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The Longest Five Minutes

Test SWITCH

The Longest Five Minutes

Par ggvanrom - Le 10 mars 2018

Lors de son annonce, j'ai, comme beaucoup d'autres joueurs, vu dans The Longest five Minutes cette étincelle qui m'a rappelé un jeu que j'avais beaucoup apprécié sur PSP à l'époque : Half-Minute Hero, où notre avatar devait sauver le monde de son éradication en 30 secondes seulement. Limité par ses graphismes mais proposant un concept original, le titre de Marvelous avait su me captiver du début à la fin du titre. Pour The Longest 5 Minutes, la sensation est la même avant d'insérer la cartouche dans ma Nintendo Switch : Comment NIS va nous proposer une formule de J-RPG s'étalant sur une poignée de minutes ? Préparez votre épée et vos meilleurs sorts, nous sommes partis pour un test, qui pour le coup aura demandé plus de 5 minutes de temps de rédaction !

Very Bad Trip

Se lever un bon matin, apprendre que l'on est la réincarnation d'un héros, destiné à aller vaincre le roi des démons, cela peut paraître cliché, mais il y a plus de 20 ans cela suffisait à partir à l'aventure. Oui mais dans le cas de notre héros dénommé Flash Back (si si), vous débutez votre aventure directement... au boss de fin, sans la moindre idée de comment vous êtes arrivé dans cet endroit lugubre, et encore moins qui sont les 3 personnages paniqués à vos côtés. Ayant l'esprit aussi embrouillé qu'après un lendemain de soirée trop arrosée, vous allez tenter dans les 5 prochaines minutes de vous souvenir de qui vous êtes, vos compagnons, la mission qui vous a été confiée, et, pourquoi vous êtes nez à nez avec le roi des démons.

Ayant oublié votre identité ainsi que vos techniques, il va vous falloir faire un travail d'esprit afin de recoller les morceaux, entre deux joutes avec le roi des démons, vos acolytes et votre ennemi échangeront quelques mots avec vous, ce qui vous déclenchera des séquences flash-backs, éléments clés du jeu.

Flash is Back !

Reprenant les traits d'un RPG de l'époque 8-bits, The Longest Five Minutes s'affranchit des longues heures de farming et d'explorations pour se concentrer sur les points clés de l'aventure que vous avez déjà vécu. Votre aventure étant décomposée en 39 flash-backs, sans compter les dialogues dans le présent, il vous faudra compter une dizaine d'heure pour voir le dénouement de l'aventure et voir une les différentes fins disponibles. A noter que vous pouvez à tout moment remonter le temps via l'option Chapter Select, afin de tenter de prendre des décisions différentes, et avoir accès à de nouveaux souvenirs. Ces derniers vous apporteront plus de détails sur l'histoire que vous avez vécu, débloquera de nouvelles techniques, et même de nouveaux alliés.

Concernant le gameplay en lui-même, nous sommes malheureusement sur le point négatif du titre. Se déroulant comme un J-RPG classique, chaque flash-back vous demandera de visiter villes et donjons, afin de remplir des objectifs précis tels que récupérer un objet clé, ou trouver un P NJ vous permettant de passer sur un nouveau continent, ou tout simplement vaincre un boss. J-RPG oblige, vos déplacements seront entravés par des combats aléatoires contre divers monstres. Bien qu'il nous soit possible d'utiliser des attaques standards, de la magie et des objets, la quasi-majorité du temps, spammer la touche attaque sera largement suffisant. D'autant plus que la notion de point d'expérience reste très relative. A chaque flash-back vous avez un niveau spécifique, une bourse pleine et un équipement à jour. Certes il y a des boutiques pour améliorer l'équipement, mais au flash-back suivant, il sera réinitialisé. Lors du déroulement d'un flash-back il vous saura possible après combat d'obtenir de la "Re-expérience" en combattant des monstres pour monter d'un ou deux niveaux, mais encore une fois, étant donné le peu d'intérêt des combats à cause de leur facilité, faire du levelling dans le jeu est complètement inutile et les combats s'apparentent plus à une punition qu'autre chose.

Mais pourtant il y a ce petit quelque chose qui fait que malgré ses défauts, on continue de jouer à The Longest Five Minutes. Bien que les combats et l'exploration ne soient pas des points clés de l'expérience The Longest Five Minutes, NIS a tout de même pensé à inclure dans ses flashbacks des objectifs secondaires à accomplir, tels que retrouver une personne ou encore accéder aux requêtes des habitants. Résoudre ces objectifs vous rapportera des points d'expériences, qui vous permettront de gagner des points d'expérience dans le présent, afin d'avoir plus de facilité lors du combat final.

Une Réalisation mitigée

Le point fort de The Longest Five Minutes demeure dans son histoire, contenant certes quelques clichés vus dans les RPG de ces dernières années, mais soulignée par une narration oscillant entre humour et tragédie. Son aspect déstructurée fait que le jeu s'adapte très bien à la Nintendo Switch, et est parfait pour de petites sessions de jeu. On se surprend à rire, et à partager le chagrin de nos protagonistes, et ce jusqu'à la conclusion de l'aventure. Certes le titre est exclusivement en anglais, mais il reste relativement simple à comprendre et à la portée de tous.

Bien que le style 8-bits fait clairement vieillot en 2018, certains développeurs l'utilisant arrivent tout de même à séduire grâce à une patte personnelle qui ajoute du cachet. Dans le cas de The Longest Five Minutes, l'aspect global du titre ne brille pas par un travail de recherche poussé, et le level-design demeure quand à lui au ras des pâquerettes. Hormis un ou deux donjons sur la fin de l'aventure vous demandant d'actionner divers dispositifs pour avancer, la plupart d'entre eux vous demanderont d'avancer d'un point A à un point B, dénicher au passage 2-3 armes cachées, et taillader les monstres qui resteront sur votre passage. Hormis le boss de fin qui vous demandera un peu plus d'attention en combat que pour tout le reste de l'aventure, la difficulté n'est clairement pas au rendez-vous.

En revanche, mention spéciale pour les musiques du jeu. Bien que certaines soient relativement anecdotiques, servant plus a combler le fond qu'autre chose, d'autre parviennent à sortir du lot, comme celle des crédits de fin, la musique du combat final, ou encore celle de l'île Stardust. Malgré un graphisme peu travaillé, le jeu arrive tout de même à faire passer des émotions, grâce au travail combiné de la musique et de l'histoire.

7
Que retenir de ce The Longest Five Minutes ? Est-ce un bon RPG ? Dans un premier temps, de par sa nature complètement déstructurée (mais souhaitée), ses combats inintéressants, un manque d'inspiration au niveau de l'environnement, et le système de levelling bridé par le concept des flash-backs, je serai tenté de dire non. Pourtant, malgré tous ses défauts, le jeu a réussi à me faire accrocher à son histoire, à ses personnages, l'angoisse de notre héros Flash amnésique, et le développement de nos compagnons de route, liés depuis toujours. Le jeu se veut tragique, poétique, humoristique, c'est ce que je demande généralement à un RPG : Une histoire qui tienne en haleine du début jusqu'à la fin. S'étalant sur une dizaine d'heures, voire plus si vous souhaitez explorer toutes les possibilités offertes par le jeu, le jeu est proposé entre entre 35 et 40€ en boutique. Si vous souhaitez en faire l'aquisition, ne pensez pas acheter The Longest Five Minutes pour ses notions de RPG, mais plus pour le concept du titre en lui-même ainsi que son histoire.

  • L'idée des flash-backs
  • Une OST intéressante dans l'ensemble
  • Une histoire captivante
  • Des personnages attachants
  • Des quêtes secondaires qui influent pour le combat final
  • Quelques mini-jeux inclus
  • Uniquement en anglais
  • Le style 8-bits sous-exploité
  • Un level design inintéressant
  • Des combats dénués d'intérêt
Pas d'images pour ce test.

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