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Final Fantasy Crystal Chronicles : The Crystal Bearers

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Final Fantasy Crystal Chronicles : The Crystal Bearers

Par guyoon - Le 08 février 2010

Attendu depuis un moment sur notre Nintendo Wii, FFCC Crystal Bearers est enfin disponible. Votre serviteur l'a acheté, y a joué et vous donne ses impressions dans ce test.

 

Normalement inhabitué à la franchise Final Fantasy, j'ai franchi le pas avec ce Crystal Bearers pour une simple raison : c'est un jeu d'aventure et non un RPG. Les similitudes avec Zelda TP sont d'ailleurs flagrantes mais nous y reviendrons plus tard. Dans ce soft, vous incarnez Layle, un porteur de cristal arrogant et frimeur. Sa personnalité et son look ont été travaillés tout comme les personnages secondaires qui vous aident, se disputent, vous trahissent etc. Le peuple, lui, fourmille dans les villes et villages et ont des réactions tantôt surprenantes, tantôt déjantées. Il n'est pas rare de voir un garde bousculer tout le monde ou un gamin se brûler avec une torche par exemple. On ne peut pas parler à tous les PNJ rencontrés. Square Enix a plutôt pensé inclure un système d'icône qui représente l'humeur de l'hôte. Autant dire que l'intérêt de savoir si un gamin est triste ou que mémé est anxieuse est proche du néant. Surtout quand on sait ce que l'on gagne en résolvant leurs petits problèmes. Mais nous en reparlerons plus tard.

A votre arrivée dans ces lieux où la populace est en surnombre, vous vous faites remarquer. Souvent en mal, car le porteur de cristal est mal vu de la communauté, mais quelques fois en bien avec des gamins qui sont fans de vos pouvoirs. Mais quels sont, justement, vos pouvoirs ?

 

Que la force soit avec toi, Layle

Layle ne dispose que d'un seul et unique pouvoir pendant toute l'aventure, celui de faire léviter toutes sortes de choses. Il est d'ailleurs dommage que notre héros ne puisse pas faire autres choses, ni se battre avec une arme telle qu'une épée ou le flingue que vous découvrirez dans la toute première séquence arcade du jeu.

Le stick du Nunchuk vous permettra de diriger Layle pendant que le pointeur de votre Wiimote vous fera diriger le pouvoir de lévitation. Une fois le truc touché, vous pouvez l'envoyer dans les quatre directions proposées : haut, bas, gauche, droite. Mais vous pouvez également le faire flotter au-dessus de votre tête et vous déplacer avec afin de le balancer sur une autres choses. Avec ce simple pouvoir, vous réussirez à extirper des coffres non accessibles, actionner des mécanismes, donner des objets aux personnages et d'autres choses encore.

Au bout d'un certain temps, la zone que vous visitez passera du côté du bien vers le mal avec une arrivée en masse de monstres en tout genre. Le combat peut alors commencer.

 

« Je t'en*** Thérèse, je te prends, je te retourne contre le mur ... »

Pour tuer toutes les créatures qui voudront vous croquer, vous pouvez soit l'envoyer valser sur un côté ou lui balancer un truc. Vous découvrirez vite que vous avez la possibilité de faire léviter pratiquement tout ce qu'il vous vient sous la main et le jeter à la tête gluante de vos ennemis. Ainsi, pierres, rondins, boules, cactus, caisses et même des bancs peuvent servir de projectiles. Mais pas seulement puisqu'il est également possible de faire planer un monstre léger pour le jeter sur une autre créature plus imposante et faire d'une pierre deux coups ! On peut même se servir des capacités des monstres soulevés sur d'autres ennemis comme par exemple les fléchettes d'un archer !

Le système de combat s'avère donc assez simple et jouissif. Cependant, il est dommage que Square Enix n'ait pas pensé à inclure un système de Lock au combat. Cela aurait évité de se faire surprendre. La caméra capricieuse n'aide pas non plus. Celle-ci peut se recentrer avec le bouton Z et se bouger avec la croix de la Wiimote. Seulement, on est constamment obligé de la réajuster. Une habitude à prendre dirons-nous, mais on a déjà vu plus pratique …

 

Chocobo vs Epona

L'affrontement se finit de deux façons. Soit vous réussissez à tuer tout les monstres de la zone et à refermer le vortex de miasme, soit vous n'y arrivez pas et le temps est écoulé. Le monde reviendra donc à la normal un peu de la même façon que les zones d'ombres de Zelda TP sauf qu'ici, le temps est compté et le jeu fait constamment revenir les monstres au bout d'un certain temps. Un système assez lourd et embêtant même si on peut, heureusement, éviter le combat.

Restons au rang des défauts avec l'impossibilité d'utiliser ses pouvoirs une fois juché sur un Chocobo. La seule option possible est de sauter de sa monture mais celle-ci s'enfuit automatiquement vous laissant à pied. Incompréhensible si nous comparons cet animal et la fidèle Epona dans la série Zelda. Il aurait été tellement plus pratique de pouvoir garder son Chocobo. Pour clôturer le tout, l'absence de pointeur ne vous permet plus de consulter les panneaux de direction. La carte n'étant pas assez précise et le jeu peu clair dans ses lieux de rendez-vous, ceux-ci sont primordiaux dans ce jeu. Seulement, s'il faut lâcher son bidet pour se repérer et continuer à pieds dans ces immenses plaines, la balade devient beaucoup plus fastidieuse.

 

Les yeux et les oreilles flattés

Plaines luxuriantes, déserts pleins de cactus, fermes et ses moulins, pays de neige, jardins et même vignobles seront les quelques endroits que vous visiterez dans FFCC Crystal Bearers. Autant dire que le dépaysement est de mise le tout dans un cachet graphique maîtrisé et riche en détails. On se régale. Les villes fourmillent de vies et les bâtiments sont parfois gigantesques tout comme la profondeur de champ.

Ce soft est donc une réussite technique et artistique. Le jeu surprend aussi côté sonore avec des musiques toujours dans le ton déjanté que veut supposer le soft.

 

 

Crystal Bearers, c'est comme le passage du Tour de france, c'est court mais intense

La durée de vie est estimée entre 10 et 15 heures. Cela fait peu. Les objectifs secondaires vous donneront souvent comme récompense une médaille que vous pourrez collectionner. Un cadeau peu gratifiant en comparaison aux flacons, rubis et autres quarts de cœur lorsque link réussit une quête annexe. Quelques boutiques sont éparpillées de ci de là pour vous vendre des objets qui ont la seule utilité d'en créer d'autres. Ainsi, en fusionnant plusieurs bidules, vous pourrez améliorer votre attaque, défense, vitesse de verrouillage ainsi que sa distance et le nombres d'objets portés. Théoriquement c'est une bonne idée mais dans les faits, cette amélioration reste mineure. On aurait préféré, plutôt, pouvoir modifier le pouvoir de Layle.

Enfin, FFCC propose quelques séquences spéciales comme, une descente en chute libre en mitraillant vos assaillants, une fuite en chariot, une course de Chocobo, une phase d'infiltration en QTE ou des moments spectaculaires contre les boss. Le rythme ne faillit pas, encore faut-il réussir à se repérer dans ce vaste monde !

7
Bourré de qualité au niveau de l'esthétisme général et de sa bande sonore, FFCC : The Crystal Bearers pêche sur quelques points qui agacent. Le potentiel était pourtant présent mais Square Enix l'a gaché en ne copiant suffisamment pas assez son modèle, Zelda TP, auquel il est loin d'approcher. Le Kalif ne prendra pas la place du Kalif !

guyoon

On n'voit pas les Jeux du même Oeil
Pas d'images pour ce test.

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