SWITCH

DOOM (Switch)

Test SWITCH

DOOM (Switch)

Par ggvanrom - Le 20 novembre 2017

Qu'il est étrange de se dire en mettant Doom dans sa Nintendo Switch que le dernier jeu de la licence à être sorti sur une console Nintendo était Doom 64 il y a maintenant 20 ans de cela ! Déjà paru sur consoles concurrentes en 2016, et connaissant la différence de puissance entre les machines de Sony et Microsoft et la puissance de la Nintendo Switch, un portage laisse toujours présager le pire, à savoir des restrictions plus ou moins prononcées. Mais pas de jugements hâtifs, voyons ensemble ce que nous réserve le premier titre de Bethesda sur Switch...

Big Badabig Doom ?

Autant aborder le sujet délicat d'entrée de jeu avec ce test, est-ce que le portage de Doom, paru initialement sur PS4, XboxOne et PC fait bien la tambouille sur Nintendo Switch ? Le studio Panic Button a forcément été obligé de faire des choix afin de faire rentrer le jeu dans une cartouche de Switch, et la principale concession faite qui frappera tous les joueurs ayant joué au jeu se fait au niveau du rendu graphique. 

Malgré une résolution en 720p tournant à 30 images secondes, le jeu reste très fluide et le gameplay est agréable, en revanche, le jeu se traine un flou ambiant dès que vous portez votre champs de vision au delà du canon de votre arme, et donne un aperçu de comment les myopes comme votre serviteur voient le monde une fois nos montures tombées. Ce flou permanent sera un de vos pires ennemis dans ce jeu, limitant votre sens de l'observation, pour dénicher tel ou tel chose de loin. Et lorsque nous nous rapprochons de cette chose floue que nous avons vu au loin, ou que nous nous décidons à baisser le niveau de flou cinétique dans les options, nous nous rendons compte que le flou est en partie là pour cacher des textures minimalistes, voir clairement dépassées de notre environnement, cet aperçu est déjà moyen en mode portable, le rendu sur TV en grand écran rend les choses encore plus horribles pour la rétine.

Alors que le jeu pesait plus de 40Go lors de sa sortie chez la concurrence, Ici le jeu a été compacté dans un 13,6 Go de données, sans compter la mise à jour occupant quasiment 8 Go sur votre console (ou carte SD pour les plus prévoyants), afin de récupérer le mode multijoueur. Bien qu'étant peinant les premières minutes de jeu, on s'adapte à ce flou constant, et on se rend compte que tout n'est pas à jeter, loin de là.

Doominez vos démons

Après avoir mis un bon coup de pied sur cette fourmilière, recentrons-nous sur le titre en lui-même. Nous incarnons un homme se réveillant sur ce qui semble être une table de torture, encerclé par des créatures semblant venir tout droit de l'enfer. Il ne vous faudra que quelques secondes pour briser vos entraves et envoyer ces créatures au cimetière. C'est dans une salle adjacente que vous trouverez une armure que vous enfilez pour aller dehors. Bienvenu sur Mars Marine ! Votre mission : Refermer le portail démoniaque et exterminez la horde de démon s'étant échappée de l'enfer !

Vous l'aurez compris, bien que présente, l'histoire ici est plus qu'anecdotique. Bethesda a décidé de renouer avec les origines de Doom, l'action pure et dure, des giclées de sang ainsi que des membres volant à droite à gauche de l'écran. Une option vous permet même de placer l'arme au centre de l'écran comme le jeu original. Côté bestiaire, le jeu va également piocher dans le casting monstrueux qui a fait les beaux jours de la licence. A vous la joie d'exterminer les Possédés, Diablotins et autre Mancubus, et réaliser au passage quelques exécutions sanguinolentes baptisées Glory Kill. Fourmillant partout sur la planète rouge, vous allez avoir besoin d'un sacré équipement afin d'exterminer ce fléau démoniaque. Mais puisqu'on parle de Doom, on ne devrait pas s'inquiéter.

Un arsenal d'enfer

Niveau arsenal, vous commencerez avec un minuscule pistolet d'énergie à munitions illimités, mais Doom oblige, vous trouverez en fouillant l'environnement de nouvelles armes, allant du classique fusil à pompe au lance-roquette, en passant par la tronçonneuse pour trancher dans le tas. Durant votre quête d'extermination, plusieurs modules d'armes pourront être dénichés, et changé à loisir en fonction de vos besoins. 

Votre armure n'est pas en reste puisque cette dernière peut également être améliorée via des points d'améliorations. Ces fameux points sont disponibles sur les armures Praetor des Marines tombés au combat, et devront être débusqué en sortant en dehors des sentiers battus. Bien que vous demandant d'aller à un point A à un point B, Doom vous laisse suffisamment le champs libre pour vous permettre d'explorer à loisir chaque recoin des différents stages, en extérieur ou dans les complexes.

Un contenu infernal

Une fois encore, on aurait pu penser que dans la rubrique concession, Doom allait abandonner plus ou moins de contenu pour sa version Switch, et on avait en partie raison. En effet, alors que le mode multijoueur et bien présent, par l'intermédiaire d'une mise à jour gratuite, l'éditeur de niveau paru chez la concurrence baptisé Snapmap n'est pas inclus dans notre version. Une vraie perte lorsque l'on connait l'activité de la communauté de joueurs sur ce mode de jeu. Une fois lassé du mode solo, vous pourrez vous retrancher vers le mode multijoueur, possédant quand à lui tous les DLC parus à ce jour, et dont la qualité du jeu en ligne semble après plusieurs parties plus que satisfaisante.

A noter également que le mode solo du jeu possède également ses propres défis pour chaque niveau, vous octroyant des points d'améliorations pour vos armes. Et ces points ne seront pas de trop pour tenter de venir à bout du jeu dans les niveaux de difficultés les plus extrêmes.

 

7.5
Il est toujours difficile depuis de trouver un bon argument aux portages de jeux tiers arrivant sur console Nintendo. Soit parce que le jeu sort avec des mois de retard, soit parce que titre et en deçà des autres versions en terme de contenu ou de qualité. Néanmoins, bien que ces problèmes se retrouvent dans Doom, on reste devant un jeu qui à certes des graphismes à faire convulser les fanatiques du sacrosaint 1080p/60fps, mais qui propose une expérience claire et précise : un véritable défouloir sanguinolent sur Switch. De ce côté-ci le pari est réussi, et même si la console vous permet de jouer sur TV, nous vous conseillerons tout de même de jouer essentiellement en mode portable, qui restera l'argument principal de vente de cette version.

  • Un défouloir à emporter partout
  • Un multijoueur de qualité avec tous ses DLC inclus
  • Très fluide, même à 30fps
  • Le flou ambiant
  • Des textures dépassées
  • Qui rendent les Glory Kills moins fun
  • On aurait apprécié avoir le mode Snapmap
Pas d'images pour ce test.

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