Crypto revient, plus groovy que jamais, et la Switch 2 accueille enfin le remake du second opus de la série culte. Après le premier Destroy All Humans! sorti sur la console en juin 2026, THQ Nordic et Black Forest Games livrent Destroy All Humans! 2 – Reprobed le 15 septembre 2026, enrichi de ses deux DLC (Skin Pack et Challenge Accepted). L’occasion de reprendre le rôle de l’alien furon et de semer le chaos dans les années 60, entre psychédélisme, KGB et destruction pure.
Nous (re)venons en paix
Dans le premier opus, le joueur incarne Crypto-137, un envahisseur furon envoyé sur Terre dans les années 1950. Sa mission est claire : récolter de l’ADN humain pour sauver sa race en voie d’extinction et démanteler le gouvernement américain. Armé de pouvoirs psychiques, d’un arsenal absurde et d’une soucoupe volante dévastatrice, Crypto sème la terreur dans des petites villes américaines, sonde les cerveaux, jette les humains dans tous les sens et ridiculise les autorités. L’humour noir, les références à la paranoïa de la guerre froide et le ton volontairement excessif font de ce premier jeu un classique du sandbox destructeur. Le remake de 2020 (et sa version Switch 2) modernise le tout sans trahir l’esprit original, offrant déjà une expérience très satisfaisante de chaos alien.
Destroy All Humans! 2 – Reprobed reprend le flambeau une décennie plus tard, en pleine période des années 60. La soucoupe-mère de Crypto a été détruite par le KGB, et l’alien doit se venger tout en poursuivant sa mission de récolte d’ADN. Cette fois, le monde est bien plus vaste : on voyage entre les États-Unis, l’Angleterre, le Japon et la Russie. Crypto doit parfois s’allier avec des humains (hippies, agents ou autres personnages colorés) pour progresser, tout en restant le prédateur ultime. L’ambiance est plus psychédélique, plus déjantée, avec un humour qui pousse encore plus loin les limites. Le pitch reste simple et efficace : détruire, sonder, voler et ridiculiser l’humanité dans un open-world plus grand et plus libre.
Ack ! Ack ! Ack !
Le gameplay conserve les bases qui ont fait le succès de la série. Crypto se déplace à pied, en jetpack ou en soucoupe volante. Ses pouvoirs psychiques (télékinésie, contrôle mental, extraction de cerveaux) et son arsenal (arme à électrocution, rayons, nouvelles armes comme le Meteor Shower) permettent de causer des dégâts spectaculaires. On peut prendre le contrôle d’humains, les lancer comme des projectiles, faire exploser des véhicules ou raser des quartiers entiers. Les missions principales mêlent infiltration, destruction pure et objectifs plus originaux (protéger des alliés, saboter des installations soviétiques, affronter des ennemis renforcés). Le système de déguisement revient et s’enrichit, permettant de se fondre dans la foule quand la discrétion est nécessaire.
La progression repose sur la récolte d’ADN et de points d’expérience pour améliorer les armes, les pouvoirs et la soucoupe. Les zones ouvertes encouragent l’exploration et le chaos libre entre les missions. Les défis secondaires et le DLC Challenge Accepted (modes Rampage, Race, Armageddon et Abduction) ajoutent du contenu rejouable. Le rythme est plus soutenu que dans le premier opus, avec des environnements plus denses et une liberté accrue. L’absence de co-op local en campagne sur Switch 2 est regrettable, mais le solo reste très agréable et addictif pour les amateurs de sandbox absurde.
Un visuel bien revu à la hausse mais pas parfait
Sur le plan technique, Reprobed bénéficie d’un vrai remake sous Unreal Engine. Les graphismes sont nettement plus modernes que l’original de 2006, avec des environnements plus détaillés, des effets de lumière améliorés et une direction artistique colorée qui colle parfaitement aux années 60. Sur Switch 2, le jeu profite d’une résolution plus élevée et de textures plus nettes que ce que l’on aurait pu attendre d’une simple conversion. Les modes TV, tablette et portable sont tous supportés. Les performances restent correctes dans l’ensemble, même si, comme pour le premier opus, on peut observer des variations de framerate selon l’intensité des combats et la densité de la zone. Les chargements sont raisonnables et le jeu tourne de façon stable en portabilité.
La durée de vie de l’aventure principale se situe autour de 15 à 20 heures selon le niveau de complétion. Les activités secondaires, les défis et le DLC Challenge Accepted permettent d’allonger clairement l’expérience. Le Skin Pack (skins pour Crypto et la soucoupe) ajoute une touche de personnalisation bienvenue. Le contenu est dense sans être étiré, et le ton constant de l’humour noir et de la destruction pure maintient l’intérêt jusqu’à la fin. Globalement, la version Switch 2 est une très bonne façon de (re)découvrir ce second opus en mobilité.

