Nintendo Switch

Marsupilami 2 - Salsa Palombia

Test Switch

Marsupilami 2 - Salsa Palombia

Par ggvanrom - Il y a 1 heure

Après Le Secret du Sarcophage, Ocellus Studio et Microids sont de retour pour une nouvelle aventure colorée en Palombie avec Marsupilami 2 – Salsa Palombia sur Nintendo Switch. Est-ce que cet opus corrigera les lacunes de son prédécesseur ? La réponse ci-dessous.

Houbi or not Houbi

Si, comme votre serviteur, quand on vous dit Marsupilami, vous pensez à ce grand animal bagarreur imaginé par Franquin, protégeant sa dame et ses œufs de vils braconniers, eh bien désolé de le dire, mais vous avez quelques kilomètres au compteur. Les jeux vidéo Marsupilami mettent à l’honneur une fratrie de 3 jeunes Marsupilamis directement issus de la dernière série animée en date : Twister, Hope et Punch, toujours en Palombie. Alors que la reine des momies s’offre un retour en Palombie, sa mélodie rend les animaux fous et sème la zizanie aux alentours. C’est donc la jeune fratrie qui va s’occuper d’aller régler leurs comptes aux sbires de la reine, et à cette dernière lors d’un ultime affrontement. Si le titre ne brille pas vraiment par son originalité (en plus d’être assez éloigné de l’esprit de la série), Ocellus Studio a manifestement manqué d’inspiration, au point de reprendre une intrigue quasi similaire à celle de Donkey Kong Country Returns.



Un gameplay qui sent la banane

Marsupilami 2 – Salsa Palombia est divisé en 3 zones principales : la forêt, la ville et une zone glaciaire, ainsi qu’une ultime zone « secrète ». Ces différentes zones sont composées de plusieurs stages avec, au bout du chemin, un des sbires de la reine momie. Votre objectif : parcourir chaque niveau pour récupérer les notes de musique dispersées un peu partout, afin de faire tomber la barrière protectrice du sbire local et ainsi l’affronter.

Le jeu se présente comme un jeu de plateformes en 2,5D où l’on se déplace de gauche à droite en éliminant ou évitant les ennemis, en ramassant des fruits (pas des bananes, faut pas abuser), et en collectant les fameuses notes de musique. À l’intérieur de ces stages, plusieurs zones plus ou moins cachées vous permettront de trouver des planques de fruits et des accès à des dojos (un par stage) où vous devrez accomplir un objectif pour récupérer 2 notes bonus. À la fin du stage, vous avez un fruit géant à matraquer pour récupérer un ultime lot de fruits, puis vient le décompte des fruits récoltés pour obtenir jusqu’à 3 notes supplémentaires, en plus des 5 cachées par niveau. Très sincèrement, je m’étonne presque de ne pas avoir récupéré les lettres H O U B A en plus dans chaque niveau. Mais si les phases de barils vous manquent, ils ont été remplacés par de gros toucans.

Côté jouabilité, les Marsupilamis se contrôlent de la même manière. Ils se déplacent, peuvent sauter, sprinter, plonger la queue en avant pour écraser le sol et les ennemis, mais aussi rouler leur queue en boule pour sonner les ennemis et casser des caisses. En revanche, chaque créature a une caractéristique spéciale liée au double saut. Twister plonge en avant et plane en faisant l’hélico avec sa queue et peut détruire certaines barricades. Hope saute à la verticale et plane en faisant une espèce de vrille qui permet de rebondir sur certains ennemis sans prendre de dégâts, et Punch, quant à lui, crée une grosse boule pour rebondir sur les surfaces, tout en se rendant invulnérable aux pics. Chaque personnage a 3 cœurs et, si cela tombe à zéro, vous revenez au dernier checkpoint du stage que vous avez atteint.

Plateforme oblige, vous avez des trous un peu partout, des ennemis variés, des objets électrifiés, etc. Jeu pour jeune public oblige, il n’y a pas de concept de vies : vous pouvez mourir autant de fois que vous le devez sans contrainte. Seule chose, les fruits récoltés une fois ne sont pas recomptabilisés comme de nouveaux fruits si vous mourez et que vous recommencez à un checkpoint (logique, vu qu’il y a un barème de récolte à la fin). Outre les 10 notes à récupérer dans le mode « aventure », chaque stage possède également un mode « Salsa » : le but est de récolter un maximum de fruits le plus rapidement possible pour faire monter la jauge de combo. En fonction de votre résultat en bout de stage, vous pourrez obtenir jusqu’à 3 notes supplémentaires. Aucun changement de level design, ici on vise seulement le « scoring ».

Point intéressant, bien qu’il y ait 3 personnages, on n’en contrôle que 2 dans chaque stage. En fonction de ces derniers, le duo change pour pouvoir optimiser au mieux leurs capacités uniques selon le terrain à arpenter. Point intéressant, un mode Duo est également disponible, où chaque joueur contrôle le Marsupilami de son choix. Une idée intéressante pour accompagner les plus jeunes, et pas punitive parce qu’en cas de mort d’un des personnages, un œuf est simplement régénéré auprès du personnage encore vivant.

C’est pas au vieux singe qu’on apprend à faire la grimace

Pour un jeu Switch, Marsupilami 2 – Salsa Palombia reste coloré et très fluide. Bien qu’il n’y ait que 3 îles différentes, chaque stage a son propre style. Malheureusement, que ce soit dans les environnements, les introductions en jeu ou certains angles de caméra avec les phases en toucan, je suis désolé, mais cela donne vraiment l’impression qu’Ocellus Studio s’est contenté de prendre une formule qui marche depuis des décennies avec Donkey Kong, et de remplacer des éléments de la licence de Rare et de Nintendo par des objets issus de l’univers du Marsupilami. Et encore, comme indiqué plus tôt, on est loin de l’ambiance de l’animé, et le studio est parti sur un univers « musical » qui, là aussi, semble encore une fois être repris de la licence de Nintendo…

Reste la durée de vie et la difficulté. Très sincèrement, là encore, il y a des éléments de level-design que je n’ai pas toujours compris, avec des phases de plateforme anormalement calibrées qui font que l’on peut facilement tomber dans des trous de manière gratuite, ou encore des boss ayant des patterns assez longs, pas forcément adaptés aux plus jeunes. Le jeu est joli, il y a des Marsupilamis, mais ça s’arrête là : pas de réelle identité propre qui rappelle l’animé, que ce soit par la présence des personnages humains qui les accompagnent en temps normal, ou bien par les aventures plus « classiques » que l’on voit toujours dans la série d’animation.

6
Marsupilami 2 – Salsa Palombia est un jeu coloré, possède un mode multijoueur, et son contenu peut tenir en haleine un jeune public sans souci. Le contenu peut tenir les joueurs sur la durée et les motiver à explorer les stages pour trouver un maximum de notes afin de débloquer l’ultime stage. Mais, en tant qu’adulte ayant fait ses armes enfant avec la trilogie Donkey Kong Country, j’ai vraiment l’impression de voir en ce jeu un clone de la licence éponyme, remplaçant des éléments archi connus comme les bananes et les tonneaux par des fruits et des toucans, tout en ayant un level-design moins adapté au jeune public, qui est pourtant la cible principale.

Points positifs

  • Une réalisation colorée et fluide
  • Le mode Duo accessible et bien pensé pour jouer avec un plus jeune
  • Un contenu assez conséquent avec la collecte des notes et le mode « Salsa »

Points négatifs

  • Un fort sentiment de déjà-vu vis-à-vis de Donkey Kong Country
  • Un level-design parfois peu adapté au jeune public
  • Une identité "Marsupilami" trop peu marquée