Initialement sorti en 2021 sur supports concurrents, Marvel's Guardians of the Galaxy: Encore Edition a choisi la date du 5 novembre pour s’offrir une virée cosmique sur Nintendo Switch 2. Une occasion idéale de voir Star-Lord et ses compagnons casser la baraque sur une nouvelle plateforme, mais est-ce que cette adaptation en vaut le coup ? La réponse ci-dessous
Pas de quoi en faire un film ?
Si comme votre serviteur votre seul rapport avec les Gardiens de la Galaxie se limite aux films Marvel, il est temps d’appuyer sur Reset. L’histoire se déroule environ 12 ans après une grande guerre galactique, appelée la Guerre des Chitauri, et on y apprend que c’est Drax qui a vaincu Thanos. Un petit chamboulement certes, mais qui n’empêche pas de retrouver notre équipe de choc qui ressemble à tout sauf à une famille unie. L’histoire débute avec Peter Quill (Star-Lord), Drax, Rocket, Groot et Gamora au milieu de la galaxie, prêts à « inspecter » une zone de quarantaine à la recherche d’un monstre. Endettés, ils espèrent bien pouvoir vendre la créature à Lady Hellbender, mais comme d’habitude, rien ne va se passer comme prévu. Ce sont en tout 16 chapitres qui attendent nos héros, et qui vont les emmener à déjouer les plans d’une menace cosmique qui pèse lourd, très lourd.
Si vous avez suivi le jeu à sa sortie, inutile de faire durer le suspense, malheureusement Peter Quill est le seul personnage jouable du jeu. Rocket, Gamora, Groot et Drax sont bien là et participent activement au déroulement de l’histoire et de l’action, mais nous ne pouvons pas les contrôler. Heureusement, l’ambiance des Gardiens de la Galaxie est bien présente. La VF proposée est de qualité et colle à merveille aux différents personnages. Assez déboussolant au début, mais les Gardiens parlent tout le temps, les moments de silence sont très rares, et on passe notre temps à écouter les camarades se vanner et raconter diverses anecdotes. Il faut avouer que l’humour et le côté absurde sont omniprésents. À de nombreuses reprises, vous pourrez également donner la réplique à vos compagnons pour calmer un échange, ou remettre un peu d’huile sur le feu.
Une aventure très directive
Marvel's Guardians of the Galaxy: Encore Edition est constitué de manière très classique au final. On enchaîne les couloirs, les zones un peu plus grandes avec des énigmes à résoudre, et des arènes où vont débarquer des ennemis par vagues. Une fois les ennemis battus, on recommence la boucle exploration / énigme / combat jusqu’à un éventuel boss et la fin du chapitre. L’action et l’intrigue vont aller crescendo, et il y a quand même un petit côté exploration entre deux phases de combat. Vous pourrez en effet trouver des composants qui permettront, via les ateliers, d’améliorer l’équipement de Peter. Mais en fouillant bien, il y a aussi une multitude de costumes à débloquer pour nos héros.
Les énigmes demanderont d’utiliser la visière de Peter pour scanner divers éléments du décor, pour enrichir le lore ou pour découvrir des éléments qui permettront de nous faire progresser. Via un menu dédié, il sera possible de demander à Gamora de trancher des éléments, à Rocket de pirater des panneaux de contrôle ou de se faufiler dans des zones étroites. Drax pourra déplacer de lourdes charges, et enfin Groot pourra bâtir des ponts de racines. Chaque personnage a ses propres capacités qui seront pratiques pour progresser, et qui seront également utiles lors des combats.
Des combats explosifs, mais limités
À chaque chapitre, nos héros vont être amenés à affronter une grande variété d’ennemis. Si les premières minutes me faisaient un peu peur avec des espèces de chenilles mutantes ou blobs carrés, on arrive rapidement à affronter des ennemis plus intéressants et nerveux. Côté combat, malheureusement, il y a du bon et du moins bon. Comme dit plus tôt, seul Peter est jouable. Armé de ses deux pistolets et de ses bottes pour planer dans les airs, on est sur le Gardien le moins « intéressant » en termes de possibilités de gameplay. Les affrontements de Peter se résument à maintenir la touche ZR enfoncée pour jouer du blaster, recharger ces derniers et recommencer tout en évitant les ennemis. Heureusement, il existe un mode Gardien qui permet, grâce à la touche L, de sélectionner un de nos 4 compagnons pour déclencher une attaque spécifique qui leur est propre, avec un cool down de plusieurs secondes. Il sera également possible de déclencher des actions contextuelles lorsque certaines conditions seront respectées, et les ennemis auront également des options additionnelles comme des boucliers élémentaires ou encore une jauge de chancellement.
Une fois la jauge dédiée remplie, il sera également possible de déclencher le mode rassemblement qui vous permettra de ramener les alliés tombés au combat à la vie, et d’obtenir aussi des bonus d’attaque, le tout sur un bon morceau de rock des années 80 dont la licence a le secret. Ajoutez à cela la possibilité de sélectionner des éléments pour les pistolets de Peter, ou encore de demander aux alliés d’utiliser les éléments de décor, vous avez de quoi avoir une expérience très énergique. Une fois le combat terminé, vous accumulerez de l’expérience qui vous permettra de débloquer les différentes compétences des Gardiens de la Galaxie. Malheureusement, la suraccumulation d’informations et d’actions à effectuer en groupe donne au final lieu à une action assez brouillonne, notamment quand on doit attaquer avec Peter tout en appuyant sur L pour tenter d’ouvrir le menu Gardien, appuyer sur les touches pour sélectionner le personnage et l’attaque souhaitée, tout en essayant d’esquiver les monstres qui peuvent nous prendre en grippe. Le jeu a aussi quelques rares séquences à bord du Milano, le vaisseau des Gardiens, qui apportent une dimension shooter qui change de l’action de base.
Une ambiance parfaite… mais qui souffre un peu sur Nintendo Switch 2
S’il y a un point où le jeu fait fort, c’est dans son ambiance. On est clairement sur un 10/10 en ce qui concerne l’esprit Gardiens de la Galaxie. Chaque personnage a ses forces et ses faiblesses, et il y a un vrai esprit de camaraderie et de famille qui se forme dans cet opus vidéoludique. Le tout est sublimé par une VF qui fait un très beau travail. Mention spéciale également à la bande-son reprenant de grands classiques du rock des années 80.
Hélas, le titre pêche en revanche sur la partie technique. Pour avoir fait le jeu à l’époque sur PS5, on donne bien sûr une baisse sur la qualité et le framerate de cette version Nintendo Switch 2, mais ça reste parfaitement jouable en mode salon. Cette version Switch 2 se permet même des fonctionnalités additionnelles grâce au mode souris des Joy-Con 2. On constate en revanche quelques bugs de texture, des saccades et des soucis de clignotement au niveau de l’éclairage du jeu (surtout dans les souvenirs d’enfance de Peter). Quant à la fluidité, elle prend également un petit coup lorsque l’on passe en mode portable. Enfin, il m’est arrivé à plusieurs reprises de voir le jeu crasher en allant dans les menus du jeu. Heureusement, les sauvegardes automatiques sont régulières.

