Hot Wheels Infinite Rush propose une évolution marquée de la formule établie par Milestone, en passant d’environnements miniatures clos à un archipel de quatre îles explorables librement. Le titre, sorti en septembre 2026, s’adresse autant aux fans de la marque de petites voitures qu’aux amateurs de courses arcade accessibles.
Le studio Milestone et la licence Hot Wheels
Milestone, studio milanais fondé au milieu des années 1990, s’est imposé comme un spécialiste des jeux de course. Après des débuts sous le nom Graffiti avec des titres comme Screamer, le studio a enchaîné les licences de motos et de voitures, notamment les séries Superbike, MotoGP, Ride, MXGP et Monster Energy Supercross. Il a longtemps privilégié les simulations plus ou moins poussées avant d’élargir son savoir-faire vers des expériences plus arcade. L’accord avec Mattel pour les voitures Hot Wheels a marqué un tournant réussi : les deux opus Unleashed ont démontré la capacité du studio à capturer l’esprit jouet tout en proposant un pilotage nerveux et des contenus abondants. Avec Infinite Rush, Milestone poursuit cette voie en s’appuyant sur son expérience accumulée depuis près de trente ans.
La licence Hot Wheels s’appuie sur des décennies de petites voitures iconiques et de circuits orange. Les deux premiers Unleashed plaçaient ces engins dans des décors du quotidien agrandis à l’échelle jouet : garage, cuisine, chambre ou terrains de jeux. On y trouvait des courses linéaires, des défis variés et un éditeur de pistes, le tout dans une ambiance miniature très réussie. Infinite Rush opère un virage net en abandonnant ces décors intérieurs au profit d’un monde ouvert composé de quatre îles aux ambiances distinctes. Le joueur peut désormais sillonner librement ces espaces, franchir des obstacles, découvrir des secrets et enchaîner les activités, tout en conservant l’esthétique plastique et colorée chère à la marque. Ce changement rapproche le titre d’une expérience de type horizon ouvert adaptée aux voitures miniatures.
Le pilotage et le contenu des îles
Le pilotage reste résolument arcade, centré sur l’accélération, le freinage, le dérapage et l’utilisation d’une jauge de boost. Les véhicules se répartissent en quatre catégories aux comportements bien différenciés : les polyvalents offrent un équilibre général, les dérapeurs privilégient les glissades, les rapides misent sur la vitesse pure pour remplir leur boost, et les massifs misent sur la puissance et la résistance. Plus de cent cinquante modèles sont disponibles au lancement, mêlant classiques Hot Wheels, créations originales et quelques licences automobiles. On constitue une équipe de quatre engins, un par catégorie, que l’on peut permuter rapidement hors course pour s’adapter à chaque défi. La sensation de légèreté plastique se fait sentir, ce qui rend les contacts et les sauts spectaculaires, même si le freinage demande un temps d’adaptation.
Le monde ouvert se compose de quatre îles thématiques — une métropole, un canyon industriel, une baie tropicale et un archipel inspiré d’Asie orientale — chacune dominée par un maître de course à battre. La progression passe par la réussite d’épreuves pour débloquer le défi final de l’île et s’emparer de sa voiture et de son titre. On trouve des courses classiques, des éliminations, des passages de points de contrôle, des défis de destruction de pneus, des livraisons chronométrées, des chasses à des engins fuyards et de nombreuses collectes (jetons, autocollants, logos). Les îles regorgent de recoins, de modules orange et d’obstacles à pulvériser, ce qui encourage l’exploration entre deux épreuves. Le rythme repose sur l’enchaînement de ces activités et sur l’accumulation de monnaie pour enrichir la collection.+
Technique, durée de vie et modes supplémentaires
Sur Switch 2, le jeu vise une image en 1080p et trente images par seconde. La fluidité reste stable dans la plupart des situations, y compris en écran partagé, et les sensations de vitesse restent correctes. Les graphismes capturent bien le rendu plastique des voitures et l’ambiance colorée des îles, même si l’image peut paraître un peu floue par endroits à cause des techniques d’upscaling. Les temps de chargement constituent le principal point faible : ils s’étirent souvent entre vingt et soixante secondes lors des transitions entre îles ou en entrant et sortant des épreuves, ce qui casse parfois le rythme. Côté son, la bande-son dynamique accompagne bien les courses et varie selon les zones, tandis que les effets de moteur et de collisions renforcent l’ambiance jouet sans excès.
La durée de vie s’avère confortable grâce à la collection de véhicules, aux défis secondaires et à la progression sur les quatre îles. L’éditeur de circuits, enrichi, permet d’attacher des modules directement au décor et d’ajouter des adversaires virtuels, ce qui prolonge nettement l’expérience une fois la campagne principale terminée. On peut aussi personnaliser largement les livrées, les roues et les effets. Le multijoueur local en écran partagé jusqu’à quatre joueurs fonctionne correctement, tandis que le mode en ligne propose plusieurs formules de course, même si la Switch 2 ne bénéficie pas du jeu croisé avec les autres plateformes et limite parfois le nombre de participants. Des contenus supplémentaires sont déjà prévus pour étendre la collection et le monde.

