| Mr China | Avec cet article s'ouvre ma rubrique "Livres", puisqu'un peu de culture ne peux pas faire de mal, même sur .
Voici un des livres que j'ai reçu pour Noël, et je dois avouer que le sujet m'a bien plu !

Voici un "bref" résumé pour vous raconter l'histoire particulière de ce livre.
Tim Clissold était à la tête de 450 millions de dollars pour investir en Chine. Une fortune bien alléchante pour des partenaires chinois âpres au gain.
C'est l'histoire d'une faillite. Ou, plutôt, d'une grosse arnaque. Quand Tim Clissold débarque en Chine, il n'est encore qu'un jeune financier britannique aux fines lunettes. Mais quel appétit ! Diplômé de Cambridge et formé à l'école de Wall Street, il veut conquérir l'empire du Milieu. Un eldorado qui doit produire ou importer 1 milliard de pantalons par an, 2 milliards de paires de chaussettes, etc. Mais la Chine, à la croissance balbutiante-nous sommes au milieu des années 90-, est encore engluée dans le dogme et le parti unique. « Je n'ai vu alors que le bon sens noyé par l'absurdité de la planification », se souvient Tim Clissold. Il n'empêche. Il perfectionne son mandarin, retrousse ses manches, prend contact avec des intermédiaires chinois. Avec son associé britannique, il parvient à intéresser un gestionnaire de fonds new-yorkais, IHC : 85 millions de dollars sont levés, puis 150. Pour le marché du siècle, on voit large et on ne compte plus ! « Deux heures d'entretien, suivies d'une macroanalyse du pays concerné, et le tour est joué ! Tout ça parce que la Chine est à la mode », ironise Clissold, qui se jette corps et âme dans la bataille. Il devient « Mr China », le roi de l'argent facile. La recette ? Manger des scorpions noirs ou des pénis de cerf lors de dîners d'affaires dans des hôtels sans eau courante, s'enfiler de la liqueur tord-boyaux, danser avec les filles que vous mettent dans les pattes des cadres habiles, des intermédiaires à piston et des fonctionnaires du Parti âpres au gain. En deux ans, Clissold parvient à créer 20 entreprises en Chine, fortes de 25 000 employés. D'abord, une usine de bobines d'allumage à Changchun, à hauteur de 1 million de dollars, puis une entreprise perdue au fin fond de la province d'Anhui, dirigée par un rescapé de la Révolution culturelle, Chi, pour 12 millions de dollars. Suivent trois grandes brasseries à Pékin, où la bière coule à flots. Et même une usine de préservatifs, hautement rentable dans un pays qui aime le latex.
Devenir Mr China est un jeu d'enfant, se réjouit le jeune financier, désormais l'un des maillons indispensables entre la Chine qui s'éveille et le réservoir de capital qu'est Wall Street. Avec 450 millions de dollars, Clissold, son associé et l'ex-garde rouge Chi forment un trio de choix : le plus grand investisseur direct en Chine. Le succès ? Non, le contraire : Clissold entame une longue descente aux enfers qu'il raconte dans un récit surprenant, « Mr China. Comment perdre 450 millions de dollars après avoir fait fortune à Wall Street » . Car l'ancien garde rouge a trahi. Contrats bidon, clauses cachées, cadres de mèche avec de hauts fonctionnaires qui lorgnent cette manne. Au Parti, on récupère gratis. Des agents troubles brûlent des livres de comptes, effacent 58 millions de dollars d'un trait de plume ou coupent l'électricité dans les usines et ateliers que Clissold est sommé de céder. Ce dernier a beau se battre comme un lion, convoquer la presse après un recul des cadres véreux, les 450 millions de dollars investis sont peu à peu dilapidés. Les cadres chinois se servent même dans la caisse pour lancer leurs propres boîtes... bien sûr concurrentes ! A s'arracher les cheveux. Clissold veut freiner l'engrenage, mais trop tard. La Chine, tempête Clissold, c'est la « confusion généralisée ». Il est endetté, subit une crise cardiaque à 38 ans, malgré ses 5 kilomètres de jogging quotidiens. Puis solde ses comptes.
Peu rancunier, il continue de naviguer avec sa femme et ses quatre enfants entre l'Angleterre et la Chine, où il officie comme banquier chez Goldman Sachs. Au début de ses pérégrinations chinoises, le golden boy aimait citer un proverbe de la dynastie han : « Si tu ne vas pas dans la tanière du tigre, comment peux-tu compter ses petits ? » Ce qui pourrait se traduire par : « Qui ne risque rien n'a rien. » Aujourd'hui, le financier déconfit jure qu'on ne l'y prendra plus.
Article rédigé le 06-01-2008 à 11:46 - Commentaires: 4 |
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1257 mess. [déconnecté] | | rouge_et_noir a écrit le 07/01 à 22:24 |
| Toi inclus !
[/EDITB] JE retire ce que j'ai dit ( partiellement ) .
Oui, c'est une histoire vraie ! Choquant hein o_O  |
| | 1274 mess. [déconnecté] | | mithos a écrit le 07/01 à 22:24 |
| Non, tu crois? 
EDIT: ça y est je l'ai enfin lu ^^. c'est une histoire vraie? o_O |
| | 1257 mess. [déconnecté] | | rouge_et_noir a écrit le 07/01 à 20:35 |
| Tous des flemmards !  |
| | 1274 mess. [déconnecté] | | mithos a écrit le 06/01 à 18:35 |
| Oh tiens une rubrique "livre" C'est vrai qu'avec toius les barj qu'il y a sur le site, un peu de culture ne peux pas faire de mal ^^ (dsl j'ai pas lu le résumé, flemmardise quand tu nous tiens ^^) |
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