Et si les constructeurs rangeaient la langue de bois ?
Le blog Jeu Vidéo du journal australien The Age s'est lancé dans un
exercice de style où l'auteur Jason Hill a voulu parler à la place des trois constructeurs en guerre, en retirant toute la langue de bois et le bullshitting de communication usuels. Les questions posées sont bien sûr celles que l'on ressasse depuis des mois mais qui ne voient que des réponses bien propres. Et si Nintendo se laissait aller sur son positionnement, si Sony affichait son amour de soi, si Microsoft étalait son argent ? Et si, et si... Prenons un exemple.
Qui va gagner la bataille des Next-Gen ?
► Nintendo : Next quoi ? Nous ne nous préoccupons pas de la concurrence, Nintendo fera ce que Nintendo pense le plus distrayant pour les utilisateurs Nintendo. De plus, Sony gagne toujours. Vous ne pouvez pas lutter contre des prostituées écrasées par des bolides, surtout avec un plombier obèse et un gamin efféminé à oreilles pointues qui porte des collants.
► Sony : Nous gagnerons, si nous arrivons à faire assez de consoles pour les vendre. Et que nous baissons le prix un peu. Oh, et que nous faisions un meilleur service Online, qu'on avait foiré l'autre fois. Et si le Blu-Ray n'est pas qu'une erreur grossière. Et ce serait bien que nous n'ayons plus de batteries explosives, ou des gens qui disent que la PS3 ressemble au Grill de George Foreman. Et ce serait sympa si ces foutus journaux pouvaient arrêter de mettre cette vieille photo de la manette boomerang, c'est vraiment très embarrassant.
► Microsoft : Nous gagnerons. Celui qui part le premier gagne toujours. Regardez la PS2, elle n'était pas aussi bonne que la Xbox, mais juste parce qu'elle était là en premier, tout le monde en a acheté une ! Enfin bon, on va continuer à acheter les exclusivités PS3, comme ça elle ne pourra pas gagner. Je me demande combien ils demanderaient pour SingStar et Gran Turismo. Et ce truc, là, Buzz, ça a l'air marrant. Oh, et je ne serais pas contre ce jeu Metal Gear, là.
Peut-être un peu trop corrosif pour certains, mais c'est ainsi que les journalistes Australiens voient les constructeurs. |