SWITCH

Hellmut : The Badass from Hell

Test SWITCH

Hellmut : The Badass from Hell

Par C-Ptique - Le 18 mai 2019

Le premier jeu d’un studio est toujours un événement, et le studio slovaque Volcani.cc a décidé de le partager sur Switch, après une sortie sur Steam et GOG. Un geste des plus appréciables. Hellmut : The Badass from Hell se veut dans la lignée des Rogue-like, avec des niveaux générés aléatoirement et une difficulté hors-norme. Il est temps de rendre le verdict.

Il ouvre une porte des enfers. Ça tourne mal !

Le jeu commence par une brève cinématique d’introduction qui nous montre un scientifique faisant une expérience scientifique pour ouvrir un passage vers les enfers. S’il tente le diable ainsi, le scientifique espère en fait devenir immortel, les démons lui donnent ce qu’il souhaite mais pas de la manière qu’il espérait puisqu’il devient un crâne flottant dans les airs. L’expérience se retourne contre lui et les forces démoniaques en profitent pour envahir la Terre. L’objectif est donc clair : vaincre tous les démons et retrouver notre enveloppe physique. Une introduction assez expédiée pour nous mettre directement dans l’action.

Dans cette quête, nous aurons le soutien de l’œil de Kara, un démon plus futé que les autres et préférant tracer sa propre route. Son but à peine masqué est en fait de faire de nous son esclave pour prendre le contrôle des enfers. Il nous assiste d’abord dans le didacticiel pour apprendre à manier le personnage et les armes, puis on a l’occasion de le croiser dans chaque niveau. Contre un certain nombre d’âmes que l’on récupère sur les démons vaincus, il nous téléporte dans un niveau spécial à la difficulté rehaussée mais qui permet de gagner des récompenses qui en valent largement la peine.

Comme tout rogue-like, les niveaux sont pré-générés. Volcani.cc a fait le choix d’adopter des graphismes en style 8-bits et une ambiance mélangeant gothique et métal. Un choix classique mais toujours efficace quand une histoire se déroule en enfer. Il est dommage que le tableau soit terni par la musique qui, bien qu’excellente, a le défaut d’être répétitive, c’est le même morceau joué en boucle dans chaque niveau.

Tu es squelette et tu retourneras squelette !

Au début, Hellmut n’a pas fière allure avec son squelette mais au début de chaque partie, nous avons le choix de nous transformer en roi des rats ou en amalgamé (une sorte de boule de chair vivante bien dégueu comme on les aime). D’autres transformations se débloquent au fur et à mesure qu’on avance dans les niveaux et qu’on remporte les défis de l’œil de Kara, comme l’orc ou le cyborg.

Chaque transformation a ses attaques spécifiques. L’amalgamé par exemple lance des marteaux mais il n’en tire qu’un seul à la fois, ce qui veut dire que tant qu’un marteau est visible à l’écran, on ne peut pas en tirer d’autre. On tire donc d’autant plus vite qu’on est proche d’un ennemi (avec les risques qui vont avec). De son côté, le roi des rats dispose d’un blaster qui tire de manière régulière mais il est logiquement moins puissant. En revanche, le roi des rats dispose comme attaque spéciale d’appeler des rats afin de submerger les ennemis. Si jamais toute la barre de santé se vide, Hellmut perd sa transformation et redevient un crâne flottant comme au départ. Certes, il peut tirer et attaquer mais avec une efficacité amoindrie. Il faut donc faire preuve d’encore plus de prudence jusqu’à ce qu’on obtienne une nouvelle forme, autrement on perd définitivement la partie.

Il faut aussi noter que des armes spéciales peuvent être ramassées en cours de niveau pour compléter notre arsenal, elles sont plus dévastatrices mais elles ont une quantité limitée de munitions. On peut la changer à tout moment avec l’arme classique, c’est donc à nous de gérer les combats du mieux possible en gardant les meilleures armes pour les situations les plus périlleuses. Des boutiques sont accessibles à chaque niveau afin d’échanger l’argent et les âmes collectées contre des packs de santé et des armes on ne peut plus efficaces. Même si on n’achète rien, on ne peut s’empêcher d’y faire un détour pour lire les dialogues drôles et savoureux des marchands.

Vous reprendrez une couche de difficulté ?

Hellmut : The Badass from Hell est non seulement ultra-difficile, il fait aussi partie de ces jeux qui vous le rappelleront en permanence, et le plus incroyable, c’est qu’on aime ça! La mort peut frapper à tout moment, les tirs des ennemis remplissent l’écran et plus ça va, plus il y a d’ennemis dans tous les sens. Il faut donc rester concentré jusqu’au bout, malheur à celui ou celle qui fera preuve d’inattention.

La difficulté est corsée par la variété des ennemis puisque chacun a ses propres attaques. Les chiens et les squelettes se rapprochent le plus près possible de nous et font très mal au corps-à-corps, les chevaliers foncent sur nous pour donner des coups de hache, les zombies jettent leurs organes qui ont une couleur sombre et sont moins faciles à voir à l’écran tandis que les magiciens tirent des lasers en ensembles formant un carré. Certains ennemis font de la résistance car comme Hellmut, ils peuvent mourir sous une première forme et continuer de se battre sous une deuxième, c’est le cas notamment des magiciens.

En revanche, bien que cette épreuve soit censée être herculéenne, il est regrettable qu’il n’y ait pas de commande pour esquiver. Cela implique d’anticiper les attaques ennemies le plus précisément possible et il faut s’adapter vite car la difficulté monte en flèche. Ce qui est bien dommage, une simple roulade pour contourner de nombreux tirs arrangerait bien des situations et rendrait le jeu d’autant plus fun. Dès le deuxième niveau, des salles se ferment automatiquement et nous empêchent de revenir en arrière, ce qui veut dire qu’on ne peut plus attirer les ennemis dans les couloirs pour les tuer plus facilement (une technique pourtant bien utile employée par votre humble serviteur).

Quand on sait que chaque partie comporte 12 niveaux générés aléatoirement dont 3 boss et un boss final, on comprend qu’il y a un nombre considérable de défis à surmonter. Les boss sont redoutables et il est nécessaire de bien s’équiper avant d’aller les affronter. Autant dire que si vous êtes sous forme de squelette, vous pouvez déjà considérer que vous avez perdu la partie.

Il existe un deuxième mode de jeu où l’œil de Kara nous propose de repousser des vagues d’ennemis à l’infini. Le but est bien sûr de survivre le plus longtemps possible mais aussi de protéger le réacteur central. La partie est perdue si on meurt ou si le réacteur est détruit. Pour réduire le nombre d’ennemis à l’écran, il faut détruire les portails d’où ils viennent. À noter que dans ce mode, il est possible que d’autres joueurs se joignent à la partie. Tout seul en tout cas, c’est surprenant qu’on arrive à faire long feu.

7.5
Hellmut The Badass from Hell est un digne représentant du genre des Rogue-like, entre combats épiques, niveaux changeant à chaque partie et difficulté atteignant des sommets, il va sans dire qu’un joueur habitué au genre ne perdra pas ses repères. On regrettera toutefois l’incapacité de faire des esquives qui permettrait pourtant de sortir de moult situations périlleuses et peut-être de la musique qui répète toujours la même piste dans les niveaux. Si vous pensez surmonter ces quelques défauts, Hellmut saura vous donner quelques heures de plaisir.

  • Les combats intenses faisant appel aux réflexes
  • La diversité des transformations, des attaques et des armes
  • Les niveaux pré-générés qui renouvellent l'intérêt
  • La difficulté extrême...
  • ... Parfois excessive
  • Pas de commande d'esquive
  • La musique un brin répétitive
Pas d'images pour ce test.

Créez votre compte
PUB Gagnez des Jeux
Sondage
E3 2019 : qu'attendez-vous le plus de la part de Nintendo ?
121 votants
Archives