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Darkest Hunters

Test SWITCH

Darkest Hunters

Par ggvanrom - Le 14 mai 2019

Développé par ECC GAMES S.A. et sorti initialement sur Steam en 2017, Darkest Hunters nous plonge dans un monde médiéval-fantastique, dans un genre Puzzle-RPG que l’on a plutôt l’habitude de voir sur PC ou sur Smartphone. Ne reste plus qu’à voir ce que propose la formule sur Nintendo Switch

C’est l’histoire de…

Darkest Hunters n’est pas un jeu qui gagnera un awards du meilleur scénario. Se contentant du strict minimum dans une introduction en anglais non sous-titrée dont la narration se mélange à la musique et aux bruitages, on distingue dans tout ce brouhaha une histoire contant la venue de héros apparaissant pour endiguer l’avancée des forces du mal sur Terre. Usant d’épée, d’arc et de magie, ils devront se frayer un chemin parmi les hordes d’ennemis, jusqu’à la confrontation finale qui leur permettra de ramener la lumière sur la terre. Du classique déjà vu 100 fois, mais bon, après tout le cœur de ce type de jeu réside dans son gameplay.

Du RPG éparpillé façon puzzle

Darkest Hunters est un Puzzle-RPG qui arrive à proposer une formule plus ou moins équilibrée dans son gameplay. Vous incarnez un héros sélectionné parmi une liste variée, et avez pour mission de battre la campagne afin d’éliminer un maximum de créatures maléfiques. Une fois votre mission sélectionnée, vous passez en mode « puzzle » avec une map en vue du dessus, intégralement recouverte de gemmes. Votre but sera de faire des chaines de couleur afin de faire avancer votre personnage sur la carte, jusqu’à accomplir les objectifs fixés, et trouver la sortie.

Même si le jeu est uniquement en anglais, les règles sont extrêmement simples et à la portée de tous. Les gemmes se répartissent en 4 couleurs : Vert pour la santé, Rouge pour la force, bleu pour la magie et jaune pour l’or. Votre objectif sera de tracer des lignes entre chaque couleur similaire, afin d’atteindre les ennemis disposés sur la carte. De là, il vous sera possible de les attaquer de front, ou à distance à l’aide de votre arc. Et si votre ennemi vous attaque, vous faisant perdre des points de vie, il vous suffira de récolter des gemmes de santé pour vous en refaire une (de santé).

Les différentes missions vous présenteront des objectifs à accomplir, représentés sous forme d’étoiles. Et pour déverrouiller les missions suivantes, il vous faudra bien sûr un lot d’étoiles de plus en plus important. Le principal avantage du jeu est qu’il vous laisse libre de récolter ou non toutes les étoiles que vous souhaitez pour avancer dans votre quête, et ce n’est pas plus mal étant donné l’intérêt de certaines (enlevez 40 toiles d’araignée, marchez sur 50 gemmes bleues minimums etc.)

Et le RPG dans tout ça ?

Entre chaque partie, vous retournez automatiquement dans le hub du jeu, qui est un village médiéval. Vous avez le choix entre cliquer sur les différents bâtiments, ou utiliser directement les menus en bas de l’écran pour vous rendre chez l’armurier, l’enchanteur etc. Votre héros peut s’équiper de la tête aux pieds, et dispose également d’une arme courte et d’une arme à distance. Pour avoir du matériel toujours à l’affut, vous pourrez l’acheter directement à l’armurier contre de l’or glané durant vos parties. A noter que vos pièces d’équipement peuvent être améliorées en ramassant plusieurs fois la même pièce d’équipement dans des coffres, et contre quelques pièces d’or. L’enchanteur quant à lui vous permettra d’acheter des sorts à utiliser en combat qui seront plus ou moins utiles. Et pour finir, vous aurez également un accès à la taverne pour sélectionner votre personnage.

Petit point noir dans l’équation, si on aurait pu penser que le fait de choisir son personnage parmi les 13 proposés apporterait quelque chose de différent, on se rend rapidement compte qu'ils partagent tous le même équipement, les mêmes techniques, et le même niveau. On se demande donc à quoi bon avoir une multitude de héros étant donné que tout ce qu’on verra de lui c’est un visage dans un cercle lors de nos parties de puzzle. La seule différence notable est le petit speech de présentation à l’écran de sélection.

Un gameplay prise de tête

En matière de contenu, Darkest Hunters vous proposera plus de 300 objectifs à accomplir sur une soixantaine de stages, mais la lassitude viendra s’installer très rapidement. Comme indiqué plus tôt, chaque personnage partage les mêmes attributs, il n’y a donc qu’un seul réel type de gameplay. Quant aux stages en eux-même, si les plateaux de jeu changent régulièrement, on retrouve au final les mêmes types d’ennemi, et les mêmes mécaniques de gameplay pour vaincre les boss imposants : enchainer les gemmes, créer des réactions en chaine, recharger vie et mana, et recommencer. Autre point noir, l’absence de timer dans chaque mission. Si l’on peut penser que c’est super de ne pas avoir de game over après avoir passé trop de temps dans une mission, le fait que les gemmes se régénèrent à l’infinie nous permet de passer plusieurs heures à se remplir les bourses d’or dès le premier niveau. Un élément maladroit dont certains tireront parti pour se faciliter la vie.

L’autre point noir du titre réside dans sa maniabilité en elle-même. Pensée initialement pour un gameplay clavier/souris, les commandes tactiles ne sont pas idéales pour jouer sur la Switch. Vous devez appuyer sur le visage de votre personnage, et tracer un chemin entre les gemmes de la même couleur. En plus d'être frustré parce que la caméra se bloquera lorsque vous atteindrez le bord de l'écran, vous le serez tout autant lorsque vous essaierez d’appuyer sur votre personnage, et que vous ferez défiler la caméra au lieu de bouger le héros. ECC GAMES S.A. a bien intégré un gameplay aux joy-con et à la manette pro, mais là aussi les déplacements ne sont vraiment pas intuitifs. En bref, pour profiter « au mieux » de Darkest Hunters, mieux vaut le faire en mode tactile.

5.5
Pour un petit prix ((3,99€ actuellement) Darkest Hunters a suffisamment de contenu pour vous tenir en haleine une bonne dizaine d’heures. Si le genre Puzzle-RPG mériterait de se faire reconnaître un peu plus dans nos régions, force est de constater que le titre possède quelques défauts qui font que le confort de jeu se retrouve fatalement impacté. Cela passe fatalement par le gameplay tactile et bouton peu précis, ou encore la répétitivité due à l’absence de grosses mécaniques de jeu changeant d’un chapitre à l’autre.

  • Des règles simples à assimiler
  • Un style pixel-art correct
  • Extrêmement répétitif
  • La prise en main peu pratique
  • 13 personnages, 1 seul équipement
Pas d'images pour ce test.

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