage je n'ai pas vu une grande différence et j'ai pu jongler facilement entre les deux.
C’est peut-être le premier vrai point fort du casque : il ne complique rien.

Le confort, cette impression de bulle

Le Barracuda X Chroma est un casque léger. Et ça change tout. On sous-estime bien trop souvent cet aspect sur un casque audio. Au bout de trente minutes, je ne pense plus au casque.
Au bout de deux heures, je me rends compte que je suis complètement plongé dans ma partie.
Il y a cette sensation d’être dans une bulle qui arrive très vite après avoir posé le casque sur les oreilles. Il isole suffisamment sans écraser. La pression de son poids sur le crâne reste mesurée. Les coussinets finissent par chauffer un peu, évidemment, mais rien d’inconfortable. Au contraire, ça rappelle que le casque est là et qu'il faut penser à faire une pause. Néanmoins rien de bien méchant et la partie peut continuer.

Cette bulle n’est pas hermétique pour autant. Dans le train ou dans un environnement un peu bruyant, le casque isole suffisamment pour profiter du jeu sans être totalement coupé du monde. C’est un équilibre appréciable : on reste concentré, sans se mettre en danger ni s’isoler exagérément. Et surtout, personne autour n’entend ce que l’on écoute, même à volume confortable. Le casque s'adapte aussi à votre morphologie en étant réglable en taille et en angle. Vous pourrez ajuster sa hauteur et l'inclinaison de ses oreillettes à votre guise, une évidence pour un casque gaming mais il est toujours utile de le rappeler. 
C’est un casque que je peux garder longtemps sur la tête. Et c’est probablement le meilleur compliment qu’on puisse faire à un accessoire gaming audio.

Un son efficace, pensé pour jouer

Je ne vais pas faire semblant d’analyser scientifiquement les fréquences. Ce que je peux dire, c’est que le rendu est propre, clair, immersif.
Sur The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom, les ambiances prennent de l’ampleur.
Sur Mario Kart World, les moteurs des karts gagnent en puissance sans devenir agressifs. Les alarmes d'objets se font plus pertinentes et quelques petits détails sonores seulement perceptibles au casque apparaîssent. Le monde est encore plus vivant.
Sur Splatoon 3, les effets restent distincts et lisibles. Je sais où se trouve mon adversaire, je sais qui me contourne et je sais d'où proviennent les tirs. On est dans la partie, arme à la main et nageant dans la peinture.

Pour le reste, les dialogues sont nets et les aigus ne fatiguent pas.
Ce n’est peut-être pas un casque audiophile. Du moins je n'ai pas les capacités auditives de le vérifier.
Mais pour du jeu vidéo, il fait exactement ce qu’on lui demande : il sert l’immersion.

Sur PC, le casque prend encore une autre dimension grâce à l’accès à l’application Razer Synapse. Il est possible d’activer un mode 7.1 surround virtuel qui élargit légèrement la scène sonore et renforce la spatialisation. Ce n’est pas une révolution, mais la différence est perceptible, notamment dans les jeux compétitifs ou les titres plus narratifs où l’ambiance sonore joue un rôle central.
Cela reste un bonus réservé au PC, mais il vient confirmer la polyvalence du Barracuda X Chroma.

Un micro qui fait le travail, sans voler la vedette

Je ne joue pas en vocal en permanence. Mais quand je passe sur PC ou que je discute avec des amis, j’aime que ça fonctionne du premier coup, sans grésillement, sans hésitation ni réglage inutile.
Le micro détachable du Barracuda X Chroma remplit parfaitement ce rôle.
Je l’ai testé en discussion sur PC, et le retour a été simple : voix claire, naturelle, compréhensible. Pas de souffle parasite, pas de saturation.
Et surtout, j’apprécie qu’il soit détachable.
Quand je joue seul, il disparaît. Le casque redevient un simple compagnon d’immersion, plus discret, plus sobre.
Ce n’est pas un micro de studio.
Mais pour du jeu, pour du chat vocal occasionnel ou régulier, il est fiable. Et parfois, c’est tout ce qu’on demande. Personnellement je n'en ai pas l'utilité mais je pense que certains apprécieront que le micro inclut soit aussi bon.

RGB : gadget assumé ou vrai supplément d’âme ?

Soyons honnêtes : le RGB ne change pas la qualité sonore.
Mais il change l’ambiance.
Le Chroma (nom des RGB chez Razer et de l’application de contrôle des lumières) est entièrement configurable via l’application mobile. On peut opter pour quelque chose de discret, presque invisible, ou au contraire assumer pleinement l’aspect “setup gaming”.
Ce que j’aime ici, c’est la liberté.
Rien n’est imposé. On peut s’en moquer totalement. Ou s’amuser à accorder le casque avec son bureau, son écran, sa chaise.

Pour un joueur Nintendo Switch 2 qui passe du portable au bureau, du salon à la chambre, cette petite touche lumineuse ajoute une cohérence visuelle. Ce n’est pas indispensable. Mais c’est agréable.
Et dans un monde où beaucoup de casques se ressemblent, avoir un élément personnalisable, propre à soi, ça compte un peu plus qu’on ne veut bien l’admettre. Le mien clignote dans les jeux fun et je le fixe à une couleur dans les jeux sérieux. Mais j'admet ne plus trop le configurer et le laisser sur un violet du plus bel effet.

Même sans RGB le casque est assez réussi visuellement, si l'on aime l'esthétique des casques gaming. Du moins il ne jure pas avec le reste de mon équipement et j'ai assez confiance dans son design sobre pour le mettre sur mes oreilles dans les transports en commun. Je n'irais pas jusqu'à écouter ma musique dans la rue avec mais qui sait... en cas de Le casque n’est par contre pas pliable cela pourrait dépanner !
Le casque n’est par contre pas pliable et la pochette fournie reste souple, plus destinée pour le protéger de la poussière que pour encaisser les chocs d’un sac chargé. Ce n’est pas un véritable étui de transport rigide. Pour ma part, je préfère le garder sur les oreilles ou le transporter avec un minimum de précaution. Cela dit, la construction inspire confiance et il ne donne pas l’impression de vouloir se casser au moindre mouvement.

Un prix cohérent ?

À 139 euros, on n’achète pas le casque gaming le plus technique du marché.
On n’achète pas non plus un produit élitiste réservé aux puristes du son.
On achète quelque chose de plus simple que ça.

Un casque :

  • polyvalent

  • facile à vivre

  • confortable sur la durée

  • compatible avec tout ce qu’on possède déjà

  • personnalisable si on en a envie

Et pour quelqu’un qui joue autant en portable qu’en docké, qui passe d’un Mario Kart rapide dans le salon à une longue session de Zelda au bureau, c’est exactement ce que je cherchais.
Côté autonomie, on est sur un sans faute. Depuis que je l’utilise quotidiennement, je ne l’ai rechargé qu’une seule fois, une nuit. Avec ou sans RGB activé, la batterie tient largement plusieurs longues sessions. On l’oublie presque… jusqu’au moment où l’on réalise qu’on n’a pas pensé à le brancher depuis des jours.

On peut trouver des casques à 30 euros comme des modèles à 400 ou 500 euros. Le Barracuda X Chroma se place clairement dans le milieu haut de gamme du segment gaming. Face à des modèles purement filaires au même prix, certains offriront un son plus analytique. Face à des casques sans fil plus chers, on trouvera parfois une scène sonore plus large. Lui joue la carte de l’équilibre.
Ce n’est pas un achat pour impressionner.
C’est un achat fait pour accompagner.

Verdict

Excellent. Le Razer Barracuda X Chroma n’est pas spectaculaire.
Il ne cherche pas à l’être. Il est logique. Cohérent. Adapté à une manière moderne de jouer.

Pour accompagner la Nintendo Switch 2 au quotidien, passer du canapé au bureau, du portable au dock, sans jamais changer de casque, il remplit parfaitement sa mission.
Et surtout, détail qui n’en est pas un, je continue à l’utiliser chaque jour.
Un accessoire qu’on continue d'utiliser après le test, c’est souvent le meilleur indicateur.

Pour plus d’informations techniques ou pour consulter les différentes déclinaisons disponibles, vous pouvez retrouver le Barracuda X Chroma sur le site officiel de Razer.

Source : Razer