Difficile de passer à côté de My Hero Academia ces dernières années. Il fait partie de ces mangas qui ont une certaine aura, et qui sont très reconnaissables, qu’on les aime ou pas. Après des premiers jeux plutôt bien reçus, mais perfectibles, le dernier épisode en date mise sur le final délirant de l’histoire pour monter tous les personnages les uns contre les uns le plus naturellement du monde. Spoiler Alert !
Test réalisé sur une version fournie par l’éditeur
Tous les personnages, toute l’histoire, une grosse baston
Histoire de faire un rapide résumé, My Hero Academia est une histoire parlant de jeunes lycéens qui vivent dans un monde où tout le monde ou presque a des super pouvoirs appelés Alters. Mais seuls les meilleurs peuvent intégrer leur école de Yuei, là où naissent les super-héros officiels. On suit de près les aventures d’Izuku Midoriya, un jeune homme qui s‘est vu confier un Alter alors qu’il n’en avait pas, et qui évolue difficilement dans sa classe, et au travers d’un complot tramé par l’Alliance des super-vilains (au nom très imaginatif). All’s Justice nous emmène directement à la fin de cette histoire, durant la bataille dantesque menée en trois endroits par Yuei et les super-héros contre l’Alliance.
Le jeu est un Arena Fighter en 3 contre 3 dans la lignée des DBZ Budokai Tenkaichi ou Naruto Ultimate Ninja Storm. Mais contrairement à Sparking Zero, ici, pas de commandes compliquées, de contres de contres ou de téléportation et combos de fou furieux. Tout est très simple et très contenu, pour le meilleur et pour le pire. Vous n’avez qu’un bouton de combo, deux boutons pour les alters, un dash et la garde. En combinant les manœuvres avec des directions, ou avec la garde, vous aurez accès à un contre, une esquive et un brise garde. Avec cela, deux jauges sont présentes à l’écran : une jauge de « super mode » qui booste vos attaques pendant un temps limité, et une jauge de super attaque qui vous laisse placer votre plus gros coup.
Un ensemble simple, voir simpliste, qui laisse peu de place à la technique mais qui a le mérite d’être accessible et surtout compréhensible sans avoir à subir un tutoriel de 30 minutes. Il y a bien quelques subtilités également : lorsque votre dernier personnage arrive en jeu, il rentre automatiquement en « super mode » pendant longtemps que d’habitude, ce qui peut véritablement changer la donne selon la façon dont ce mode altère vos attaques, votre vitesse et vos déplacements. De plus, les attaques ultimes peuvent être enchainées si vous avez assez de jauge, et vous permettre ainsi de passer d’un personnage à l’autre tout en mettant la pression à votre adversaire. Toutefois, si les affrontements sont sympas visuellement, on a vite fait le tour des tactiques disponibles, et c’est surtout évident lors des combats contre l’IA, qu’on affronte dans la plupart du contenu.
Une bonne grosse dose de contenu solo
La quantité de contenu est très impressionnante ! Si un personnage s’est battu, ou a eu un certain costume, il y a de très bonnes chances qu’il soit dans le jeu, et déblocable à force de jouer, ou même d’emblée. C’est à noter mais il y a très peu de DLC, et c’est louable. Pour débloquer tout ça, vous avez plusieurs possibilités. La première est le mode Histoire, qui retrace grâce à une frise, des images fixes et quelques passages animés toute la fin du manga, et ce en passant par beaucoup de personnages mis en scène dans des combats aux conditions des fois très spéciales. Un mode complet et très appréciable donc. Le deuxième mode est un mode une série de combats « souvenirs » qui reprennent les grandes batailles de toute la série, en accéléré.
Finalement, le mode Mission en équipe est le plus étrange du lot : vous plaçant dans un quartier entièrement explorable d’une ville, vous y jouerez les coursiers, y combattrez des personnages, ou y ferez même de la plate-forme avec quelques mécaniques RPG très légères. C’est un mode bien particulier qui se révèle très lourdaud très vite, mais qui montre qu’un véritable jeu d’aventure MHA serait possible si on corrigeait les défauts. En effet, entre les missions répétitives, les combats déséquilibrés, les limitations de déplacement de certains héros et la gestion très hasardeuses déplacements, y jouer est souvent plus une corvée qu’autre chose, et le fan-service y est absent, avec ses personnages immobiles et son manque d’interactions. C’est dommage car c’est la nouveauté que le titre met le plus en avant et il sert même de menu principal. Heureusement, on peut y couper en passant par le téléphone d’Izuku. En parlant de lourdeur, des mini-jeux type arcade sont également présents, mais perdent très vite leur intérêt.

