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Mario Kart et Sonic débarquent dans le salon - test des jouets Carrera

Par babidu - Il y a 23 heures

Qui n’a jamais eu envie de jouer à Mario Kart en vrai ? Nintendo avait déjà commencé à concrétiser ce fantasme avec Mario Kart Live: Home Circuit, qui transformait le salon en circuit grâce à une caméra embarquée sur un véritable petit kart. Carrera pousse aujourd’hui l’idée dans une direction beaucoup plus traditionnelle. Plus besoin d’écran, Mario et Luigi roulent directement sur le parquet. Quand Carrera Toys m’a proposé de découvrir son Mario Kart Tabletop Racing Set – Mario & Luigi, accompagné de la voiture radiocommandée Carrera RC Sonic Racing CrossWorlds – Tails, ma curiosité était forcément piquée. Deux licences que je connais bien, mais surtout deux jouets très différents que j’ai pu faire rouler un peu partout, aussi bien seul qu’avec des adultes et des enfants.

Les produits présentés dans cet article ont été fournis par Carrera Toys pour test.

Mario Kart prend possession du salon

Dès que j’ai vu la boîte du Mario Kart Tabletop Racing Set, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sourire. À l’ouverture, on découvre deux petits karts radiocommandés représentant Mario et Luigi, deux télécommandes et une soixantaine d’éléments permettant de créer son propre circuit. Le principe est simple et diablement efficace. Pas de rails qui imposent une forme particulière, les barrières délimitent simplement la piste et chacun fait ensuite avec la place dont il dispose.

Premier enchantement, le montage ne m’a posé absolument aucun problème. Les différents éléments s’assemblent très facilement et une dizaine de minutes m’ont suffi pour obtenir mon premier circuit sans passer mon temps le nez dans une notice. Évidemment, j’ai rapidement eu envie d’aller un peu plus loin. Pour mon deuxième tracé, une quinzaine de minutes ont suffi pour réaliser une forme de huit et quelques Kaplas ont été réquisitionnés afin d’improviser un pont. Rien dans la boîte ne m’obligeait à le faire, mais c’est justement ce qui m’a plu. Il est très simple de construire quelque chose, puis de commencer à détourner le matériel et à laisser parler son imagination.

J’ai également pu installer le tout à l’intérieur comme sur une terrasse avant de tout démonter sans difficulté. C’est un point qui compte beaucoup avec ce genre de jouet, surtout quand on n’a pas envie de condamner son salon pendant trois jours. On déballe vite, on installe vite et on range vite. Propre, efficace.

Mario et Luigi sont minuscules, mais franchement réussis

Les deux petites voitures sont franchement réussies. Malgré leur taille minuscule, Mario et Luigi profitent d’une finition qui m’a réellement surpris. Les personnages sont propres, les couleurs sont réussies et l’ensemble ne fait jamais cheap. J’irai même plus loin. En les regardant de près, la qualité des figurines m’a vraiment rappelé celle des amiibo Nintendo récents. La comparaison peut sembler généreuse pour deux petites voitures radiocommandées, mais une fois les personnages sous les yeux, elle ne me paraît vraiment pas exagérée.

Heureusement, ils ne sont pas seulement jolis. Les voitures répondent bien aux commandes, mais il faut quand même quelques minutes pour prendre le coup. Appuyer sur l’accélérateur comme un bourrin reste probablement la meilleure méthode pour passer davantage de temps hors du circuit que dedans. Il faut apprendre à doser, anticiper les virages et comprendre comment réagit son kart. Rien de sorcier, mais rien de trop simpliste non plus.

Pouvoir doser sa vitesse permet de progresser tranquillement. Une fois le coup de main pris, la conduite devient vraiment agréable et, sur une surface suffisamment lisse, il est même possible de faire légèrement glisser Mario ou Luigi à l’entrée d’un virage. On est évidemment très loin de Mario Kart 8 Deluxe, mais réussir à provoquer un petit dérapage avec une voiture de quelques centimètres au milieu du salon procure quand même son petit plaisir.

Tous les sols ne se valent pas

J’ai essayé les deux voitures sur plusieurs surfaces et la différence est assez nette. Le faux parquet et, plus généralement, les sols bien lisses sont clairement ceux que j’ai préférés. Les petites voitures y sont plus précises et c’est surtout là qu’il devient possible de jouer avec leur glisse. Sur du carrelage, cela fonctionne également très bien, même si Mario et Luigi ont tendance à glisser encore davantage. Le béton m’a beaucoup moins convaincu. Ça roule, évidemment, mais on perd une bonne partie de la finesse du pilotage.

Les barrières remplissent correctement leur rôle lorsqu’elles sont bien montées. Elles encaissent les petits contacts et gardent généralement les voitures dans le tracé. En arrivant beaucoup trop vite, Mario ou Luigi peuvent toutefois décider que les limites de la piste ne les concernent plus et passer directement par-dessus. Rien de dramatique, et c’est même parfois assez drôle.

À deux, oui… mais pas forcément comme dans Mario Kart

J’ai aussi joué à plusieurs et c’est franchement amusant. En fait, le Tabletop Racing Set est davantage un terrain de jeu qu’un véritable circuit de compétition. Avec le nombre de barrières présent dans la boîte, le tracé devient assez court si l’on souhaite conserver une piste entièrement fermée. Il est possible d’espacer davantage les éléments pour gagner en longueur, mais on perd forcément une partie de l’intérêt des protections.

Avec des enfants, ce n’est absolument pas un problème. On roule, on se poursuit, on change le parcours, on sort de la piste et on recommence. Entre adultes, si l’objectif est vraiment d’organiser de longues courses avec plusieurs tours et des dépassements, on finit rapidement par se dire qu’un deuxième lot de barrières ne serait pas de trop. C’est d’ailleurs mon principal reproche au coffret. Il fonctionne suffisamment bien pour donner envie d’en construire davantage.

Les enfants ont validé

Carrera recommande son set à partir de 6 ans et, à l’usage, cette tranche d’âge me paraît cohérente. J’ai pu le faire essayer à plusieurs enfants, jusqu’à une dizaine d’années. Tout le monde a voulu prendre une télécommande, mais ce sont surtout ceux situés entre 6 et 9 ans qui ont vraiment été happés par le concept. Le circuit à construire, Mario et Luigi, les télécommandes et la possibilité de changer le parcours ont très vite fonctionné.

Soyons quand même réalistes. J’ai beau leur proposer des petites voitures Mario Kart, face à un écran, certains continueraient volontiers de choisir l’écran. Les enfants restent des enfants. Le set fonctionne donc très bien comme petite cure de désintox numérique. Le sevrage n’a évidemment pas duré éternellement, mais pendant un moment, la tablette et la console ont laissé leur place à deux petites voitures et quelques barrières en plastique. C’est déjà pas mal. Et comme l’installation et le rangement sont rapides, nul besoin de transformer ça en activité obligatoire de trois heures. On sort le circuit, on joue, puis on passe à autre chose.

Prêt à jouer dès l’ouverture

Les voitures se rechargent en USB. Très bonne idée. Je n’ai pas chronométré précisément chaque session, mais je n’ai jamais trouvé la recharge contraignante et les petites voitures revenaient rapidement en piste. Les télécommandes fonctionnent avec des piles et, autre détail appréciable, Carrera les fournit directement dans la boîte. Cela devrait être normal pour un produit vendu comme prêt à rouler, mais combien de jouets nous ont déjà fait découvrir au mauvais moment qu’il manquait trois ou quatre piles ?

Les petits panneaux et certains éléments décoratifs Mario Kart sont en revanche nettement moins impressionnants. Ils sont en carton et font forcément un peu cheap à côté de Mario et Luigi, beaucoup mieux finis. À environ 55 €, je trouve malgré tout le rapport qualité-prix vraiment bon. Ma principale interrogation ne concerne d’ailleurs pas vraiment la qualité du produit, mais plutôt sa durée de vie dans les habitudes d’un enfant. Est-ce que le circuit ressortira encore régulièrement de la boîte dans six mois ou un an ? Impossible évidemment d’y répondre après plusieurs sessions. Pour tout le reste, j’ai assez peu de réserves.

Tails joue dans une autre catégorie

À côté des minuscules Mario et Luigi, la Carrera RC Sonic Racing CrossWorlds – Tails change complètement d’échelle. La voiture est bien plus imposante, possède un bon poids et paraît solide dès qu’on la prend en main. Visuellement, elle fait également son petit effet. Tails est installé au volant, la voiture reprend l’univers de Sonic Racing CrossWorlds et plusieurs effets lumineux viennent accompagner l’ensemble.

C’est gadget ? Oui. Mais n’oubliez pas que vous ne portez plus de baskets lumineuses alors que vous trouviez probablement ça absolument génial quand vous aviez huit ans.

Côté conduite, je n’ai pas été déçu non plus. La voiture répond franchement bien à la télécommande et sa vitesse devient rapidement impressionnante dès qu’on commence à la faire rouler à l’intérieur. Dans une maison, quelques mètres suffisent pour comprendre qu’il vaut mieux réfléchir avant de rester constamment à fond si l’on tient un minimum à ses meubles.

Là encore, j’ai surtout apprécié la voiture sur un sol lisse. Sur mon faux parquet, il devient possible de jouer avec son adhérence et de provoquer quelques petites glisses. C’est là que j’ai trouvé Tails le plus amusant. Je l’ai aussi essayée dehors et elle reste évidemment très sympa, mais ce n’est pas là que je l’ai préférée. Sur une surface plus rugueuse, je retrouve une conduite plus classique, alors qu’un sol lisse permet réellement de jouer avec l’adhérence et de chercher quelques dérapages.

Une vraie voiture radiocommandée avant d’être un produit Sonic

La licence est évidemment importante. Tails est réussi, la voiture est immédiatement reconnaissable et l’univers de Sonic Racing CrossWorlds participe forcément à l’envie de la sortir de sa boîte. Mais heureusement, elle ne repose pas uniquement là-dessus. C’est tout simplement une bonne voiture radiocommandée.

Pas besoin d’application ou de téléphone à connecter. Je mets les piles, j’allume et je roule. Ça paraît bête, mais ça fait aussi partie du charme. Tails fonctionne entièrement avec des piles, voiture comme télécommande. Elles sont fournies et, malgré toutes mes sessions, je n’en suis toujours pas venu à bout au moment d’écrire ces lignes.

Son principal défaut ? Il m’en faudrait une deuxième

La voiture se suffit parfaitement à elle-même, mais après quelques minutes, une idée commence forcément à tourner dans la tête. Avec une deuxième RC à côté, ce serait quand même beaucoup plus drôle. C’est aussi ce qui différencie vraiment les deux produits.

Le Tabletop Racing Set arrive directement avec Mario et Luigi et permet donc de jouer à deux sans rien acheter de plus. Avec Tails, on a davantage la grosse voiture que chacun voulait essayer à son tour. Chez les enfants, le circuit Mario Kart a globalement davantage fasciné grâce à tout ce qu’il permet de construire autour des voitures. Tails marque plutôt des points avec sa taille et le plaisir très immédiat de la faire rouler partout. À environ 44 €, son prix me paraît très correct compte tenu du gabarit et de la qualité générale.

Mario Kart me fait construire, Tails me donne envie d’en acheter une deuxième

Au fond, les deux produits n’ont même pas besoin de se ressembler pour fonctionner. Avec le Mario Kart Tabletop Racing Set, j’ai envie de monter une piste, de la démonter, d’ajouter un pont en Kaplas, de modifier un virage puis de recommencer. Avec la Carrera RC Sonic Racing CrossWorlds – Tails, j’ai surtout envie de trouver une deuxième voiture pour pouvoir faire la course.

Surtout, les licences Nintendo et SEGA ne sont pas les seules raisons pour lesquelles ces deux produits fonctionnent. Ce sont d’abord deux bons jouets et c’est bien l’essentiel.
À l’approche de Noël, les deux produits ont aussi tout du cadeau facile à mettre sous le sapin. Le Mario Kart Tabletop Racing Set me paraît particulièrement bien adapté aux enfants qui connaissent déjà Mario et Luigi sans être forcément encore très à l’aise avec une manette ou de longues sessions devant la télévision. Pour les parents qui cherchent justement à leur faire lâcher les écrans de temps en temps, c’est une manière assez maligne de retrouver un univers qu’ils connaissent déjà sous une forme beaucoup plus physique. La voiture de Tails, elle, coche plus directement la case du gros jouet radiocommandé qui fait son effet dès l’ouverture du paquet.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ces produits ou découvrir le reste de la gamme Carrera, n’hésitez pas à faire un tour sur le site officiel de la marque.

Mario Kart Tabletop Racing Set – Mario & Luigi

8,5/10

On a aimé

  • Les mini-karts Mario et Luigi particulièrement réussis

  • Le montage simple et la liberté laissée pour créer son circuit

  • Le pilotage qui demande un minimum d’adresse

  • Les batteries USB des voitures

  • Le jeu immédiat à plusieurs

  • Le très bon rapport qualité-prix

On a moins aimé

  • On aurait aimé davantage de barrières

  • Les décorations en carton sont moins valorisantes

  • Le circuit montre plus vite ses limites si des adultes veulent organiser de vraies courses

Carrera RC Sonic Racing CrossWorlds – Tails

8,5/10

On a aimé

  • Le gabarit et l’impression de solidité

  • Une conduite immédiatement amusante

  • La bonne réactivité sur sol lisse

  • Les petites glisses possibles en intérieur

  • Les piles directement fournies

  • Un prix très correct

On a moins aimé

  • Moins intéressante sur les surfaces extérieures rugueuses

  • Il m’en faudrait franchement une deuxième