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Test – Razer x Pokémon Pikachu & Évoli : le setup collector qui joue à fond la carte Pokémon

Par babidu - Il y a 1 heure

Après Mentali et Noctali, place à Pikachu et Évoli. Razer a décliné exactement les quatre mêmes types de périphériques dans une seconde collection : Ornata V3 TKL, Cobra, Kraken V4 X et Gigantus V2 Medium. Comme je l’expliquais dans mon précédent test, il aurait été assez peu intéressant de tester deux fois le même clavier et deux fois la même souris simplement parce que les dessins changent.
J’ai donc volontairement inversé la logique. Après avoir surtout parlé du clavier et de la Cobra avec Mentali et Noctali, je vais ici m’attarder davantage sur le Kraken V4 X et le Gigantus V2, tout en revenant évidemment sur ce qui fait probablement la plus grande force de cette seconde collection : son look.
Et autant le dire tout de suite, je continue personnellement à préférer Mentali et Noctali. Mais Pikachu et Évoli ont un argument que je n’avais peut-être pas totalement anticipé, ils plaisent énormément aux autres. Tous les invités qui ont pu passer devant les deux setups ont eu leur préférence et cette version rencontre beaucoup de succès, particulièrement auprès des gros fans de Pokémon. Plusieurs personnes qui l’ont découverte chez moi l’ont également immédiatement préférée à Mentali et Noctali.

Les produits présentés dans cet article m’ont été fournis gratuitement par Razer pour les besoins de ce test. Cela n’a évidemment aucune incidence sur mon avis. Les prix indiqués correspondent aux tarifs constatés au 19 octobre 2026 et peuvent évoluer.

Pikachu & Évoli : plus collector, mais toujours cohérent

Là où Mentali et Noctali jouent sur quelque chose de plus sombre et plus discret, Pikachu et Évoli assument beaucoup plus franchement le produit dérivé Pokémon. Le résultat reste pourtant très doux visuellement. Le rose poudré évite le côté criard et les illustrations sont réparties de manière assez intelligente pour ne pas donner l’impression d’avoir simplement collé deux Pokémon partout où il restait de la place.
Le clavier est probablement ma pièce préférée de la collection, encore davantage lorsqu’il est associé à son repose-poignet. Les illustrations fonctionnent parfaitement avec les couleurs beaucoup plus chaleureuses de Pikachu et Évoli, et l’ensemble prend immédiatement une autre dimension lorsque toute la collection est réunie.

C’est probablement la principale différence que je ferais entre les deux sets. Mentali et Noctali pourraient presque se fondre dans un setup en ne révélant leurs détails Pokémon qu’au fur et à mesure. Pikachu et Évoli ont davantage ce petit côté collector que l’on a envie de montrer. Je ne considère pas l’un meilleur que l’autre, c’est tout simplement une question de goût.

Le Kraken V4 X, ou comment redécouvrir les petits sons d’un jeu

Le Kraken V4 X est un casque filaire équipé de haut-parleurs TriForce de 40 mm, d’un microphone HyperClear rétractable et d’une connexion USB-C, avec adaptateur USB-A fourni. Sur le papier, rien de particulièrement exotique. À l’utilisation, j’ai pourtant beaucoup apprécié le casque.

Je dois préciser quelque chose, je ne suis pas quelqu’un qui aime porter un casque pendant des heures. Même avec un excellent modèle, j’aurai toujours tendance à préférer mes haut-parleurs dès que la situation me le permet. Dans ce contexte, le Kraken V4 X s’en sort très bien. Je le trouve confortable, le maintien est suffisant sans devenir oppressant et je n’ai pas particulièrement ressenti de problème de chauffe durant mes sessions.
Mais ce que j’aime surtout avec ce type de casque, c’est la possibilité de redécouvrir le travail sonore d’un jeu. Quand je joue sur des haut-parleurs, énormément de petits détails finissent naturellement par se mélanger à l’ensemble. Avec le casque, je me suis plusieurs fois surpris à entendre des sons auxquels je ne prêtais quasiment jamais attention auparavant. Les bruits de pas en sont probablement le meilleur exemple. Ce sont de petits sons, parfois presque anodins, mais qui rappellent aussi la quantité de travail assez folle effectuée par les développeurs et les sound designers sur des éléments que l’on ne remarque même plus consciemment en jouant.

Splatoon 3 forcément

Pour tester plus précisément la spatialisation du casque, Splatoon 3 s’est assez naturellement imposé. Et ça fonctionne très bien. La lecture de l’espace sonore est suffisamment claire pour identifier la provenance de nombreux effets et profiter pleinement du chaos sonore du jeu.
Je ne vais pas prétendre qu’un casque me transforme soudainement en joueur compétitif capable de lire une partie uniquement avec mes oreilles, mais la différence avec une utilisation classique sur haut-parleurs est évidente. C’est également dans ce type de situation que le casque donne envie de réécouter certains jeux que l’on connaît déjà très bien, simplement pour découvrir des détails laissés de côté lors des premières parties.

Le micro rétractable : le détail qui m’a bluffé

Et puis il y a le micro. Pour être totalement honnête, lorsque j’ai commencé à manipuler le casque, je n’avais même pas immédiatement compris exactement comment Razer l’avait intégré. Puis j’ai tiré dessus et j’ai compris.
Le micro HyperClear sort directement de l’écouteur et peut ensuite disparaître quasiment complètement à l’intérieur lorsque je n’en ai plus besoin. Cela peut sembler être une petite fonction secondaire sur une fiche technique, mais j’ai trouvé ça génial. C’est propre visuellement et cela évite d’avoir constamment une tige de micro devant le visage ou pendue sur le côté lorsque je veux simplement écouter.
Je suis presque davantage impressionné par l’intégration elle-même que par la fonction. Gros GG aux équipes qui ont conçu ça. Côté captation, le résultat m’a également largement suffi pour le chat vocal et les usages classiques que j’en ai faits. Je ne remplacerais évidemment pas un véritable micro dédié pour enregistrer un contenu important, mais ce n’est absolument pas ce que je demande à un casque gaming.

USB-C : excellent sur Switch 2, avec une limite importante

Le Kraken V4 X est uniquement filaire, et c’est probablement son principal défaut dans mon utilisation. Il n’y a pas de prise jack 3,5 mm. Je ne peux donc pas simplement le connecter à la prise jack d’une manette lorsque je suis installé à distance de l’écran, ce qui est un peu moins pratique que certains de mes autres casques.
En revanche, sur Nintendo Switch 2 en mode portable, l’USB-C est particulièrement adapté. Je branche directement le casque à la console et je peux jouer immédiatement. Il fonctionne également via USB sur le dock, ce qui couvre finalement assez bien l’usage console malgré l’absence de jack.
Mon vieux PC de plus de dix ans est beaucoup moins représentatif des machines modernes concernant l’USB-C, mais sur une console récente, la connectique me paraît parfaitement logique.

Et face à mes autres casques Razer ?

À force de tester les périphériques de la marque, j’ai désormais plusieurs références assez différentes à disposition. Et je ne choisirais finalement pas le même casque selon mon utilisation.
Pour jouer et profiter avant tout du son, mon Barracuda X Chroma reste aujourd’hui ma préférence. Si je devais streamer, difficile en revanche de ne pas sortir le Kraken Kitty V2 Ectoplasma, son look est tellement immédiatement identifiable qu’il devient pratiquement un élément du décor à lui tout seul. Et pour travailler, je pourrais très facilement utiliser le Kraken V4 X Mentali & Noctali installé sur mon second setup.
Cela montre aussi qu’il est compliqué de désigner un casque Razer comme objectivement « meilleur » lorsque les usages et les modes de connexion peuvent changer aussi fortement d’un modèle à l’autre.

Le Gigantus V2 : petit frère de mon énorme Ectoplasma

Deuxième produit que je voulais davantage mettre en avant ici, à savoir le Gigantus V2 Medium. Il s’agit d’un tapis de souris souple avec surface en tissu micro-texturé et base antidérapante. Là encore, je connaissais déjà très bien le principe puisque je possède également l’immense version Ectoplasma.
À côté, ce Gigantus Medium retrouve des proportions de tapis de souris beaucoup plus traditionnelles. Est-ce que cela suffit ? Oui, très largement. Je n’ai eu aucun problème de place pour ma souris et la glisse est toujours aussi agréable. Je ne constate d’ailleurs pas de différence particulière entre mes différents Gigantus sur ce point, la souris glisse parfaitement et le tapis reste stable. J'ai aussi pu essayer le mode souris des Joy-Con 2 dessus et le résultat s'est avéré plus que concluant.
Mais si je dois choisir, je préfère malgré tout mon énorme modèle Ectoplasma. Non pas parce que j’ai réellement besoin de toute cette surface pour déplacer ma souris, mais parce que j’aime énormément l’effet visuel d’un grand deskmat qui vient structurer quasiment tout le bureau. Le Medium remplit parfaitement sa mission de tapis de souris. Le XXL devient carrément un élément du setup.

Une carte Yu-Gi-Oh!, c’est cool. Plusieurs ensemble, c’est mieux

C’est probablement comme ça que je décrirais le mieux le Gigantus Pikachu & Évoli. Pris individuellement, il est déjà très joli. Mais une fois placé à côté du clavier, de la Cobra et du Kraken, tout prend une autre dimension.
C’est un peu comme une belle carte Yu-Gi-Oh!, toute seule, elle peut déjà être très cool. Mais dès qu’elle vient rejoindre tout un ensemble construit autour du même thème, l’effet sur le terrain devient beaucoup plus dévastateur (du moins c’est l’idée que je me fais des règles de ce jeu). Le tapis fait exactement ça. Il crée le lien entre les autres éléments et transforme ce qui pourrait n’être qu’une succession de produits Pokémon en véritable setup Pikachu & Évoli.
Et à 34,99 €, je trouve qu’il reste d’ailleurs intéressant même acheté séparément. Il n’est pas obligatoire de posséder les trois autres périphériques pour en profiter. Disons simplement que l’effet est beaucoup plus fort avec.

Deux collections, deux bureaux

C’est peut-être finalement le meilleur résumé de ce test, je n’ai pas rangé les collections après avoir terminé mes essais. Elles ont trouvé leur place.
Mon setup principal conserve une bonne partie de mes périphériques Razer Ectoplasma. Sur mon second bureau, j’ai installé toute la gamme Mentali & Noctali autour d’un second écran et de ma Nintendo Switch 2. L’Ornata y devient donc presque mon clavier secondaire dédié à ce setup console et gaming.
Et la collection Pikachu & Évoli ? Elle a tout simplement transformé l’autre partie de mon bureau secondaire en battle station pour mon PC professionnel. C’est probablement la meilleure preuve que ces périphériques ont dépassé chez moi le simple stade du produit à tester quelques jours avant de le remettre dans son carton.

Mentali/Noctali ou Pikachu/Évoli ?

Je préfère Mentali et Noctali. Voilà, au moins c’est dit. Mais je serais incapable d’affirmer pour autant que cette collection est objectivement plus réussie.
Mentali & Noctali correspond simplement davantage à mes goûts, plus sombre, plus sobre, plus facile à intégrer dans mon setup. Pikachu & Évoli possède en revanche un véritable charme de produit collector. Elle est plus immédiatement Pokémon, plus mignonne, plus démonstrative et elle semble également provoquer davantage de réactions chez les gens qui la découvrent.
Finalement, choisir entre les deux revient presque à choisir son Pokémon préféré. Il n’y a pas vraiment de bonne réponse.

Une seconde collection qui justifie son existence

J’avais une petite crainte avant de commencer ces deux tests, celle d'écrire deux fois le même article. Après tout, Razer utilise ici les mêmes bases techniques et change essentiellement les habillages. Mais une fois les deux collections installées côte à côte, elles finissent par raconter quelque chose de suffisamment différent.
Mentali & Noctali joue sur l’élégance et la retenue. Pikachu & Évoli assume davantage le côté collection Pokémon. Techniquement, je retiens surtout dans cette seconde partie un Kraken V4 X confortable, à l’audio convaincant et surtout doté d’un microphone rétractable dont l’intégration m’a réellement bluffé. Le Gigantus V2 Medium fait quant à lui exactement ce que j’attends de lui, même si ma préférence personnelle ira toujours aux immenses tapis capables d’habiller tout un bureau.
Mais comme avec Mentali et Noctali, le véritable intérêt apparaît surtout lorsque tous les éléments sont réunis. Clavier, souris, casque et tapis cessent alors d’être quatre produits Razer décorés aux couleurs de Pokémon. Ils deviennent un setup. Et pour une collaboration de ce type, c’est probablement le meilleur compliment que je puisse lui faire.