Nintendo 3DS

Super Mario 3D Land

Test 3DS

Super Mario 3D Land

Par kraydepor - Le 18 novembre 2011

Ca y est, Mario fait enfin son entrée sur la nouvelle console portable de Nintendo, la 3DS. Il aura fallu attendre environ 8 mois avant que le plombier s’installe définitivement sur la console en 3D relief. L’attente était-elle justifiée ? Les qualités de Super Mario 3D Land sont-elles bien présentes ou avons-nous le droit à de la redite comme Nintendo sait bien le faire ? Aucune réponse ne se trouvera dans cette introduction. Il va donc falloir lire le test pour le savoir...

Quel plaisir d’entrée d’entendre Mario crier Super Mario 3D Land. Voilà bien longtemps (ou est-ce la première fois ?) qu’un titre 3DS donne, avant même d’avoir commencé, des frissons. C’est donc après quelques secondes que les premières cinématiques apparaissent et première surprise : il n’y a pas de surprise du côté du scénario. Mario, le larbin romantique, va encore et toujours devoir partir à la recherche de la princesse Peach enlevée par l’infâme Bowser (mais sans lui, il n’y aurait pas de Mario alors est-il aussi infâme que ça ?). Mais bon, cachons notre joie puisque cet énième enlèvement va permettre de découvrir de nouveaux objets, de nouveaux costumes et d'autres ennemis. Donc oui, le scénario reste bien plat et nous sert juste de prétexte à avancer dans les 8 mondes qui sont proposés au départ de l’aventure, mondes ayant chacun un thème particulier (jardin, neige etc.) se jouant à la manière d’un New Super Mario Bros. mais de façon très simple puisque vous n’irez que tout droit. Aussi diversifiés que colorés, ces mondes offrent la possibilité à la 3DS de cracher ce qu’elle a dans le ventre, à savoir des graphismes magnifiques s’approchant presque de Super Mario Galaxy.

Les univers sont tellement variés, colorés et beaux que l’on se demande vraiment comment Nintendo a pu compacter tout cela dans sa cartouche. Malgré tout, on note tout de même un certain vide dans les niveaux, mais qui n’entache en rien la qualité visuelle et le plaisir. Mais le plus bluffant reste l’effet 3D complètement indispensable pour profiter au mieux de cet univers. En effet, cette 3D a dans ce titre une vraie utilité car elle permet d’être beaucoup plus précis, de gérer à merveille l’appréciation des choses et de donner une profondeur dans les niveaux jamais vue auparavant dans le jeu vidéo. Sur certains plans, l’impression d’être loin de l’arrivée est tellement mise en avant grâce à la 3D que l’on croirait devoir faire des kilomètres avant de toucher le drapeau. De plus, Nintendo met à disposition deux types de 3D : une 3D relief en profondeur et une 3D faisant « sortir » les éléments de l’écran. On vous avouera que la différence n’est pas flagrante mais qu’elle a quand même le mérite de donner deux dimensions au caractère visuel.

Qui dit trop d’éloges dit forcément quelques déceptions. Alors même si les niveaux sont superbement bien pensés, ils restent tout de même assez courts dans leurs déroulement et vous finirez en quelques minutes seulement les tableaux offerts. La durée de vie est donc très entachée et il ne vous faudra seulement que 4-5 heures avant d’arriver à la fin du monde huit. Une immense déception qui sera accrue par le caractère ultra facile du soft. Pour donner un exemple, nous avions bouclé le monde 4 en 2h de jeu, avec pas moins de 55 vies sans le moindre gros pépin et avec tous les médaillons (et sans utiliser toutes les aides mises à disposition pour les plus novices). Alors c’est décevant oui, d’autant plus pour un Mario. On se dit alors que le jeu est bâclé et a été fait à la va-vite par Nintendo pour combler les problèmes de la 3DS. On se le dit beaucoup jusqu’au moment où l’on débloque les mondes secrets. Enfin du challenge ! On retrouve les traditionnels mondes de fous-furieux avec par exemple des chemins de dalles farfelus, des niveaux avec un temps imparti ou encore des tableaux remplis de missiles. Là on est heureux et là on galère au point de commencer à insulter sa console ou le pauvre petit bonhomme rouge à la casquette. Le vrai challenge arrive donc très tard et il faudra prendre votre mal en patience avant de le trouver. Et ce n’est pas les petites maisons de Toad (permettant d’avoir des bonus ou des médaillons) qui rattraperont la faiblesse des défis de la première grosse partie du jeu.

Le jeu est donc moyen ? Absolument pas ! Même s’il est assez facile, la magie d’un Mario est toujours présente grâce à la construction exemplaire des niveaux ou encore aux idées tellement ingénieuses. Nous retiendrons au hasard les dalles rouges et bleues qui alternent en fonction de vos sauts, la dalle sur rail avançant ou reculant selon votre position, les pièces cachées au fond à droite du niveau et pleins d’autres choses que vous découvrirez. Vous le savez également, Mario a toujours aimé se prendre pour quelqu’un d’autre. Il n’y a qu’à voir la tonne de costumes qu’il a engrangé depuis des années. Outre les champignons, les étoiles et les fleurs de feu, on note le retour du costume Tanuki qui permet de voler quelques instants et donner des coups de queue. Très pratique, il donne un souffle nouveau au gameplay. Mais c’est surtout le costume Mario Boomerang et le Cube Hélice qui permettent, entre autres, de donner un vent de fraîcheur à la saga. Le premier permet de récupérer des objets à distance ou à éclater des ennemis de loin. Pratique. Le second sert tout simplement à s’envoler très haut dans le ciel pour ensuite planer, ce qui offre plusieurs possibilités intéressantes.

Oui mais voilà, quand on passe au dessus de ces nouveautés, on se retrouve avec un Mario assez pauvre dans le contenu. Bien sûr qu’il va nous divertir. Bien sur que l’on va adorer. Mais l’effet de surprise que nous avait envoyé 64, Galaxy ou encore Galaxy 2 n’est pas présent et on se rend quand même compte qu’il y a beaucoup de réchauffé. On a même l’impression parfois de jouer à d'anciens titres de la saga. Très peu d’originalité et de nouveautés donc mais, comme on l’a si bien dit tout à l’heure, le système de caméra et de 3D totalement bluffant sauve le soft. Enfin, pour terminer ce test, sachez que la maniabilité est toujours aussi bonne, même sur console portable. On prend plaisir à voguer dans les mondes en exécutant les traditionnelles techniques de Mario (attaque au sol, saut mural etc.) et ce dernier n’est en fait pas si lent que lors des démonstrations que nous avions pu tester, même si un bouton permettant de courir à toute vitesse est bien présent.

Ah oui aussi - pour vraiment conclure sur une mauvaise note - les musiques peinent vraiment à satisfaire nos oreilles. En effet, on remarquera d’anciennes musiques très peu remixées ainsi que quelques nouvelles sympathiques mais qui ne resteront pas vraiment dans les annales de la série, surtout qu’elles se répètent énormément entre les niveaux ce qui devient parfois très agaçant. Enfin, sachez tout de même que Nintendo a intégré une fonction StreetPass vraiment anecdotique qui n'a pas vraiment d'utilité. Mais tout de même, avec ou sans, ce titre reste vraiment un très bon jeu de plate-forme.

8
On pourrait reprocher tellement de choses à Super Mario 3D Land. Le fait qu'il soit très (trop ?) facile pendant 70 % du temps et sa durée de vie très en dessous de la moyenne. Mais ce titre reste clairement un must-have du jeu de plate-forme, malgré son manque de nouveautés. Super Mario 3D Land demeure du Mario classique mais tellement emballant qu'on en redemande à chaque fois. D'autant plus que les graphismes sont sublimes et que la 3D est exceptionnelle. En deux mots : jouissif mais frustrant !

  • Une 3D fracassante
  • Des graphismes superbes et colorés
  • Des niveaux rapides mais magnifiques
  • De la plateforme de qualité, très rare aujourd'hui
  • Mince, c'est Mario les gars !
  • Une durée de vie très limitée
  • Une facilité déconcertante les 2/3 du temps
  • Un manque de nouveautés réel
  • Des musiques assez moyennes
Pas d'images pour ce test.

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