Super Mario Maker fait partie des grands jeux de cette année sur Wii U. Plutôt que de sortir un nouvel épisode de Super Mario ou un énième remake, Nintendo a eu l’idée de laisser les joueurs créer eux-mêmes la suite de leurs rêves en concevant et en partageant leurs propres niveaux… Après avoir passé plusieurs jours sur le jeu voici nos premières impressions accompagnées par nos premières vidéos.
Faîtes vos jeux !
Super Mario Maker est un jeu qui comme son nom l’indique invite les joueurs à fabriquer leur Super Mario idéal en utilisant un panel d’éléments plus ou moins vastes issus des épisodes marquants de la saga qui ont tous une identité visuelle qui leur est propre et des subtilités dans leur gameplay. On retrouve ainsi avec plaisir, les styles, les ennemis mais aussi les musiques et les bruitages associés à Super Mario Bros et Super Mario Bros.3 de la NES, Super Mario World de la Super Nintendo et New Super Mario Bros.U de la Wii U. Construit comme un jeu, le titre débute par un didacticiel prenant pour cadre le premier niveau de Super Mario Bros sur Nes qui est comme tous les fans de la saga le savent, la base de la base. A partir de ce moment-là, il n’y a pas plus simple et on reconnait tout de suite l’excellence des productions Nintendo en matière de gameplay où rien n’est jamais laissé au hasard.
Super Mario Maker est un jeu qui a été pensé pour utiliser les spécificités de la Wii U, et en particulier son GamePad. Ainsi le jeu, dans sa partie création, se manie uniquement au stylet en pointant directement l’écran et en se servant de menus déroulants ou de barres pour saisir les items et les différents éléments nécessaires à la composition d’un niveau. C’est très simple à prendre en main et à comprendre. Il suffit de cliquer sur un objet pour le faire ensuite glisser sur l’écran à l’endroit où on veut le placer. Il y a des didacticiels pour aider les novices et pour ceux qui n’auraient vraiment pas d’idées, il est toujours possible de partir d’une base existante pour la modifier ou encore de s’inspirer des illustrations du magnifique petit « art book » qui accompagne le jeu.
Un jeu de patience
Pour éviter que les joueurs ne se retrouvent ensevelis sous une tonne d’options et de possibilités, les développeurs du titre ont volontairement bridé son contenu. Ainsi au départ, le choix des éléments est plutôt chiche mais suffisant pour créer son premier niveau et se familiariser avec l’interface. Des briques, des blocs ?, quelques Goomba et des tuyaux verts, c’est au départ tout ce que le joueur disposera pour créer son niveau. Il faut d’ailleurs noter qu’il ne faut pas espérer débloquer le contenu du jeu en une journée même en y jouant 24 heures sur 24. En effet Nintendo a mis en place un drôle de système qui oblige le joueur à attendre neuf jours pour avoir accès au contenu complet (ou presque) du jeu. Pour faire simple, dès que l’on commence à jouer, un processus s’enclenche qui fait que chaque jour, un pack d’objets incluant de nouveaux univers et/ou de nouveaux mécanismes est livré au joueur : le pack maison hantée, le pack aquatique, les bruitages et les effets spéciaux, la possibilité de créer des zones secondaires dans ses niveaux, etc... Ainsi, en théorie, le joueur se familiarise avec les outils disponibles et acquiert petit à petit de l’expérience sur chaque pack avant de passer au suivant. Cependant, beaucoup de joueurs seront sans doute tentés de se rendre dans les paramètres de leur console pour avancer le temps et accéder au contenu complet beaucoup plus vite… Notamment ceux qui ont l’habitude des éditeurs de niveaux ou même simplement les joueurs qui connaîtraient déjà le jeu par ailleurs. Sans parler des joueurs simplement trop pressés.
Un jeu de construction
A terme, le joueur se retrouve à jongler entre une soixantaine d’éléments incluant des rampes, des plateformes mouvantes, des ennemis et différents items comme le champignon, la fleur de feu ou encore la feuille Tanuki. Un nombre d’éléments qui peut paraître faible même si en pratique, il faut le multiplier par deux voire par trois, chaque élément ayant plusieurs versions, à découvrir (petit détail amusant) en secouant son stylet, sans compter que les éléments peuvent aussi, parfois, être combinés entre eux. Et puis, il ne faut pas oublier que le choix d’habillage entre les quatre épisodes ne change pas simplement le style et les graphismes des niveaux mais modifie, parfois grandement, leur gameplay.
A ce titre, si le gameplay du premier Super Mario Bros est le plus simple (Mario ne rebondit pas sur les murs et ne peut rien saisir) il bénéficie d’un petit bonus très sympathique puisque l’habillage Super Mario Bros permet d’utiliser dans le mode création près de 50 amiibo différents pour déguiser Mario. En pratique, au lieu de mettre dans un bloc ? un champignon qui transformerait Mario en Super Mario, on cache un costume qui transforme Mario en Peach, Pikachu, Luigi, Toad, etc. Dans le jeu, cela a le même effet qu’un champignon (en protégeant Mario d’un coup) sauf que cela apporte un vrai vent de fraîcheur surtout que les développeurs ont pris la peine pour chaque amiibo compatible de concevoir des sprites très amusants, parfois avec des sons, des musiques et des animations qui leur sont propres comme par exemple Samus Aaran de Metroid qui se met en boule lorsqu’elle court. Mais que les joueurs allergiques aux amiibo (et/ou fauchés) se rassurent puisque l’’habillage Super Mario Bros cache aussi 50 autres costumes qui se débloquent de différentes manières (le plus souvent simplement en jouant) et ajoutent de nouveaux personnages parfois surprenants…
Un jeu d'enfant
Super Mario Maker propose un éditeur de niveaux très bien conçu, et très facile à prendre en main. Il semble assez riche en possibilité même s’ il ne faut pas s’attendre à pouvoir refaire tous les niveaux des quatre jeux auxquels il se réfère. Il manque à priori beaucoup d’éléments, il n’y a pas de boss à part Bowser et certaines subtilités inhérentes à la série ne peuvent pas être reproduites comme par exemple le champignon que l’on retrouve invariablement dans les blocs ? lorsque Mario est « petit » et qui laisse sa place à un autre item comme la feuille Tanuki ou la fleur de feu lorsque Mario est Super… IL faudra voir avec le temps et la pratique, ce que les joueurs arrivent à faire avec les outils à leur disposition et s’ils ne se retrouveront pas rapidement à refaire toujours le même genre de niveaux…
C’est un point qui est important pour les créateurs mais aussi, simplement pour les joueurs car Super Mario permet aussi de jouer aux niveaux construits par les autres joueurs. Tout le monde n’a pas forcément la fibre créatrice et Nintendo a donc inclus deux modes spéciaux qui invitent le joueur a faire une série de niveaux plus ou moins difficiles ( collectés sur le net ou dans sa liste de favoris) avec 100 vies ou 10 vies selon le mode choisi. Sinon, le joueur peut simplement chiner parmi les niveaux publiés et les sélectionner en activant différents filtres ou encore en lisant les commentaires laissés par les joueurs… Evidemment là encore, il faudra voir ce que fera la communauté même si déjà il y a quelques petites pépites et que parmi les soixante niveaux inclus de base dans le jeu, certains niveaux sont tout simplement grandioses. On pourra quand même regretter qu’il soit impossible de jouer à plusieurs, même dans les niveaux de New Super Mario Bros.U.
Conclusion
A ce stade, Super Mario Maker semble bien être le hit de cette rentrée sur Wii U. Rendez-vous donc très vite pour notre test complet pour en avoir le coeur net. En attendant nous vous invitons à regarder nos premières vidéos maison incluant notre premier niveau, « Little Train-train of Goomba », le mode défi 10 et un petit jeu qui apparait à certains moments comme dans Mario Paint.

