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Test ds: Final Fantasy III 
Par Djrecette

Avant-propos
Le jeu ayant été testé en version US, il ne faudra pas s’étonner si la plupart des noms sont modifiés dans la version FR (quand elle sortira…)




A new beginning…
Seul épisode d’une des plus grandes sagas du jeu vidéo à n’avoir jamais franchi les frontières de l’archipel nippon, Final Fantasy III est désormais accessible à tous grâce à son récent portage sur DS. Sorti à l’origine en avril 1990, cet opus trace la voie que Square suivra tout au long de la saga, et qui est toujours d’actualité aujourd’hui : la technique. En effet, la version originale pousse la NES dans ses derniers retranchements, en en faisant sans aucun doute l’un de ses plus beaux jeux. Aujourd’hui ce troisième épisode nous parvient dans un tout nouvel habillage 3D, qui laisse présumer des futures productions de Square-Enix sur la portable de Nintendo. Mais exceptée cette refonte graphique, très peu d’éléments ont été modifiés, et c’est au final une version très fidèle à l’originale qui vous est proposée.

Bon, autant être clair dès le départ, FF III c’est du RPG old-school à souhait, qui va fortement destabiliser les plus jeunes d’entre vous, car ceux qui n’ont pas connu l’âge d’or du RPG des années 90 vont vite se demander ce qui leur arrive. A l’inverse de se qui se fait généralement à l’heure actuelle (Zelda TP inside), FF III ne va pas vous aider une seule seconde à trouver la solution aux problèmes que vous rencontrerez, il va vous falloir chercher, fouiller, essayer, expérimenter tout ce qui sera possible pour espérer progresser dans l’aventure qui vous attend. En ce sens, ceux d’entre vous qui ont été élevés à des softs de plus en plus faciles (je m’adresse ici aux jeunes joueurs) vont devoir s’armer de courage et de volonté sous peine de repartir vite fait chez eux la queue entre les jambes. Vous voilà prévenus. Expliquer FF III revient donc essentiellement à expliquer ce qu’était un RPG à cette belle époque qui nous paraît aujourd’hui bien lointaine…




Once upon a time…
Après avoir remonté manuellement votre mâchoire devant la cinématique d’intro (oui oui, elle flingue méchamment sa génitrice ^^), votre aventure commence enfin. Vous incarnez un jeune garçon du nom de Luneth, un orphelin vivant dans le petit village de Ur (vous avez remarqué ? on commence toujours dans le trou du cul du monde, jamais dans la métropole où l’on se farcit le boss de fin…). On ne peut pas dire que ça commence pour le mieux, puisque dès la première minute de jeu, Luneth tombe dans une grotte. C’est à ce moment que vous en prenez le contrôle, il va évidemment falloir vous extirper de là, et cette fuite est bien entendu un prétexte à vos premiers combats (point que nous allons bien évidemment développer par la suite). A la sortie vous attend un cristal géant, qui va gentiment vous expliquer que vous êtes l’Elu, celui qui va délivrer le monde de la noirceur qui le gagne (on est en 1990, je tiens à le rappeler ;). Vous allez donc devoir trouver les trois autres personnes qui vont vous accompagner dans votre périple pour sauver la planète. Luneth ne restera donc pas seul bien longtemps, et en à peine deux heures de jeu, il sera rejoint par Arc, son ami d’enfance, Refia, une jeune fille fugueuse, et Ingus, un soldat à la recherche d’une princesse.




Road trip
Votre petite équipe d’Elus fraîchement constituée va ainsi user ses semelles sur la vaste map qui illustre le monde de FF III pour mener à bien leur noble quête. L’univers du jeu est très classique mais également très riche : vous serez amenés à explorer d’innombrables grottes, châteaux, villes, et autres océans en tous genres, l’apanage de tout RPGiste qui se respecte en somme ;) Plusieurs véhicules viendront alléger la durée de vos déplacements, du chocobo au navire en passant par la barque, le choix est vaste. On découvre également une nouveauté (à l’époque) devenue aujourd’hui incontournable : l’airship, qui se déclinera en trois modèles différents, l’un d’eux vous permettant même d’aller sous l’eau O_o.
Graphiquement, le jeu s’en sort très correctement, sans toutefois atteindre les sommets, le moteur 3D du titre propose des polygones parfois grossiers, mais cette orientation colle parfaitement avec le gameplay old-school du jeu. Bonne excuse ou fainéantise ? A vous de voir. Le soft fourmille quand même de petits détails très agréables à l’œil, notamment pendant les backgrounds des combats. A ce titre Square-Enix a introduit une petite nouveauté en la présence d’une fonction de zoom, qui vous permettra de dénicher des passages secrets a priori invisibles à l’œil nu.




Go find a job !
Square-Enix a fait le (curieux) choix de ne pas introduire rétroactivement l’Active Time Battle dans ce remake de FF III. Les combats s’effectuent donc au tour à tour, vous laissant tout le temps de planifier votre stratégie avant de passer à l’attaque. Rien d‘exceptionnel donc, mais l’intérêt est ailleurs, il réside dans le système de job, déjà présent dans FF premier du nom. Mais cette fois, vous allez pouvoir changer de job à volonté ! Si vos quatre héros débutent l’aventure comme freelancer, vous aurez la possibilité, après quelques heures de jeu, de choisir vos premiers jobs. Très classiques (warrior, monk, white mage, black mage ou thief), ils vous permettront cependant de composer avec leurs différentes compétences pour varier les plaisirs ^^. La liste s’enrichira au fur et à mesure que vous progresserez dans votre quête, et les possibilités seront démultipliées vers la fin de l’aventure (comme le dit si bien la pub, « 4 characters, 23 jobs, 279 841 possible party configurations »). Square-Enix a d’ailleurs trouvé judicieux de rajouter quatre nouveaux jobs dans ce remake. On se retrouve donc au final avec un vaste choix de configurations, d’autant plus que vos personnages conservent leurs aptitudes dans les jobs que vous leur avez attribués. Ce détail bien pratique vous donnera la possibilité de switcher à loisir, car si le choix d’un job dépendra le plus souvent de votre bon vouloir, certains rebondissements dus au scénario vous obligeront parfois à devenir white mage pour rétrécir votre équipe, et ainsi accéder à un passage souterrain. Ce système de job interchangeables à foison confère une vraie dynamique au jeu, et le joueur passera de nombreux combats à tester les possibilités qui s’offrent à lui, en cherchant le meilleur équilibre au sein de son équipe.




Level up !
Je l’ai précisé en introduction, FF III est un vrai RPG old-school, et à ce titre la difficulté est de rigueur : il vous faudra passer de nombreuses heures à faire du level-up avant d’oser vous aventurer plus loin dans l’aventure. Mais même après d’intenses luttes pour glaner de précieux points d’expérience, il ne sera pas rare de se faire décimer au détour d’un couloir, devant un ennemi trop balèze ou un boss qui enverra votre équipe au tapis en une poignée de tours…Et je n’ose même pas aborder le cas du boss de fin…L’absence quasi-totale de points de sauvegardes en dehors de la world map vient renforcer cette difficulté, et l’angoisse du combat de trop lors des phases d’exploration est bien présente. Si l’on s’en tient aux lieux à explorer, l’aventure se boucle globalement assez vite, mais ces phases de level-up limites imposées viennent grossir la durée de vie « à l’ancienne ». Les moins téméraires lâcheront vit l’affaire, tout comme ceux qui ont été élevés aux RPG new-gen bien plus abordables…Aux antipodes de ce qui se fait aujourd’hui, FF III vous laissera souvent seul face à vous-mêmes. Si votre prochaine destination est souvent mentionnée, il arrivera plus d’une fois au joueur de devoir explorer la world map au pif pour espérer poursuivre l’aventure. RPG oblige, le jeu propose de nombreuses quêtes annexes, qui vous permettront de dénicher de précieux items, et les désormais incontournables Masamune et autres Omnislash.




Musical Fantasy
Côté musique, Square-Enix a bien entendu repris les thèmes originaux composés par le maître Uematsu. Pas besoin d’aller plus loin donc, vous aurez compris que la qualité est au rendez-vous. Les thèmes sont très variés et prenants, alternant entre des compositions dynamiques et des ambiances mélancoliques. Le chip sonore de la DS allié à la retouche de l’œuvre originale d’ Uematsu viendront donc charmer vos petites oreilles tout au long de votre vaste périple.

So what ?
Vous l’aurez donc bien compris, FF III est un concentré de RPG à l’ancienne, qui ravira les vieux loubards et déstabilisera les nouveaux venus, mais qui prend le pari de rester fidèle à ses origines sans introduire de réelles nouveautés. La sortie en 2006 de ce RPG de 1990 nous rappelle également combien le genre à pu évoluer, notamment au travers de cette illustre saga. Si vous n’avez pas froid aux yeux ou que vous souhaitez découvrir comment ça se passait avant, FF III est une valeur sûre. Le jeu propose de surcroît une durée de vie assez correcte (environ 25 heures pour les plus rapides), et même si le scénario ne surprendra pas grand monde du fait se son grand classicisme, il réserve néanmoins quelques surprises très agréables. Pour ceux qui n’ont pas de réticences avec la langue de Shakespeare, préférez l’import, car FF III ne figure toujours pas sur les plannings d’avril de Nintendo…

 

En bref...
Graphismes : 14 /20 Le moteur 3D est sympathique, mais honnêtement il ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste...L'aliasing et la rudimentarité des polygones apportent cependant un charme rétro qui colle parfaitement avec le jeu.
Maniabilité : 16 /20 Tout marche au poil excepté les déplacements en airship parfois contraignants.
Durée de vie : 16,5 /20 Une trentaine d'heures pour en venir à bout, auxquelles viennent s'ajouter quelques quêtes annexes interessantes.
Bande son : 17,5 /20 Deux mots : Nobuo Uematsu.
Scénario : 11,5 /20 Les quatre élus qui partent sauver le monde du mal sans se poser de questions, ça aurait pas déjà été fait ??
Note générale de Djrecette:

14,5 /20
Un bon RPG à l'ancienne qui mérite sa place dans votre ludothèque pour peu que vous aimiez le genre. Un gros regret cependant: j'aurais bien aimé pouvoir jouer à la version originale. Franchement ça leur coûtait quoi d'émuler un jeu Famicom hein ? Débat houleux quant à la note finale, voir le détail sur mon blog (roooooh la vilaine pub)...


Final Fantasy III



Editeur : Square Enix
Devel. : Square Enix
Genre : Jeu de Rôle
Joueurs : Non
Sorties : Indeterminée
Similaire : Final Fantasy IV

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DU CÔTE DES LECTEURS...

Note globale des lecteurs : (1 note)


20 /20

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"Si je l'ai écrit c'est que je sais ce que sa veut dire espèce de derrière de babouin" - , Youhou! Oggie, t'es le meilleuuuur!!
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